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Installer une plateforme élévatrice chez votre parent, c’est souvent 10 000 à 21 000 €. Face à ce chiffre, vous portez seul(e) la peur de payer trop cher ou de rater une aide. Bonne nouvelle : entre MaPrimeAdapt’, la TVA à 5,5 % et la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), le reste à payer tombe souvent autour de 4 000 €. Voici le détail par profil de revenus, l’ordre des démarches à respecter, et l’aide que les concurrents affichent encore à tort.
Quelles aides pour financer une plateforme élévatrice PMR ?
Trois aides principales se cumulent : MaPrimeAdapt’ (50 à 70 % des travaux), la TVA à 5,5 % et la PCH (Prestation de Compensation du Handicap). S’y ajoutent les caisses de retraite. La règle d’or : obtenir l’accord de l’ANAH avant de lancer les travaux, car les aides ne sont pas rétroactives.
Pour financer une plateforme élévatrice PMR, trois aides principales se cumulent. MaPrimeAdapt’ couvre 50 à 70 % des travaux (jusqu’à 15 400 €). S’y ajoutent la TVA réduite à 5,5 %, la PCH (jusqu’à 10 000 €) et les caisses de retraite. L’accord de l’ANAH doit précéder les travaux.
C’est un équipement qui fait peur au portefeuille : entre 10 000 et 21 000 € installé, souvent 12 000 € en moyenne. Une plateforme élévatrice n’est pas seulement une dépense : c’est aussi le moyen de garder votre parent chez lui, en sécurité, pendant des années. Et la facture affichée n’est pas celle que vous paierez vraiment.
Se sentir perdu devant tous ces sigles, MaPrimeAdapt’, PCH, ANAH, est parfaitement normal. Cet article les remet à plat, un par un, puis vous donne le tableau du reste à payer selon vos revenus. Pour situer l’équipement dans son ensemble, ses modèles et ses usages, notre guide de l’élévateur PMR fait le tour de la question. Ici, on parle argent.
70 %
Pour les revenus très modestes, jusqu’à 15 400 €.
22 000 € HT
La base sur laquelle se calcule l’aide.
5,5 %
Fournie et facturée par le poseur.
10 000 €
En complément, via la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
Vous voyez le principe : ces leviers ne s’opposent pas, ils s’empilent. La suite détaille chacun, puis les fait travailler ensemble sur un devis concret. Sachez déjà que la subvention la plus lourde reste MaPrimeAdapt’, et que tout part de l’accord de l’ANAH.
MaPrimeAdapt’ : quel montant pour une plateforme, et pour qui ?
MaPrimeAdapt’ est l’aide de l’État qui finance le gros du projet. Elle couvre 50 % des travaux pour les revenus modestes, 70 % pour les très modestes, dans la limite de 22 000 € HT, soit une aide maximale de 15 400 €. Elle s’adresse d’abord aux 70 ans et plus.
MaPrimeAdapt’, c’est l’aide de l’État versée par l’ANAH (l’Agence nationale de l’habitat) pour adapter le logement au vieillissement. C’est elle qui fait le gros du travail sur le budget d’une maprimeadapt plateforme élévatrice. Voyons combien elle verse, et à qui.
Combien MaPrimeAdapt’ verse-t-elle ?
Le montant dépend des revenus de votre parent. Pour les ménages modestes, l’aide couvre 50 % du coût des travaux. Pour les ménages très modestes, elle grimpe à 70 %. Le calcul se fait sur une assiette plafonnée à 22 000 € hors taxes, ce qui donne une aide maximale de 15 400 €.
Ce que verse MaPrimeAdapt’ selon les revenus de votre parentSur une assiette de travaux plafonnée à 22 000 € HT, aide seule, hors autres dispositifs
| Profil de revenus | Taux pris en charge | Aide maximale |
|---|---|---|
| Revenus très modestes | 70 % des travaux | jusqu’à 15 400 € |
| Revenus modestes | 50 % des travaux | jusqu’à 11 000 € |
| Au-dessus des plafonds | Non éligible | , |
Pour qui : les conditions d’accès
Votre parent doit remplir l’une de ces trois conditions. Il a 70 ans et plus, sans condition d’autonomie. Ou il a 60 à 69 ans avec une perte d’autonomie reconnue (classée GIR (Groupe Iso-Ressources) 1 à 6 sur la grille officielle). Ou il présente un taux d’incapacité d’au moins 50 %. Le guichet de l’ANAH, un temps fermé, a rouvert le 23 février 2026. Un point important : un accompagnateur, appelé AMO (l’assistant qui monte le dossier avec vous), est obligatoire dans le parcours.
Selon vos revenus : les plafonds à connaître
L’aide dépend de plafonds de ressources revus chaque année. En 2026, pour une personne seule en province, la barre des revenus « très modestes » se situe autour de 17 363 € par an. Celle des « modestes » monte à environ 22 259 €. Pour un couple, et en Île-de-France, ces plafonds sont plus élevés. Le barème complet, zone par zone, est déroulé dans notre dossier MaPrimeAdapt’ pas à pas, qui explique aussi comment constituer le dossier. Inutile de le refaire ici : retenez surtout que plus les revenus sont modestes, plus l’anah plateforme élévatrice couvre le devis.
Peut-on cumuler MaPrimeAdapt’ et la PCH ?
Oui, les deux se cumulent, tant qu’elles ne paient pas la même part de la dépense. MaPrimeAdapt’ prend le gros des travaux ; la PCH complète le reste à charge, jusqu’à 10 000 € sur 10 ans, via la MDPH. Attention : la PCH n’est pas cumulable avec l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie).
Oui, MaPrimeAdapt’ et la PCH sont cumulables sur une plateforme élévatrice, à condition qu’elles ne financent pas la même part de la dépense. MaPrimeAdapt’ couvre 50 à 70 % des travaux ; la PCH complète le reste, jusqu’à 10 000 € sur 10 ans, via la MDPH. Elle n’est en revanche pas cumulable avec l’APA.
La PCH, c’est la prestation de compensation du handicap, demandée à la MDPH (la maison départementale des personnes handicapées). Attention à une condition d’âge. La PCH suppose d’avoir moins de 60 ans à l’ouverture du droit, ou d’avoir rempli les conditions de handicap avant 60 ans. Passé cet âge sans handicap antérieur, c’est en général l’APA qui prend le relais. Sur le volet aménagement du logement, la PCH prend en charge 100 % de la dépense jusqu’à 1 500 €, puis 50 % au-delà. Le tout dans une limite de 10 000 € sur dix ans. Appliquée à une plateforme élévatrice, elle vient donc réduire ce que MaPrimeAdapt’ laisse à votre charge. C’est tout l’intérêt d’une pch aménagement logement élévateur : elle attaque le solde.
Le fonctionnement détaillé de la PCH et de la MDPH, nous l’expliquons dans notre guide dédié : comment fonctionne la PCH. Vous y trouverez les pièces à fournir et les délais d’instruction. Retenez ici l’essentiel : votre parent choisit entre PCH et APA, jamais les deux. Et c’est souvent la PCH qui rapporte le plus sur un aménagement lourd.
La TVA à 5,5 %, la réduction automatique du devis
La TVA passe de 20 % à 5,5 % sur l’équipement et sa pose. C’est une remise directe sur le devis, sans dossier à monter. Deux conditions : un matériel figurant sur la liste officielle et un installateur agréé. Elle s’applique aussi à la location.
Voici l’aide la plus simple à obtenir : vous n’avez rien à demander. La TVA réduite à 5,5 % remplace le taux normal de 20 % directement sur le devis. Sur le prix d’une plateforme élévatrice, l’écart de 14,5 points se voit tout de suite. C’est autant de gagné sans paperasse. On parle ici d’une tva 5,5 élévateur pmr appliquée par l’installateur lui-même.
Deux conditions encadrent cet avantage. D’abord, l’équipement doit figurer sur la liste officielle des matériels adaptés à l’autonomie (annexe IV du Code général des impôts). Les plateformes pour personnes à mobilité réduite y sont explicitement citées. Ensuite, l’équipement doit être fourni et facturé par l’entreprise qui réalise la pose : c’est elle qui applique directement le bon taux sur sa facture. La conformité à la norme produit NF EN 81-41, elle, garantit la sécurité de la plateforme. C’est un repère de qualité, distinct de la condition fiscale. Bonne nouvelle supplémentaire : l’avantage vaut aussi pour la location, dès lors que le matériel figure sur la liste officielle.
Un réflexe utile avant de signer : vérifiez que le devis affiche bien la TVA à 5,5 %, ligne par ligne. Un professionnel sérieux la mentionne noir sur blanc. Si un devis affiche 20 % de TVA sur une plateforme éligible, c’est un signal. Posez des questions, voire consultez un autre installateur.
Combien reste-t-il vraiment à payer selon vos revenus ?
Tout dépend de vos revenus. Pour un parent aux revenus très modestes, MaPrimeAdapt’ couvre 70 % du devis : sur 12 000 €, il reste souvent environ 4 000 €, moins si la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) s’applique. Pour des revenus modestes, l’aide passe à 50 %. Au-dessus des plafonds, il reste la TVA à 5,5 % et parfois la PCH.
C’est la question qui compte vraiment pour vous : une fois toutes les aides déduites, combien sort-il de votre poche ? Le devis de départ fait peur, mais il ne dit pas la vérité de votre budget. Le vrai chiffre, c’est le reste à charge, ce qu’il vous reste à payer après les aides.
Alors prenons un cas concret. Imaginons un devis de 12 000 € pour votre parent, tout compris. Avant de vous lancer, comparez toujours avec le prix d’une plateforme élévatrice pour situer votre devis dans la fourchette du marché.
Ce qu’il reste à payer selon vos revenus, sur un devis de 12 000 €Exemple illustratif ; le montant exact dépend de votre dossier et de l’accord ANAH
| Profil de revenus | MaPrimeAdapt’ | TVA 5,5 % | Complément possible | Reste à payer estimé |
|---|---|---|---|---|
| Très modeste (ex. parent seul, ~1 200 €/mois) | 70 %, jusqu’à ~8 000 € | Incluse au devis | PCH (Prestation de Compensation du Handicap) si handicap reconnu | ~4 000 € (moins avec la PCH) |
| Modeste (ex. couple, ~2 800 €/mois) | 50 %, jusqu’à ~5 700 € | Incluse au devis | PCH si handicap reconnu | ~5 000 à 6 500 € |
| Au-dessus des plafonds ANAH | Non éligible | Incluse au devis | PCH, soit jusqu’à 6 750 € sur ce devis (plafond 10 000 € sur 10 ans) | ~5 250 à 12 000 € selon PCH |
Trois situations se dessinent. Si votre parent vit seul avec une petite retraite, autour de 1 200 € par mois, il entre dans la catégorie très modeste. MaPrimeAdapt’ prend alors en charge 70 % du devis. Sur 12 000 €, l’aide atteint près de 8 000 €. Il reste donc environ 4 000 €. Si votre parent est éligible à la PCH, ce solde peut descendre sous 2 500 €. Pour une machine qui durera quinze à vingt ans, c’est un investissement qui se défend.
Prenons Mme Bernard, 82 ans, veuve, 1 250 € de retraite par mois. Profil très modeste : sur son devis de 12 000 €, MaPrimeAdapt’ verse environ 8 000 €. Il lui reste environ 4 000 € à financer. À 82 ans, sans handicap reconnu avant 60 ans, elle ne peut pas y ajouter la PCH ; seule une aide locale ou celle de sa complémentaire retraite peut encore réduire ce solde. C’est un budget qui se prépare, mais loin des 12 000 € de départ.
Si les revenus sont un peu plus élevés, un couple autour de 2 800 € par mois par exemple, l’aide passe à 50 %. C’est le cas de M. et Mme Rousseau, 74 et 71 ans, 2 900 € de revenus mensuels. Le reste à payer monte alors à 5 000 à 6 500 € environ, avant les compléments. Enfin, au-dessus des plafonds de l’ANAH, MaPrimeAdapt’ ne s’applique plus. Il vous reste tout de même la TVA à 5,5 % au lieu de 20 %, une économie directe sur le devis. Et si votre parent a un handicap reconnu, la PCH peut couvrir jusqu’à 10 000 €.
Ces montants sont illustratifs : le chiffre exact dépend de vos revenus et du dossier validé par l’ANAH. Mais l’idée est claire : plus les revenus sont modestes, plus la facture fond. C’est ce reste à charge plateforme élévatrice après aides qu’il faut regarder, jamais le prix affiché seul.
Crédit d’impôt de 25 % : pourquoi il n’existe plus en 2026
Le crédit d’impôt de 25 % pour l’adaptation du logement a été supprimé pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026. Il a été absorbé par MaPrimeAdapt’. S’il apparaît encore sur un site ou un devis, l’information est périmée.
Non. Le crédit d’impôt de 25 % pour l’adaptation du logement a disparu au 1er janvier 2026. C’est un point que beaucoup de sites, et parfois d’installateurs, n’ont pas mis à jour. Vous avez peut-être lu qu’une plateforme élévatrice ouvrait droit à 25 % de crédit d’impôt : c’est faux pour tout projet payé désormais.
Ce crédit d’impôt autonomie existait bien. Mais il a été absorbé par MaPrimeAdapt’, qui prend le relais et va souvent bien plus loin (jusqu’à 70 % contre 25 %). Concrètement, votre parent n’a rien perdu au change : dans la plupart des cas, la nouvelle aide est plus généreuse. La dernière déclaration possible portait sur les dépenses réglées jusqu’au 31 décembre 2025, à reporter au printemps 2026.
Pourquoi insister sur ce crédit d’impôt plateforme élévatrice éteint ? Parce qu’un budget bâti sur une aide qui n’existe plus, c’est une mauvaise surprise assurée. Ne comptez donc jamais ce dispositif dans votre calcul.
CARSAT, Agirc-Arrco, APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) et aides locales : les compléments
Au-delà des trois grandes aides, d’autres guichets complètent le financement : l’Agirc-Arrco (aide complémentaire à MaPrimeAdapt’, montant variable), parfois l’APA, et les aides locales du département ou de la commune. Un appel au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) peut valoir le détour.
MaPrimeAdapt’, TVA et PCH (Prestation de Compensation du Handicap) forment le socle. Mais d’autres coups de pouce existent, souvent oubliés, et ils peuvent réduire encore le reste à payer. Voici les principaux compléments à explorer pour une subvention élévateur pmr complète.
CARSAT / CNAV
La Carsat ne finance plus les travaux d’adaptation depuis décembre 2023 : ces aides ont été remplacées par MaPrimeAdapt’. Restent le financement de petites aides techniques et les conseils.
Agirc-Arrco
Une aide financière complémentaire à MaPrimeAdapt’, proposée depuis 2025. Son montant dépend des ressources et du reste à charge après les autres aides : il faut la demander à sa caisse.
APA
Peut financer l’équipement selon le plan d’aide. Mais elle n’est pas cumulable avec la PCH : il faut choisir.
Aides locales
Département, commune ou caisse complémentaire versent parfois une aide : un appel au CCAS peut valoir le détour.
Un mot sur l’apa plateforme élévatrice : cette allocation peut participer au financement de l’équipement. À condition qu’il figure au plan d’aide de votre parent. Mais souvenez-vous de la règle : APA et PCH ne se cumulent pas. Selon la situation, votre parent bénéficie de l’une ou de l’autre. En cas de doute, l’accompagnateur AMO ou le point conseil France Rénov’ vous aide à choisir la combinaison la plus favorable.
Dans quel ordre monter le dossier sans perdre l’aide ?
La règle de sécurité tient en une phrase : ne rien signer ni payer avant l’accord écrit de l’ANAH. Les aides ne sont pas rétroactives. L’ordre est simple : diagnostic, devis, dépôt du dossier, accord, puis seulement travaux et versement.
C’est ici que se joue votre plus grande peur : faire les choses dans le mauvais ordre et perdre l’aide. Le piège est réel et fréquent. Un acompte versé trop tôt, un devis signé avant le feu vert de l’ANAH, et l’aide saute. Voici la marche à suivre, dans le bon ordre.
Faites le diagnostic du logement
Un professionnel (ergothérapeute ou accompagnateur AMO) évalue les besoins et confirme que la plateforme est la bonne solution.
Demandez vos devis à des professionnels du bâtiment
Les travaux doivent être réalisés par un professionnel du bâtiment, qui fournit et facture lui-même l’équipement : c’est cette facturation qui ouvre la TVA à 5,5 %. Comparez au moins deux ou trois propositions.
Déposez le dossier auprès de l’ANAH
Avec l’aide de votre accompagnateur AMO, qui monte et transmet la demande de MaPrimeAdapt’.
Attendez l’accord écrit avant tout
Ne signez rien, ne versez aucun acompte et ne lancez aucun travaux tant que l’ANAH n’a pas donné son accord : l’aide n’est pas rétroactive.
Faites réaliser les travaux
L’installateur pose la plateforme et la met en service une fois l’accord obtenu.
Recevez le versement de l’aide
MaPrimeAdapt’ est versée après validation des travaux terminés.
4 à 6 mois au total avec les aides
Le détail complet du montage, pièces justificatives, revenu fiscal, rôle de l’accompagnateur, est déroulé dans notre dossier MaPrimeAdapt’ pas à pas. Retenez surtout l’étape 4 : c’est le garde-fou qui protège votre budget. L’accord anah avant travaux plateforme n’est pas une formalité, c’est la condition de toute l’aide.
Piloter le dossier pour un parent à distance
Beaucoup d’aidants vivent loin de leur parent. Vous n’êtes pas seul à gérer ce dossier à cent kilomètres de distance, entre deux appels. Quelques repères aident. Vous pouvez être présent au diagnostic par téléphone. Vous pouvez aussi désigner un tiers de confiance sur place (un frère, une sœur, un voisin). Il centralise avec vous les courriers de l’ANAH. L’accompagnateur AMO devient alors votre relais : il connaît le dossier et fait le lien avec l’installateur. Se sentir dépassé par cette organisation à distance est normal ; le partager avec un professionnel du parcours l’allège beaucoup.

Gaine, fosse, génie civil : ce qui entre dans les 22 000 €
Une plateforme demande souvent des travaux de maçonnerie et de fosse (1 000 à 6 000 €). Bonne nouvelle : ces postes entrent en général dans la part des travaux qui donne droit à l’aide, dans la limite des 22 000 € HT. Faites-les bien détailler sur le devis.
Voici une spécificité de la plateforme élévatrice, absente du monte-escalier : elle réclame parfois de vrais travaux du bâtiment. Une fosse de réception au sol, une maçonnerie d’appui, et, au-delà de trois mètres, une gaine (le caisson fermé qui protège la plateforme). Ce que les professionnels appellent le « génie civil » désigne simplement cette maçonnerie et cette fosse. Le coût va de 1 000 à 6 000 € selon la configuration.
La question que tout le monde se pose : ces travaux sont-ils pris dans les 22 000 € aidés, ou facturés à part ? Bonne nouvelle : la maçonnerie liée à la pose de la plateforme entre en général dans la part des travaux qui donne droit à l’aide. Il suffit qu’elle soit indispensable à l’installation. Elle compte donc dans l’assiette de MaPrimeAdapt’, dans la limite du plafond de 22 000 € hors taxes.
Le réflexe utile : demandez à l’installateur de détailler ces postes sur le devis, ligne par ligne, plutôt que de les noyer dans un forfait. Un devis clair facilite l’instruction du dossier par l’ANAH et sécurise la prise en charge de la maçonnerie. C’est un point que l’accompagnateur AMO vérifie avec vous.
Combien de temps pour toucher l’aide ?
Comptez 4 à 6 mois entre le dépôt du dossier et la fin des travaux. L’instruction de l’ANAH prend 2 à 6 mois, le versement 15 à 30 jours après validation. Le mot d’ordre : anticiper tôt, car l’aide n’est pas rétroactive.
La patience fait partie du projet. Entre le dépôt du dossier et le versement de MaPrimeAdapt’, comptez en moyenne 4 à 6 mois. L’instruction par l’ANAH dure généralement 2 à 6 mois, et peut dépasser quatre mois en 2026 vu l’affluence. Une fois les travaux validés, le versement intervient sous 15 à 30 jours. C’est ce délai versement maprimeadapt qu’il faut intégrer à votre calendrier.
Les délais réels décrits par les usagers vont de plusieurs mois à près d’un an entre le dépôt et la réponse. Mieux vaut donc le savoir avant. Si votre parent a besoin de la plateforme élévatrice dès maintenant, pour un retour d’hospitalisation, le calendrier des aides ne suivra pas toujours. Il faut arbitrer entre attendre l’aide et avancer les frais.

Un dernier rappel, le plus important de tout l’article : les aides ne sont pas rétroactives. Anticiper tôt, dès les premiers signes de difficulté à monter l’escalier, vous évite de devoir choisir dans l’urgence. Vous avez le droit de vous y prendre en avance ; c’est même le meilleur service à rendre à votre budget comme à votre parent.
FAQ – Aides financières pour une plateforme élévatrice PMR 2026
Peut-on cumuler MaPrimeAdapt’ et la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) pour une plateforme élévatrice ?
Oui. MaPrimeAdapt’ et la PCH se cumulent sur une plateforme élévatrice, tant qu’elles ne financent pas la même part de la dépense. MaPrimeAdapt’ prend 50 à 70 % des travaux ; la PCH complète le reste à charge, jusqu’à 10 000 € sur 10 ans, via la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Elle n’est pas cumulable avec l’APA.
Quel est le reste à charge après aides pour une plateforme élévatrice ?
Sur un devis type de 12 000 €, le reste à charge tourne autour de 4 000 € pour un parent très modeste, et descend sous 2 500 € si la PCH s’y ajoute. Il profite alors de MaPrimeAdapt’ à 70 % et de la TVA à 5,5 %. Pour des revenus modestes (aide à 50 %), il se situe plutôt entre 5 000 et 6 500 €. Ces montants sont illustratifs.
Une plateforme élévatrice est-elle éligible à MaPrimeAdapt’ ?
Oui. Une plateforme élévatrice fait partie des équipements d’adaptation du logement financés par MaPrimeAdapt’. L’aide couvre 50 % des travaux pour les ménages modestes, 70 % pour les très modestes. Le tout dans la limite de 22 000 € hors taxes, soit jusqu’à 15 400 €. Le matériel doit être neuf et posé par un professionnel du bâtiment.
Existe-t-il encore un crédit d’impôt pour une plateforme élévatrice en 2026 ?
Non. Le crédit d’impôt de 25 % pour l’adaptation du logement a été supprimé pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026. Il a été absorbé par MaPrimeAdapt’, souvent plus généreuse. Si un site ou un devis l’affiche encore, l’information est périmée. Ne le comptez pas dans votre budget.
Peut-on commencer les travaux avant l’accord de l’ANAH ?
Non, surtout pas. Les aides ne sont pas rétroactives : signer un devis ou verser un acompte avant l’accord écrit de l’ANAH fait perdre MaPrimeAdapt’. Il faut attendre le feu vert officiel avant tout engagement. C’est la règle de sécurité la plus importante de tout le dossier de financement.
Faut-il obligatoirement un accompagnateur AMO, et est-ce payant ?
Oui, un accompagnateur (AMO) est obligatoire dans le parcours MaPrimeAdapt’. Il évalue le logement, monte le dossier et fait le lien avec l’ANAH et l’installateur. Son coût est en partie pris en charge par l’aide elle-même. C’est un appui précieux, surtout si vous gérez le dossier de votre parent à distance.
Les caisses de retraite financent-elles une plateforme élévatrice ?
En partie seulement. La Carsat ne verse plus d’aide aux travaux d’adaptation depuis décembre 2023 : ce dispositif a été remplacé par MaPrimeAdapt’. Elle peut encore financer de petites aides techniques. L’Agirc-Arrco, elle, propose depuis 2025 un accompagnement (diagnostic, ergothérapeute) et une aide financière complémentaire à MaPrimeAdapt’, dont le montant dépend des ressources et du projet : il faut la demander à sa caisse.
L’APA peut-elle financer une plateforme élévatrice ?
L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) peut participer au financement d’une plateforme élévatrice quand l’équipement figure au plan d’aide de votre parent. Mais attention : l’APA n’est pas cumulable avec la PCH. Il faut choisir l’une ou l’autre. Selon la situation, l’accompagnateur AMO vous aide à retenir la combinaison la plus avantageuse.
SOURCES7 références
- MaPrimeAdapt' (ANAH) : conditions, taux et plafonds de ressources 2026 — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F37501
- Prestation de compensation du handicap (PCH) : aménagement du logement — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14202
- TVA à 5,5 % sur les équipements d'adaptation du logement (art. 278-0 bis CGI, liste annexe IV art. 30-0 C) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043002420/
- Article 200 quater A CGI : suppression du crédit d'impôt autonomie au 1er janvier 2026 — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051765119
- ANAH : réouverture du guichet des aides le 23 février 2026 — https://www.anah.gouv.fr/presse/reouverture-du-guichet-des-aides-de-l-anah-priorite-aux-projets-de-renovation-de-qualite
- L'Assurance retraite, Bien chez soi : aides à l'adaptation du logement — https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/home/retraite/vie-retraite-bien-vieillir/bien-chez-soi.html
- CNSA : aménager son logement (repères adaptation autonomie 2026) — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/preserver-son-autonomie/amenager-son-logement-et-s-equiper



