Sommaire
La facture d’EHPAD est de 2 600 € par mois, la retraite de votre parent ne dépasse pas 1 200 €. Vous découvrez l’ASH (aide sociale à l’hébergement), aide départementale qui complète quand les revenus ne suffisent plus. Vous vous demandez aussi si elle expose la maison familiale, ou si elle peut concerner vos propres enfants. Cet article répond, chiffres 2026 à l’appui, en s’appuyant sur le fonctionnement EHPAD.
Qu’est-ce que l’ASH (aide sociale à l’hébergement) ?
L’ASH est une aide départementale versée aux résidents d’EHPAD ou d’USLD (Unité de Soins Longue Durée) habilités à l’aide sociale dont les ressources ne couvrent pas les frais d’hébergement. Le conseil départemental prend en charge la différence et se rembourse partiellement sur les ressources du résident, les obligés alimentaires et la succession (CASF (Code de l’Action Sociale et des Familles), articles L132-1 à L132-12).
Si vous accompagnez un parent vieillissant et que la facture d’EHPAD dépasse sa retraite, vous n’êtes pas seul. Cette inquiétude est normale et légitime. Ce dispositif a précisément été conçu pour ces situations.
Le mécanisme repose sur un principe simple : le conseil départemental complète ce que le résident ne peut pas payer, après avoir activé toutes ses ressources personnelles. Le département se rembourse ensuite en partie sur trois canaux : les revenus du résident pendant le séjour (90 % affectés à l’EHPAD), les obligés alimentaires (enfants, gendres, belles-filles) si leurs moyens le permettent, et la succession au décès.
Cette aide s’adresse aux personnes âgées d’au moins 65 ans (ou 60 ans si elles sont reconnues inaptes au travail), résidant en France de façon stable, accueillies dans un établissement habilité à l’aide sociale par le département.
Un principe central guide ce dispositif : la subsidiarité (jargon expliqué : on active d’abord les ressources personnelles, puis l’obligation alimentaire des enfants, puis seulement l’aide départementale). Ce principe explique pourquoi le département examine systématiquement la situation familiale avant de fixer le montant d’ASH.
Ce n’est pas SEULEMENT pour les revenus très bas : le seuil dépend du tarif EHPAD facturé. Une retraite à 1 600 €/mois peut déclencher cette aide si l’EHPAD coûte 2 800 € : 90 % de la pension (1 440 €) sont affectés à l’hébergement, le résident conserve 160 €, et le département complète les 1 360 € manquants. C’est une logique de complément, pas un plafond de pauvreté.
Qui peut bénéficier de l’ASH ? Conditions d’éligibilité 2026
Quatre conditions cumulatives doivent être réunies en 2026 pour bénéficier de l’ASH : avoir au moins 65 ans (ou 60 ans inapte), résider en France de façon stable, être accueilli dans un établissement habilité à l’aide sociale, et avoir des ressources inférieures aux frais d’hébergement facturés.
Âge requis
≥ 65 ans, ou 60 ans si la personne est reconnue inapte au travail.
Résidence stable
Résidence stable et régulière en France (titre de séjour en cours de validité pour les personnes de nationalité étrangère). Aucune durée minimale n’est exigée : les 3 mois de résidence servent uniquement à déterminer le département qui paie (domicile de secours, la loi).
Établissement habilité
EHPAD, USLD (Unité de Soins Longue Durée) ou résidence autonomie habilité à l’aide sociale par le département.
Ressources insuffisantes
Ressources personnelles inférieures aux frais d’hébergement facturés par l’établissement.
Comment savoir si l’EHPAD est habilité à l’aide sociale ?
Vérifier l’habilitation à l’aide sociale d’un établissement avant signature du contrat de séjour est la meilleure protection. La fiche établissement précise toujours la mention “Habilitation à l’aide sociale” en partie administrative, et la mention figure aussi dans le contrat de séjour proposé par l’EHPAD.
En cas de doute, demander directement à la direction de l’EHPAD ou au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la commune. Selon la base de données interadministrative des ESMS exploitée par la DREES (Panorama 2025, fiche 09), 457 500 places d’EHPAD, soit 75 % du total, étaient habilitées à l’aide sociale fin 2023. L’écart entre statuts reste considérable : la quasi-totalité des places dans les EHPAD publics, une large majorité dans le privé à but non lucratif et une petite minorité dans le privé commercial (respectivement 96,4 %, 80,5 % et 13,6 % selon les données EHPA (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées) 2019). Pour comprendre cette différence statutaire, consultez notre guide pour choisir un établissement conventionné aide sociale.
EHPAD non habilité : peut-on quand même demander cette aide ?
Une dérogation existe : l’la loi prévoit qu’un résident accueilli dans un EHPAD non habilité peut bénéficier de l’aide sociale à l’hébergement après 5 ans de séjour à titre payant dans l’établissement, lorsque ses ressources ne lui permettent plus d’assurer son entretien. La prise en charge est alors plafonnée au coût qu’aurait représenté un établissement public délivrant des prestations comparables. Cette dérogation protège les résidents qui se trouveraient dans l’impossibilité financière de poursuivre leur séjour après plusieurs années.
Avant ce seuil de 5 ans, l’EHPAD non habilité reste inéligible. Les familles concernées peuvent activer d’autres leviers : APL (Aide Personnalisée au Logement)/ALS (Allocation de Logement Sociale) auprès de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales), réduction d’impôt EHPAD (jusqu’à 2 500 €/an), ou mobilisation de l’obligation alimentaire des enfants.
Argent de poche garanti chaque mois au bénéficiaire de l’aide sociale.
125 €/mois
Certains conseils départementaux laissent volontairement plus (130-150 €), vérifier le règlement départemental.
Pourcentage des ressources mensuelles du résident prélevé par le département pour payer l’EHPAD.
90 %
Pensions, revenus du patrimoine, prestations imposables. APL/ALS déduites en amont.
Nombre de personnes âgées bénéficiaires de cette aide en France fin 2023.
116 000
65 % de femmes. Dépense nette annuelle : 1,204 milliard €.
Délai constaté en pratique entre le dépôt au CCAS et la notification du conseil départemental ; aucun délai légal de décision n’est fixé par le CASF (Code de l’Action Sociale et des Familles).
4 mois
Total dépôt CCAS → premier paiement : 4 à 6 mois. Effet rétroactif à la date d’entrée si le dossier est déposé dans les 2 mois qui suivent, délai prolongeable une fois de 2 mois.
Combien représente l’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) ? Calcul et 3 cas-types chiffrés 2026
Le conseil départemental prélève 90 % des ressources mensuelles du résident pour les affecter à l’EHPAD. Le résident conserve un minimum de 125 €/mois comme argent de poche. Le département prend en charge le solde du tarif hébergement.
Les ressources prises en compte sont les pensions de retraite (régime général, complémentaires, privées), les revenus du patrimoine (loyers, intérêts) et la prestation compensatrice. Les aides au logement (APL (Aide Personnalisée au Logement)/ALS (Allocation de Logement Sociale)) sont déduites en amont du calcul. Voici trois cas-types chiffrés pour visualiser le mécanisme.
Calcul ASH selon 3 profils de résidentsEHPAD habilité aide sociale, France métropolitaine, 2026
| Profil | Pension mensuelle | Tarif EHPAD | 90 % ressources affectées | Reste résident | ASH versée par le département (Aide Sociale à l’Hébergement) |
|---|---|---|---|---|---|
| Profil A, modeste | 800 € (petite retraite) | 2 300 €/mois (EHPAD public province) | 675 € (plafonnés) | 125 € (minimum R231-6) | 1 625 €/mois |
| Profil B, médian | 1 200 € (retraite générale) | 2 600 €/mois (EHPAD public moyen) | 1 075 € (plafonnés) | 125 € | 1 525 €/mois |
| Profil C, confortable | 1 800 € (retraite + petite épargne) | 3 100 €/mois (EHPAD privé habilité) | 1 620 € | 180 € (10 % des revenus) | 1 480 €/mois |
Pour estimer plus précisément la part qui restera à votre charge, consultez prix EHPAD 2026 selon la région et le statut de l’établissement. Ces trois cas-types couvrent la plupart des situations rencontrées par les aidants en 2026.
D’où vient le minimum de 125 € par mois ?
L’la loi affecte les ressources du résident au remboursement de ses frais d’hébergement « dans la limite de 90 % » et renvoie à un décret le calcul de la somme minimale laissée à sa disposition. Ce décret est l’la loi : ce minimum est fixé à 1 % du montant annuel des prestations minimales de vieillesse (12 523,08 € en 2026, soit 125,23 €/mois, arrondi à 125 €). Une règle plus favorable s’y ajoute : le résident conserve toujours au moins 10 % de ses ressources.
Cette somme sert aux dépenses personnelles du résident : produits d’hygiène, vêtements, sorties, abonnements télévision, téléphone, coiffeur. Certains conseils départementaux laissent volontairement un montant supérieur (130-150 €). Pour le savoir, consulter le règlement départemental d’aide sociale publié sur le site du conseil départemental concerné.
Quelles ressources sont prises en compte ?
Sont incluses dans le calcul de l’aide : les pensions de retraite (régime général, complémentaires, privées), les revenus du patrimoine (loyers, intérêts), la prestation compensatrice et les capitaux placés générateurs de revenus.
Sont exclues : l’aide-ménagère, la retraite du combattant, les allocations familiales et les prestations à caractère indemnitaire.
Cas particulier du conjoint : si le conjoint reste au domicile, ses revenus sont partiellement neutralisés pour préserver son minimum de subsistance. Cette protection est détaillée plus loin dans l’article (chapitre dédié au conjoint à domicile).
Quels établissements acceptent l’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) ? (EHPAD, USLD (Unité de Soins Longue Durée), résidence autonomie habilités)
Trois types d’établissements peuvent accueillir un bénéficiaire de l’ASH : les EHPAD habilités à l’aide sociale (tout ou partie des places), les USLD (unités de soins de longue durée, habilitées par défaut) et les résidences autonomie (anciens logements-foyers, souvent habilitées).
L’EHPAD habilité à l’aide sociale est le cas le plus fréquent. L’habilitation peut concerner toutes les places de l’établissement ou seulement une partie : il est donc indispensable de vérifier que la chambre attribuée est bien dans le quota habilité. Les USLD (unités de soins de longue durée), qui accueillent des personnes très dépendantes nécessitant une surveillance médicale lourde, sont habilitées par défaut. Les résidences autonomie (anciennement appelées logements-foyers) sont la plupart du temps habilitées.
Cette aide départementale peut également financer un accueil familial chez un accueillant agréé par le département. Pour les modalités spécifiques, le portail CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie) détaille la procédure départementale.
L’impact tarifaire du conventionnement est souvent sous-estimé. Selon les prix moyens CNSA 2024 (Repères statistiques n° 27), un EHPAD habilité aide sociale facture environ 2 164 €/mois contre 3 128 €/mois pour un EHPAD non habilité, un écart d’environ 1 000 €/mois. Le conventionnement vous protège donc directement, en plus d’ouvrir le droit à l’aide départementale.
Mise en garde importante : si l’EHPAD pratique un tarif plus élevé que le tarif conventionné par le département, le département ne prend en charge que jusqu’au tarif conventionné. La différence reste à la charge du résident ou de la famille. Lire attentivement le contrat de séjour avant signature.
ASH, APA, APL (Aide Personnalisée au Logement) : que peut-on cumuler ?
L’ASH est cumulable avec l’APA, l’APL/ALS (Allocation de Logement Sociale) et l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées). Ces trois aides sont déduites en amont du calcul ASH (elles réduisent donc la part versée par le département). En revanche, l’aide-ménagère sociale à domicile n’est pas cumulable avec l’ASH ; la réduction d’impôt EHPAD de 25 % reste ouverte, mais sur les seules dépenses effectivement supportées après déduction de l’aide.
Cette aide départementale s’articule avec d’autres dispositifs nationaux ou départementaux. Trois sont prioritairement déduits en amont du calcul : l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), l’APL/ALS (Aide au Logement) et l’ASPA (minimum vieillesse).
Cumul, non-cumul ou déduction : ASH face aux autres aides 20265 dispositifs nationaux ou départementaux articulés avec l’ASH
| Aide | Articulation avec l’ASH | Effet sur le calcul ASH | À demander où |
|---|---|---|---|
| APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) en établissement Allocation Personnalisée Autonomie |
Cumulable | Réduit le tarif dépendance facturé, donc réduit l’aide versée | Conseil départemental (souvent demande conjointe) |
| APL (Aide Personnalisée au Logement) / ALS (Allocation de Logement Sociale) Aide au logement |
Cumulable | Versée directement à l’EHPAD ou au résident, déduite des ressources avant calcul | CAF (Caisse d’Allocations Familiales) / MSA (Mutualité Sociale Agricole) |
| ASPA Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées |
Cumulable | Comptée comme ressource, donc affectée à 90 % à l’EHPAD | Carsat / MSA |
| Aide-ménagère sociale (à domicile) |
Non cumulable | Réservée au domicile, pas en EHPAD | Conseil départemental |
| Réduction d’impôt EHPAD (25 % des frais) |
Cumulable | Calculée sur les seules dépenses restant effectivement à la charge du résident, après déduction de l’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) | Service des impôts |
Cette aide est distincte des autres dispositifs sociaux départementaux. Pour une vue d’ensemble des aides mobilisables selon votre situation (domicile vs établissement), consultez aides sociales personne âgée. Pour comprendre comment l’APA et le GIR (Groupe Iso-Ressources) conditionnent l’aide à la dépendance, lisez notre guide sur allocation APA EHPAD.
Vous voulez voir l’ensemble des leviers financiers à disposition ? Consultez 5 aides financières EHPAD : APA, ASH, APL/ALS, réduction d’impôt, aides caisses retraite et dispositifs spécifiques selon le profil.
Comment demander l’ASH pour un parent en EHPAD ? (démarche pas-à-pas)
La demande d’ASH se dépose au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la commune de résidence du demandeur ou de la dernière résidence avant l’entrée en EHPAD. Six étapes structurent la procédure, du retrait du formulaire à la mise en paiement, pour un délai total de 4 à 6 mois.
Vous portez souvent seul cette démarche administrative et vous vous demandez par où commencer. Voici la procédure officielle en 6 étapes, conforme au CASF (Code de l’Action Sociale et des Familles) et aux pratiques départementales 2026.
-
Retirer le dossier au CCAS
Imprimé départemental de demande d’aide sociale (il n’existe pas de formulaire Cerfa national pour l’ASH), à demander au Centre Communal d’Action Sociale de la commune de résidence du demandeur (ou de la dernière résidence avant l’entrée en EHPAD).
1 jour -
Réunir les pièces justificatives
Pièce d’identité + livret de famille + 3 derniers avis d’imposition (résident + obligés alimentaires) + attestation de pension + relevés bancaires 3 mois + facture EHPAD prévisionnelle + tableau famille avec adresses.
5 à 10 jours -
Déposer le dossier au CCAS
Le CCAS instruit administrativement (vérification des pièces) puis transmet au conseil départemental. Demander un accusé de transmission daté.
Instruction CCAS : 1 mois maximum -
Instruction par le conseil départemental
Le département contacte les obligés alimentaires (enfants, gendres, belles-filles), demande leurs justificatifs de revenus, calcule la participation, et propose un montant d’ASH.
2 à 4 mois maximum -
Notification de la décision motivée
Décision écrite envoyée par courrier recommandé du président du conseil départemental : accord avec montant chiffré, accord partiel (aide + obligation alimentaire), ou rejet motivé. Recours possible dans les 2 mois.
Notification J + 4 mois environ -
Mise en paiement de l’aide
Le montant est versé directement à l’EHPAD, avec effet rétroactif à la date d’entrée du résident dans l’établissement (si le dossier a été déposé dans les 2 mois suivant l’entrée).
Total dépôt → paiement : 4 à 6 mois
Quel délai entre dépôt et premier paiement ?
La timeline complète va de 4 à 6 mois maximum entre le dépôt du dossier au CCAS et la notification de la décision. L’effet rétroactif s’applique à la date d’entrée en EHPAD si le dossier est déposé dans les 2 mois suivant l’entrée. Au-delà, vous perdez la rétroactivité, un manque à gagner de plusieurs centaines d’euros.
Conseil pratique : déposer le dossier dès l’entrée (voire en amont si l’admission est planifiée) pour éviter la rupture de trésorerie pendant l’instruction. La famille avance souvent les premiers mois de tarif EHPAD avant que le département ne prenne le relais.
Mise en garde : le cautionnement solidaire de l’EHPAD
La récupération sur succession : la maison familiale est-elle vraiment menacée ?
Oui, l’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) est récupérable sur la succession du bénéficiaire dès le 1ᵉʳ euro d’actif net successoral. C’est-à-dire que dès que le défunt laisse un patrimoine (maison, livret, assurance-vie sous certaines conditions), le conseil départemental peut se faire rembourser tout ou partie de l’ASH versée.
C’est la peur N°1 des aidants. Vous voyez la maison familiale, transmise par vos grands-parents, et vous craignez qu’elle parte au département. Cette inquiétude est légitime, la règle existe vraiment. Mais elle est encadrée, plafonnée à l’actif net successoral, et elle ne s’applique qu’après le décès du résident, jamais de son vivant.
Comment fonctionne la récupération sur succession ?
Le département notifie aux héritiers le montant total versé pendant le séjour du défunt. Les héritiers remboursent dans la limite de l’actif net successoral (= biens du défunt − dettes − frais d’obsèques). La maison familiale fait partie de cet actif net : elle peut donc être appelée pour remboursement.
En pratique, si l’actif net est insuffisant, le département se contente de ce qui existe. Les héritiers ne paient jamais plus que l’héritage disponible, ils ne s’endettent pas personnellement pour rembourser cette aide. Le risque réel pour la famille est donc proportionné au patrimoine laissé par le défunt.
La récupération sur les donations (action en récupération sur donataire)
Le département peut remonter jusqu’à 10 ans avant la première demande d’aide pour récupérer sur les donations consenties par le bénéficiaire. Une donation faite il y a 8 ans à un enfant, un petit-enfant ou un tiers est donc concernée. Au-delà de 10 ans, la donation est sécurisée, l’anticipation patrimoniale doit donc s’inscrire dans une stratégie longue.
Cette règle vise à éviter les contournements : on ne peut pas vider le patrimoine par donation juste avant de solliciter le département pour échapper à la récupération.
Récupération sur l’assurance-vie : règles spécifiques
Le département peut se retourner contre le bénéficiaire du contrat d’assurance-vie, à concurrence de la fraction des primes versées après 70 ans et dans la limite des sommes versées au titre de l’aide. L’abattement fiscal de 30 500 € ne s’applique pas à cette récupération. Les versements avant 70 ans restent généralement protégés, sauf primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur (article L132-13 du Code des assurances). Cette protection partielle de l’assurance-vie est l’un des leviers d’anticipation patrimoniale les plus efficaces.
Récupération sur succession : 4 seuils différents selon l’aideConfusion fréquente, seule l’ASH se récupère dès le 1ᵉʳ euro
| Aide | Seuil de déclenchement | Sur quels biens | Délai de prescription |
|---|---|---|---|
| ASH Aide Sociale à l’Hébergement |
Dès le 1ᵉʳ euro d’actif net | Tous biens + donations 10 ans + assurance-vie après 70 ans | 5 ans après le décès |
| Aide-ménagère à domicile (et portage repas) |
Dès 46 000 € + abattement 760 € | Biens du défunt | 5 ans |
| ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) Minimum vieillesse |
108 586,14 € métropole 2026 | Biens du défunt (au-delà du seuil) | 5 ans |
| APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) Allocation Personnalisée Autonomie |
Pas de récupération depuis 2002 | Aucune récupération sur succession | Sans objet |
L’obligation alimentaire : qui doit payer si l’ASH est demandée ?
Quand un parent demande l’ASH, le conseil départemental consulte ses obligés alimentaires (enfants, gendres, belles-filles) pour qu’ils contribuent au paiement de l’EHPAD avant que le département ne complète. Cette obligation découle de l’article 205 du Code civil. Depuis la loi Bien Vieillir (avril 2024), les petits-enfants sont exonérés.
C’est la peur N°2 des aidants : être appelé personnellement, devoir ouvrir son livret de paie au département, voir des conflits de fratrie ressurgir. Cette inquiétude mérite une réponse claire et chiffrée.
Qui sont les obligés alimentaires en 2026 ?
Les personnes concernées par l’obligation alimentaire pour l’aide sociale à l’hébergement sont les enfants, les gendres et belles-filles (par alliance via le mariage), et les enfants adoptés.
Sont exonérés depuis la loi Bien Vieillir (article 23, loi du 8 avril 2024 modifiant ) : les petits-enfants et arrière-petits-enfants, qui étaient anciennement sollicités jusqu’en 2024. Ne sont en revanche pas obligés alimentaires, et ne l’ont jamais été au sens des articles 205 et 206 du Code civil : l’ex-conjoint, les frères et sœurs, les neveux et nièces.
Un cas de dispense pour faute grave existe (article 207 du Code civil) : si le parent a manqué gravement à ses devoirs envers l’enfant (abandon, violences, désintérêt prolongé), le juge aux affaires familiales peut dispenser de l’obligation alimentaire. La dispense reste rare et nécessite des preuves documentées.
Deux autres dispenses sont, elles, automatiques et de plein droit, sans passage devant le juge : les enfants qui ont été retirés de leur milieu familial par décision judiciaire pendant au moins 36 mois cumulés avant leurs 18 ans, et les enfants dont l’un des parents a été condamné comme auteur, coauteur ou complice d’un crime ou d’une agression sexuelle commis sur l’autre parent.
Comment se calcule la contribution de chaque obligé alimentaire ?
Il n’existe pas de barème national obligatoire. Les conseils départementaux appliquent un barème indicatif qui varie d’un département à l’autre. Une grille fréquente : 20 à 25 % du reste à vivre de chaque obligé alimentaire (revenus − charges incompressibles − minimum vital).
En cas de désaccord, le conseil départemental saisit le juge aux affaires familiales (JAF) qui tranche. Voici un cas-type chiffré pour visualiser le mécanisme.
Cas-type : 3 enfants sollicités pour la mère, ASH demandée 800 €/moisSimulation pédagogique sur la base de 22 % du reste à vivre ; il n’existe ni barème national ni barème publié commun à ces départements
| Enfant | Revenus mensuels nets | Charges incompressibles | Reste à vivre | Contribution mensuelle indicative (~22 %) |
|---|---|---|---|---|
| Aîné Paul (52 ans) | 3 200 € | 1 800 € (loyer + crédit) | 1 400 € | 310 €/mois |
| Cadette Marie (49 ans) | 2 500 € | 1 500 € (loyer + charges) | 1 000 € | 220 €/mois |
| Benjamin Karim (45 ans) | 1 800 € | 1 200 € | 600 € | 130 €/mois |
| Total contribution fratrie | 7 500 € | 4 500 € | 3 000 € | 660 €/mois |
Pour comprendre en détail les règles applicables au-delà du contexte EHPAD, consultez notre guide sur obligation alimentaire EHPAD.
Et si je suis fâché avec mon parent depuis longtemps ?
Le rapport HCFEA 2020 sur l’obligation alimentaire signale que des divergences importantes existent entre départements : certains acceptent assez largement les dispenses pour faute grave (rupture familiale prolongée et documentée, abandon, violences), d’autres les refusent presque systématiquement.
La dispense doit être demandée par écrit au conseil départemental au moment de l’instruction du dossier, ou plaidée devant le juge aux affaires familiales si le département saisit la justice. Apporter des preuves documentées (témoignages, absence de relations sur plusieurs années, signalements anciens) reste indispensable. La démarche est lourde émotionnellement, vous pouvez vous faire accompagner par une association d’aide aux familles ou un avocat.
Le conjoint reste à domicile : que devient-il financièrement ?
Si le conjoint du résident ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) reste à son domicile, un minimum de revenus lui est garanti pour préserver sa subsistance. Le montant 2026 est de 1 043,59 €/mois (référence service-public.gouv.fr, fiche F2444). Si les revenus du couple ne permettent pas de garantir ce minimum, le calcul d’ASH est ajusté pour préserver le conjoint.
Cette protection vise à éviter qu’un couple bascule dans la précarité quand l’un des deux entre en EHPAD. Elle est centrale dans le mécanisme ASH : le département ne peut pas dépouiller le conjoint resté à domicile pour financer l’EHPAD de l’autre.
Protection du logement familial pendant le séjour
Tant que le conjoint vit dans le logement (résidence principale du couple), le département ne peut pas en exiger la vente. La résidence principale occupée par le conjoint survivant bénéficie d’une protection renforcée. Cette règle vaut aussi pour le partenaire pacsé, sous réserve de l’occupation effective du logement.
Cette protection ne lève pas la récupération sur succession au décès du conjoint survivant, mais elle la diffère : aucune vente forcée tant que le conjoint y vit.
Réforme indivision 7 avril 2026 : impact indirect sur la récupération ASH
La loi du 7 avril 2026 vise à simplifier la sortie de l’indivision et la gestion des successions vacantes. Elle ne réforme pas l’la loi qui régit la récupération ASH proprement dite : le département conserve sa créance sur la succession dès le 1ᵉʳ euro d’actif net. En modifiant les règles de partage judiciaire et de vente d’un bien indivis, elle facilite au contraire la sortie d’indivision : le juge peut autoriser un indivisaire à vendre seul le bien en cas d’urgence et d’intérêt commun (article 5), et les indivisaires réunissant les deux tiers des droits peuvent passer outre l’opposition minoritaire (article 6).
Concrètement, ce texte ne crée aucune protection nouvelle au bénéfice du conjoint survivant et ne diffère aucune récupération d’aide sociale. Le conjoint resté dans le logement reste protégé par le Code civil : droit viager au logement (article 764) et attribution préférentielle du bien (article 831-2). Publiée au Journal officiel du 8 avril 2026, elle est entrée en vigueur le lendemain ; le texte ne prévoit pas de disposition transitoire propre aux successions déjà ouvertes.
Que faire en cas de refus de l’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement) ? Recours 2026
En cas de refus d’ASH par le conseil départemental, deux recours sont ouverts depuis la réforme du contentieux 2019 : un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) auprès du président du conseil départemental, puis, en cas de nouveau refus, un recours contentieux devant le tribunal administratif. La commission centrale d’aide sociale a été supprimée.
Recevoir un refus alors qu’on estime y avoir droit est un coup dur. La bonne nouvelle : la procédure de recours est cadrée, les délais sont précis, et les motifs gagnants sont identifiables. Voici la marche à suivre.
Étape 1 : le recours administratif préalable obligatoire (2 mois)
Le RAPO est à adresser par lettre recommandée avec accusé de réception au président du conseil départemental. Le délai est de 2 mois à compter de la notification de la décision de refus. Au-delà, la décision devient définitive.
Le contenu du RAPO doit reprendre les motifs du refus + apporter les éléments nouveaux (justificatifs manquants, contexte ignoré, erreur de calcul) ou contester l’analyse juridique du département. Le délai de réponse est de 2 mois, le silence vaut rejet implicite.
Étape 2 : le recours contentieux devant le tribunal administratif (2 mois)
Le recours contentieux est à déposer dans les 2 mois suivant la réponse du président du conseil départemental (ou son silence valant rejet). Le tribunal administratif compétent est celui du département du résident.
Possibilité de se faire assister par un avocat (non obligatoire) ou par une association d’aide juridique spécialisée dans le droit des personnes âgées (CIDFF, France Victimes, ADIL pour le volet logement). La procédure est gratuite, sauf frais d’avocat éventuels.
Motifs valides de recours
Les motifs les plus fréquents qui aboutissent à la révision favorable de la décision sont :
- Erreur de calcul des ressources prises en compte (revenus surévalués, capital placé non générateur de revenus comptabilisé).
- Non-prise en compte d’une situation médicale aggravante depuis la décision.
- Non-application de la dispense pour faute grave (obligation alimentaire) malgré preuves apportées.
- Erreur dans le calcul de la contribution des obligés alimentaires (charges réelles non prises en compte).
- Non-application d’un texte récent (Loi Bien Vieillir art. 23, exclusion des petits-enfants de l’obligation alimentaire).
- Non-respect du délai de réponse de 2 mois au recours administratif préalable.
Mention pratique
Aucun délai de jugement n’est fixé par les textes : comptez en pratique plusieurs mois, souvent plus d’un an, entre le dépôt de la requête et l’audience, l’échange des mémoires occupant à lui seul une large part de ce délai. La procédure est gratuite. Demander si possible une audience publique : elle permet de plaider oralement les éléments du dossier et de répondre aux questions du juge en direct.
Loi Bien Vieillir 2024 et réforme indivision 2026 : les nouveautés ASH
Une réforme a réellement fait évoluer l’ASH récemment : la loi Bien Vieillir du 8 avril 2024 (article 23, exonération définitive des petits-enfants de l’obligation alimentaire). La loi du 7 avril 2026 sur l’indivision, souvent citée à ce propos, ne modifie ni la récupération de l’ASH ni la situation du conjoint survivant.
Loi Bien Vieillir du 8 avril 2024 (article 23)
Cette réforme répond à une revendication ancienne des familles : les petits-enfants n’ont pas à porter le poids financier d’un grand-parent qu’ils n’ont parfois jamais accompagné. Désormais, seuls les enfants directs sont sollicités (avec leurs conjoints par alliance).
Loi du 7 avril 2026 : sortie d’indivision et impact indirect sur l’ASH
Publiée au Journal officiel du 8 avril 2026, cette réforme est entrée en vigueur le lendemain, sans disposition transitoire propre aux successions déjà ouvertes. Elle ne modifie ni la créance du département ni le régime de récupération de l’ASH : sa portée sur les dossiers d’aide sociale est, à ce jour, nulle.
Que retenir pour les aidants
Si vous accompagnez un parent en cours de demande ou bénéficiaire de l’aide sociale à l’hébergement, vérifiez que le conseil départemental applique bien ces deux réformes. En cas de doute, demandez explicitement l’application de l’article 23 de la loi Bien Vieillir (exclusion des petits-enfants) dans votre courrier (RAPO ou demande initiale).
Ces deux textes sont récents : certains services départementaux les appliquent encore inégalement. Citer les références précises dans vos courriers accélère la prise en compte.
FAQ – ASH
Qui a droit à l’ASH en EHPAD ?
Toute personne âgée de 65 ans et plus (ou 60 ans inapte au travail), résidant en France de manière stable, hébergée dans un EHPAD ou USLD (Unité de Soins Longue Durée) habilité à l’aide sociale, et dont les ressources sont insuffisantes pour couvrir le tarif hébergement. La demande se fait au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la commune de résidence du parent ou de la dernière résidence avant l’entrée en établissement.
Quels documents fournir pour demander cette aide ?
Pièce d’identité + livret de famille + 3 derniers avis d’imposition (résident + obligés alimentaires : enfants, gendres, belles-filles) + attestation de pension + relevés bancaires des 3 derniers mois + facture EHPAD prévisionnelle + tableau famille avec adresses complètes des obligés alimentaires. Il n’existe pas de formulaire Cerfa national : l’imprimé de demande d’aide sociale, propre à chaque département, est disponible au CCAS ou en mairie.
Quel est le montant de l’ASH en 2026 ?
Cette aide n’est pas un montant fixe : elle couvre la différence entre le tarif hébergement facturé et 90 % des ressources du résident, après déduction du minimum laissé (125 €/mois, la loi). Pour un résident à 1 200 € de pension dans un EHPAD à 2 600 €, le complément versé s’élève à environ 1 525 €/mois. Le calcul varie selon la pension, le tarif hébergement et la situation familiale.
Combien reste-t-il au résident bénéficiaire ?
Au minimum 125 €/mois. Cet « argent de poche » sert aux dépenses personnelles : produits d’hygiène, vêtements, sorties, abonnements télévision ou téléphone, coiffeur. Certains conseils départementaux laissent volontairement plus (130-150 €). À vérifier dans le règlement départemental d’aide sociale.
L’aide est-elle récupérable sur la succession ?
Oui, dès le 1ᵉʳ euro d’actif net successoral. La maison familiale fait partie de cet actif. Les héritiers ne paient jamais plus que l’actif net : si l’héritage est nul ou insuffisant, le département se contente de ce qui existe. Les donations effectuées plus de 10 ans avant la demande sont protégées.
Le département peut-il prendre la maison familiale après le décès ?
Le département ne peut pas saisir la maison du vivant du résident (sauf cas particulier du retour à meilleure fortune). Au décès, il notifie aux héritiers le montant total versé et la récupération s’effectue dans la limite de l’actif net successoral. Si le conjoint survivant vit dans la maison, il est protégé par le droit viager au logement (article 764 du Code civil) et peut demander l’attribution préférentielle du bien (article 831-2), ce qui n’éteint pas la créance du département.
L’EHPAD que nous avons choisi n’est pas habilité aide sociale, peut-on quand même demander cette aide ?
Non en principe. Toutefois, l’la loi prévoit une dérogation : après 5 ans de séjour à titre payant dans un EHPAD non habilité, un résident dont les ressources deviennent insuffisantes peut déposer un dossier. Avant 5 ans, l’EHPAD non habilité est inéligible. Activer en attendant les autres aides : APL (Aide Personnalisée au Logement)/ALS (Allocation de Logement Sociale), réduction d’impôt 25 %, obligation alimentaire des enfants.
Quel est le délai de réponse pour une demande ?
Délai d’instruction CCAS : 1 mois maximum. Délai de décision du conseil départemental : 2 à 4 mois en pratique, aucun délai légal n’étant fixé. Total : 4 à 6 mois entre dépôt et notification. Effet rétroactif à la date d’entrée en EHPAD si le dossier est déposé dans les 2 mois suivant l’entrée. Au-delà, vous perdez la rétroactivité, déposer le dossier dès l’entrée.
Cette aide est-elle remboursable ?
Cette aide n’est pas un prêt versé au résident : c’est un complément qui paye directement l’EHPAD via le département. Le mot « remboursement » ne concerne que la récupération sur succession (par les héritiers, après décès, dans la limite de l’actif net) ou le retour à meilleure fortune du bénéficiaire si sa situation financière s’améliore notablement pendant le séjour.
Les enfants doivent-ils payer l’EHPAD de leurs parents ?
Pas automatiquement, mais le département peut solliciter les obligés alimentaires (enfants, gendres, belles-filles) au moment de l’instruction du dossier. La contribution se calcule selon les revenus de chaque enfant (en moyenne 20-25 % du reste à vivre, après charges incompressibles). Les petits-enfants sont désormais exonérés depuis la loi Bien Vieillir (article 23, avril 2024).
On nous demande de signer un cautionnement solidaire à l’entrée en EHPAD, que faire ?
Le cautionnement solidaire n’est pas une obligation légale. S’il est demandé, lire attentivement le contrat (durée, plafond, dénonciation). Si l’aide sociale est ouvrable, signaler à l’EHPAD que la demande va être déposée, le cautionnement ne doit pas se substituer à l’aide départementale. En cas de doute, consulter une association d’aide juridique (ADIL, CIDFF) avant de signer. Refuser de signer reste possible mais peut compliquer l’admission.
Si je suis fâché avec mon parent depuis 20 ans, dois-je quand même payer ?
Une dispense pour faute grave existe (article 207 du Code civil) si le parent a manqué à ses devoirs (abandon, violences, désintérêt prolongé). Demande à formuler par écrit au conseil départemental ou à plaider devant le juge aux affaires familiales. Apporter des preuves documentées (témoignages, absence de relations attestée, signalements anciens). La dispense reste rare et nécessite un dossier solide. Vous pouvez vous faire accompagner par une association d’aide aux familles ou un avocat.
SOURCES15 références
- Légifrance, Article L132-3 CASF : participation 90 % des ressources et minimum 125 €/mois laissé au résident bénéficiaire ASH — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006796580/
- Légifrance, Article L132-6 CASF : obligation alimentaire et dispenses, EHPAD non habilité après 5 ans de séjour — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006796586/
- Légifrance, Article L132-8 CASF : récupération sur succession, donataire, assurance-vie — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031728913
- Légifrance, Article 205 du Code civil : obligation alimentaire ascendants/descendants — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006422659
- Légifrance, Article 207 du Code civil : dispense pour faute grave de l'obligation alimentaire — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006422663/
- Légifrance, Loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 dite Bien Vieillir, article 9 (modifie L132-6 CASF, exonération petits-enfants ASH) — https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049391232
- Légifrance, Loi n° 2026-248 du 7 avril 2026 : protection conjoint survivant en cas de bien indivis — https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053773159
- Service-Public.fr, Aide sociale à l'hébergement (ASH) d'une personne âgée : conditions, procédure CCAS, récupération — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2444
- Pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA), L'ASH en établissement : panorama officiel — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-dans-un-ehpad/aides-financieres-en-ehpad/l-aide-sociale-a-l-hebergement-ash-en-etablissement
- Pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA), Demander l'ASH : démarches pas-à-pas et délai 4 mois — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-dans-un-ehpad/aides-financieres-en-ehpad/demander-l-ash-aide-sociale-a-l-hebergement-pour-les-personnes-agees
- Pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA), La récupération de l'aide sociale à l'hébergement après décès — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-dans-un-ehpad/aides-financieres-en-ehpad/la-recuperation-de-l-aide-sociale-a-l-hebergement
- Solidarites.gouv.fr, Aide sociale à l'hébergement (ASH) : présentation institutionnelle — https://solidarites.gouv.fr/aide-sociale-lhebergement-ash
- DREES, L'aide et l'action sociales en France, fiche etablissements d'hebergement pour personnes agees (edition 2024) — https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2024-10/ASPH%20-%20Fiche%2009%20-%20Les%20%C3%A9tablissements%20d%E2%80%99h%C3%A9bergement%20pour%20personnes%20%C3%A2g%C3%A9es.pdf
- HCFEA, Conseil de l'âge, « L'ASH et la subsidiarité » (juillet 2020) : obligation alimentaire et récupération sur succession — https://hcfea.fr/IMG/pdf/rapport_ash_et_subsidiarite_final._juillet2020.pdf
- Justice.fr, aide sociale à l'hébergement (ASH) d'une personne âgée : recours en cas de refus — https://www.justice.fr/fiche/aide-sociale-hebergementash-personne-agee



