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Votre mère fait répéter. Votre père met la télévision beaucoup trop fort. Aux repas de famille, il décroche au bout de dix minutes. Vous cherchez qui appeler, et vous tombez sur deux mots qui se ressemblent : audioprothésiste et audiologiste. Voici lequel des deux existe vraiment en France, et par où commencer.
En France, l’audiologiste n’existe pas comme profession de santé réglementée. Le seul professionnel autorisé à vous vendre et à régler un appareil auditif est l’audioprothésiste, titulaire d’un diplôme d’État. Le mot « audiologiste » vient du Québec et des pays anglo-saxons. Pour un parent qui n’entend plus : le médecin d’abord, l’audioprothésiste ensuite.
Combien sont-ils en France ?
4 952
Professionnels en activité au 1er janvier 2024, soit 7,28 pour 100 000 habitants.
Ce qu’un appareil ne peut pas dépasser.
950 €
Prix limite de vente par oreille, classe 1, adulte de 20 ans et plus.
La durée du diplôme d’État.
3 ans
Seul titre qui autorise à vendre et à régler un appareil auditif en France.
Dans le Code de la santé publique.
0
Aucun statut, aucun diplôme d’État, aucun droit d’exercice attaché à ce titre en France.
Audioprothésiste ou audiologiste : quelle est vraiment la différence ?
La différence entre un audioprothésiste et un audiologiste tient en une phrase : le premier est une profession de santé encadrée par la loi française, le second est un mot importé, sans statut ici. Seul l’audioprothésiste peut vendre et régler l’appareil de votre parent.
L’audioprothésiste est le seul professionnel habilité à délivrer et à régler un appareil auditif en France. Voici les six critères qui séparent les trois intervenants que vous allez croiser.
Audioprothésiste, « audiologiste » et médecin ORL : qui fait quoi en France
| Ce qu’on regarde | Audioprothésiste | « Audiologiste » en France | Médecin ORL |
|---|---|---|---|
| Statut légal | Profession de santé définie par le Code de la santé publique | Aucun statut reconnu | Médecin spécialiste |
| Diplôme | Diplôme d’État, 3 ans après le bac | Aucun diplôme d’État à ce nom | Doctorat en médecine et spécialité |
| Peut faire un test d’audition | Oui | Sans objet | Oui |
| Peut prescrire l’appareil | Non | Non | Oui |
| Peut vendre et régler l’appareil | Oui, lui seul | Non | Non |
| Remboursé | Oui, avec ordonnance | Sans objet | Oui, consultation |
Retenez la logique du tableau. Le médecin ORL examine et prescrit, mais il ne vend rien. L’audioprothésiste mesure, choisit, adapte et règle, mais il ne prescrit pas. Et la colonne du milieu reste vide, parce qu’elle ne correspond à aucun métier français.
Cette confusion est très fréquente, et pour cause : les deux mots commencent pareil, et les moteurs de recherche mélangent des pages venues de plusieurs pays. Vous n’avez rien mal compris. Vous avez lu des sources qui ne parlaient pas de la France.
« Audiologiste » ou « audiologue » : deux mots pour la même chose ?
Oui, ce sont deux traductions du même terme anglais. Audiologiste et audiologue désignent, dans les pays qui reconnaissent ce métier, un spécialiste universitaire de l’audition. Il teste, diagnostique les troubles auditifs et suit la rééducation.
En France, aucun des deux mots n’ouvre de droit d’exercice. Vous pouvez les voir sur une plaque ou sur un site sans que cela soit illégal en soi, car ces mots ne sont pas protégés. Ils ne prouvent simplement rien sur le diplôme de la personne. Le titre à chercher est celui d’audioprothésiste, et nous verrons plus bas comment le vérifier en quelques minutes.
Pour situer ce sujet dans l’ensemble du parcours, notre guide appareil auditif reprend chaque étape dans l’ordre.
Pourquoi le métier d’audiologiste n’existe pas en France
Le Code de la santé publique décrit l’audioprothésiste, le médecin et l’orthophoniste. Il ne décrit aucun audiologiste. Le ministère de la Santé l’a écrit noir sur blanc, en répondant à une question posée à l’Assemblée nationale.
Aucun texte français ne crée le métier d’audiologiste, et le Gouvernement a confirmé qu’il n’avait pas l’intention de le créer. C’est le point le plus important de cette page.
Ce que dit la loi française, en revanche, est très précis. L’article L4361-1 du Code de la santé publique définit l’audioprothésiste comme la personne qui procède à l’appareillage des déficients de l’ouïe. Cet appareillage comprend le choix de l’appareil, son adaptation, sa délivrance, le contrôle de son efficacité et l’apprentissage de son utilisation par votre parent.
Le même texte pose une condition que beaucoup de familles découvrent tard. La délivrance de chaque appareil est soumise à une prescription médicale préalable et obligatoire. Autrement dit, personne ne peut appareiller votre mère sans qu’un médecin ait d’abord regardé son oreille et fait pratiquer un test d’audition.
Et le master d’audiologie, alors ?
Des formations en audiologie existent bel et bien en France. On trouve des masters universitaires, des diplômes interuniversitaires, des enseignements en neurosciences de l’audition. Ils sont sérieux et ils forment des chercheurs, des ingénieurs ou des professionnels déjà diplômés qui se spécialisent.
Mais une formation n’est pas un statut. Aucun de ces diplômes ne donne le droit de vendre, d’adapter ou de régler un appareil auditif. Ce droit n’est attaché qu’au diplôme d’État d’audioprothésiste. Une personne peut donc être compétente en audiologie sans être autorisée à appareiller votre père.
Trois métiers, pas quatre : ORL, audioprothésiste, orthophoniste
La liste des professionnels de l’audition tient en trois noms. Le médecin ORL est le spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge : il cherche une cause et il prescrit. L’audioprothésiste réalise l’appareillage et le suivi. L’orthophoniste intervient sur la compréhension de la parole, en rééducation.
Votre médecin traitant complète ce trio, car il est souvent la porte d’entrée. Ces quatre interlocuteurs suffisent. Si un cinquième nom apparaît sur votre chemin, demandez simplement quel est son diplôme.
Pourquoi vous lisez partout le contraire
Parce que les pages que vous avez lues ne parlaient pas toutes de la France. Au Québec, en Belgique et aux États-Unis, l’audiologiste est un vrai métier, avec une formation et parfois un ordre professionnel. Rien de tout cela n’a de valeur ici.
Le mot existe ailleurs, pas ici. Les résultats de recherche en français mélangent des sites français et des sites canadiens, sans jamais vous prévenir.
Le mot « audiologiste » selon les pays
| Pays | Le titre existe-t-il ? | Formation | Qui vend l’appareil ? |
|---|---|---|---|
| France | Non | Aucune formation créant ce statut | L’audioprothésiste, sur ordonnance |
| Québec | Oui | Cursus universitaire long, encadré par un ordre professionnel | L’audioprothésiste, profession distincte |
| Belgique | Oui | Bachelier en audiologie | L’audiologue-audicien |
| États-Unis | Oui | Doctorat professionnel | L’audiologiste lui-même |
Le réflexe : regardez la fin de l’adresse du site
C’est un contrôle de trois secondes. Si l’adresse se termine par «.ca », vous lisez une page canadienne. Si elle se termine par «.be », elle décrit la Belgique. Les règles de remboursement, les diplômes et les titres y sont différents des nôtres.
Certaines pages françaises entretiennent la confusion en écrivant que l’audiologiste et l’audioprothésiste « travaillent ensemble ». C’est vrai au Québec. C’est faux chez nous, puisque le premier n’y existe pas. Vous n’avez donc pas à chercher un audiologiste pour votre parent, et cela vous fait gagner du temps.
Qui consulter en premier pour un parent qui n’entend plus ?
Commencez toujours par un médecin, pas par un magasin. Le parcours tient en quatre étapes : médecin traitant, ordonnance, audioprothésiste, suivi. Sans ordonnance, aucun remboursement, quel que soit le professionnel consulté.
Pour un appareil auditif, on consulte d’abord un médecin, puis un audioprothésiste. Dans l’ordre :
- Le médecin traitant examine votre parent et cherche une cause simple, comme un bouchon de cérumen.
- Un médecin signe l’ordonnance : un ORL, ou un généraliste ayant une formation en otologie pour un premier appareillage.
- L’audioprothésiste mesure l’audition, propose un appareil, l’adapte et le règle.
- Le suivi se poursuit ensuite pendant toute la durée de vie de l’appareil.
Le parcours réel, en quatre étapes
Le point de bascule de tout ce parcours est l’ordonnance. Elle conditionne le remboursement, et elle protège votre parent d’un appareillage posé sur une cause non explorée.
Qui peut signer l’ordonnance, selon la situation
| La situation de votre parent | Qui peut prescrire | Ce que ça change pour vous |
|---|---|---|
| Premier appareillage, adulte | Médecin ORL, ou médecin généraliste ayant une formation en otologie | Demandez au médecin traitant s’il est formé : cela peut vous éviter l’attente d’un rendez-vous ORL |
| Renouvellement, adulte | Tout médecin généraliste | Pas besoin de repasser par l’ORL, à condition que 4 ans se soient écoulés |
| Baisse brutale, ou d’une seule oreille | Consultation médicale sans attendre | Ce n’est pas un cas d’appareillage : c’est un cas d’examen médical |
| Sans aucune ordonnance | Personne | Le bilan reste possible, le remboursement non |
Faut-il une ordonnance pour aller chez un audioprothésiste ?
Non pour franchir la porte, oui pour repartir avec un appareil. Vous pouvez emmener votre parent faire un bilan auditif sans ordonnance, et cela ne coûte rien.
En revanche, aucun appareil ne peut être délivré ni remboursé sans prescription. Le professionnel vous le dira lui-même, car la loi l’y oblige. Les conditions de prise en charge sont détaillées dans notre page sur le remboursement appareil auditif.
Combien de temps pour obtenir un rendez-vous ?
Cela dépend beaucoup de votre département. Dans certaines zones, un rendez-vous chez l’ORL s’obtient en quelques semaines. Dans d’autres, l’attente se compte en plusieurs mois.
Ne restez pas à attendre passivement. Appelez le secrétariat de l’ORL, demandez à être inscrit sur une liste d’annulation, et prenez en parallèle un rendez-vous chez le médecin traitant. Il peut lancer les premières vérifications, et parfois prescrire lui-même.
Cas concret : trois situations d’aidants
Ces trois exemples sont illustratifs. Ils ne rapportent aucun témoignage réel, ils servent à situer votre propre situation.
M. Ferrand, 81 ans. Il fait répéter depuis deux ans et n’a jamais consulté. Le chemin est complet : médecin traitant, puis ORL, puis première prescription, puis audioprothésiste. Avec un appareil de classe 1 et une complémentaire responsable, son reste à charge est de 0 €.
Mme Berthier, 86 ans. Elle a été appareillée il y a 5 ans et son appareil ne fonctionne plus. Comme le délai de 4 ans est dépassé, son médecin généraliste peut signer le renouvellement. Elle ne repasse pas par l’ORL.
Mme Kaci, 74 ans. Son audition a chuté brutalement, d’un seul côté, en quelques jours. Ici, pas de bilan en magasin d’abord : consultation médicale sans attendre, car une perte soudaine et unilatérale doit être explorée.
Le bilan auditif gratuit en magasin : fiable ou commercial ?
Le bilan réalisé en centre auditif est gratuit, sérieux et fait par un professionnel diplômé. Il mesure ce que votre parent entend. Il ne cherche pas la cause de la baisse d’audition, et cela reste le travail du médecin.
Le bilan auditif gratuit est fiable pour mesurer l’audition, mais il ne remplace pas l’examen médical. Cette distinction est la clé de votre méfiance, et elle est légitime.
Ce que fait le bilan chez l’audioprothésiste
- Mesurer ce que votre parent entend encore, oreille par oreille
- Regarder dans l’oreille avant le test
- Expliquer ce que changerait un appareil au quotidien
- Être réalisé par un professionnel diplômé d’État
- Être gratuit et sans ordonnance
Ce que seul le médecin peut faire
- Chercher une cause : bouchon de cérumen, infection, effet d’un médicament
- Poser un diagnostic médical
- Explorer une baisse brutale ou d’un seul côté
- Signer l’ordonnance qui ouvre le remboursement
- Orienter vers un traitement quand l’appareil n’est pas la réponse
Retenez cette formule, elle évite bien des malentendus. Gratuit ne veut pas dire inutile. Gratuit veut dire : ce n’est pas un diagnostic médical.
Ce que le bilan ne peut pas vous dire
Le test mesure ce que l’oreille perçoit. Il ne dit pas pourquoi elle perçoit moins. Or certaines causes se soignent sans aucun appareil, à commencer par un simple bouchon de cérumen.
La baisse d’audition liée à l’âge est fréquente, mais elle n’explique pas tout. Un traitement en cours, une infection ou une maladie de l’oreille peuvent être en jeu. Seul le médecin fait ce tri.
Le magasin peut-il être la première porte ?
Oui, dans un cas précis : quand votre parent refuse encore l’idée de consulter. Un bilan gratuit, présenté comme un simple contrôle, débloque parfois une situation bloquée depuis des mois.
Vous gardez alors l’ordre des choses en tête. Le test d’abord, si cela rassure votre parent, puis le médecin avant tout achat. Un professionnel correct vous renverra lui-même vers le médecin. Pour les montants, nos pages sur le prix appareil auditif et sur le remboursement appareil auditif donnent les chiffres à jour.
Comment vérifier qu’un audioprothésiste est vraiment diplômé
Trois contrôles suffisent, et ils prennent dix minutes. Le diplôme d’État, l’enregistrement officiel du professionnel, et le nom de celui qui assurera le suivi de votre parent.
Pour vérifier qu’un audioprothésiste est diplômé, contrôlez son diplôme d’État, son enregistrement auprès de l’agence régionale de santé, et l’identité de la personne qui suivra votre parent.
Le diplôme d’État
Trois ans d’études après le bac. C’est le seul titre qui autorise à vendre et à régler un appareil auditif en France.
L’enregistrement officiel
Tout professionnel de santé est enregistré auprès de l’agence régionale de santé et figure dans l’annuaire santé national, consultable en ligne.
Le nom de celui qui suivra
Demandez qui réglera l’appareil de votre parent. Celui qui assure le suivi doit être celui qui l’a adapté.
Un mot sur les numéros d’identification, car ils changent en ce moment. Les professionnels de santé étaient répertoriés par un numéro ADELI. Ils basculent progressivement vers le RPPS, un identifiant national à onze chiffres. Les audioprothésistes sont concernés par cette bascule.
Vous pouvez donc demander ce numéro, sans agressivité. Un professionnel sérieux le donne sans hésiter, comme il vous remet un devis normalisé avant tout achat. S’il élude la question, c’est déjà une réponse.
Qui a le droit d’utiliser le titre d’audioprothésiste ?
Seules les personnes titulaires du diplôme d’État, ou d’une équivalence reconnue par la loi française. Le titre est protégé et son usage abusif est sanctionné.
C’est exactement l’inverse du mot « audiologiste », que n’importe qui peut afficher puisqu’il ne correspond à rien ici. Cette asymétrie est votre meilleur repère. Le titre protégé vous informe, le titre libre ne vous informe pas.
Ce que fait concrètement l’audioprothésiste, au-delà de la vente
Son métier ne s’arrête pas à la vente. Il choisit l’appareil, prend l’empreinte de l’oreille, règle progressivement le volume, apprend à votre parent à s’en servir, puis le revoit régulièrement. Le suivi fait partie de la prestation.
L’appareillage est un accompagnement dans la durée, pas un achat ponctuel. La loi le dit d’ailleurs explicitement, puisqu’elle inclut le contrôle d’efficacité dans la définition du métier.
Concrètement, le professionnel choisit un appareil adapté à la perte de votre parent et à sa vie quotidienne. Il prend une empreinte de l’oreille quand l’embout doit être sur mesure. Il règle ensuite le volume par étapes, car un cerveau qui n’a plus entendu certains sons depuis des années ne les supporte pas d’un coup.
Il apprend aussi à votre parent à mettre l’appareil, à changer la pile, à le nettoyer. Cet apprentissage compte autant que le réglage. Beaucoup d’appareils finissent dans un tiroir faute de cette étape.
Combien de rendez-vous après l’achat ?
Plusieurs, et ils sont compris dans le prix. Les premières semaines demandent des ajustements fréquents, puis le rythme s’espace vers un contrôle régulier.
Le suivi n’est pas un service commercial optionnel. Un professionnel injoignable après la vente ne remplit pas son rôle. Si le vôtre ne répond plus, vous avez le droit d’en changer et de demander le transfert du dossier de votre parent.
Et l’orthophoniste, à quoi sert-il ?
Il intervient quand entendre ne suffit pas à comprendre. C’est la plainte classique : « j’entends, mais je ne comprends pas ».
L’orthophoniste travaille alors la compréhension de la parole, y compris chez un adulte déjà appareillé. Il agit sur ordonnance médicale. Son rôle complète celui de l’audioprothésiste, il ne le remplace pas.
Vous cherchez pour un parent, pas pour vous
Vous portez souvent cette démarche seul, et parfois contre l’avis de votre parent. Son refus n’est pas de la mauvaise volonté. C’est un mécanisme humain, et le contourner demande du temps plutôt que des arguments.
Le plus difficile n’est presque jamais de trouver le bon professionnel. C’est d’obtenir que votre parent accepte d’y aller.
Vous avez peut-être entendu cette phrase à table : « c’est vous qui parlez mal, pas moi qui entends mal ». Cette scène revient dans beaucoup de familles. Le repas s’étire, votre père décroche au bout de dix minutes, et vous n’osez plus l’inviter.
Cette inquiétude est normale et légitime. Votre agacement aussi. Reconnaître qu’on n’entend plus, c’est reconnaître que le corps a changé, devant ses propres enfants. Le déni est un mécanisme de défense profondément humain, pas un caprice.
La phrase qui fonctionne le mieux
Proposez un contrôle, pas un appareil. On contrôle sa vue, sa tension, ses dents : l’audition entre dans la même catégorie, et le mot n’a rien d’humiliant.
Évitez de transformer le sujet en épreuve de force. Ne comptez pas les fois où il a fait répéter. Dites plutôt ce que vous ressentez : vous aimeriez qu’il reste dans la conversation, parce qu’il vous manque à table.
Un dernier repère, utile quand rien ne bouge. Ne portez pas cette démarche seul, et acceptez que cela prenne des mois. Demandez au médecin traitant d’aborder le sujet lors d’une consultation de routine : la même phrase, dite par un médecin, n’a pas le même poids que dite par un enfant.
FAQ – Audioprothésiste ou audiologiste
Quelle est la différence entre un audioprothésiste et un audiologiste ?
L’audioprothésiste est une profession de santé française, définie par le Code de la santé publique et accessible après un diplôme d’État. L’audiologiste, lui, n’a aucun statut en France. La différence n’est donc pas une répartition des tâches : c’est qu’un seul des deux métiers existe ici.
Le métier d’audiologiste existe-t-il en France ?
Non. Le ministère de la Santé a répondu que la profession d’audiologiste n’est pas reconnue par le Code de la santé publique, et qu’il n’envisage pas de la créer. Des formations en audiologie existent, mais elles ne donnent aucun droit d’exercice ni titre protégé.
Un audiologiste peut-il vendre des appareils auditifs en France ?
Non. Seul un audioprothésiste diplômé d’État peut délivrer, adapter et régler un appareil auditif, et uniquement sur prescription médicale. Une personne qui se présenterait comme audiologiste sans ce diplôme n’a pas le droit d’appareiller votre parent.
Quelle différence entre un ORL et un audioprothésiste ?
L’ORL est un médecin : il examine l’oreille, recherche une cause et signe l’ordonnance. L’audioprothésiste n’est pas médecin : il mesure l’audition, choisit l’appareil, l’adapte et assure le suivi. Les deux interviennent, chacun à son étape, et aucun ne remplace l’autre.
Un audioprothésiste peut-il faire un audiogramme ?
Oui. L’audioprothésiste réalise le test en cabine avec le casque, pour mesurer ce que chaque oreille entend encore. Ce test sert à régler l’appareil. Il ne remplace pas l’examen médical, qui seul recherche la cause de la baisse d’audition.
Faut-il une ordonnance pour aller chez un audioprothésiste ?
Pas pour un bilan : il est gratuit et accessible sans ordonnance. En revanche, aucun appareil ne peut être délivré ni remboursé sans prescription médicale préalable. C’est une obligation légale, valable dans tous les centres auditifs, quelle que soit l’enseigne.
Le médecin généraliste peut-il prescrire un appareil auditif ?
Cela dépend de la situation. Pour un premier appareillage chez un adulte, il faut un ORL ou un généraliste ayant une formation en otologie. Pour un renouvellement après 4 ans, tout médecin généraliste peut prescrire, sans repasser par l’ORL.
Combien d’années d’études pour devenir audioprothésiste ?
Trois ans après le baccalauréat, dans une formation accessible via Parcoursup et sanctionnée par un diplôme d’État. C’est le seul cursus qui autorise à exercer ce métier en France.
SOURCES10 références
- Assemblée nationale, réponse du ministère des Solidarités et de la Santé sur la reconnaissance de la profession d'audiologiste (2020) — https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-31000QE.htm
- Légifrance, Code de la santé publique, définition de l'audioprothésiste et prescription médicale préalable — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006689479
- Légifrance, Code de la santé publique, conditions d'usage du titre d'audioprothésiste — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000021503947
- Assurance Maladie, remboursement des aides auditives : prescripteurs, prix limites de vente, délai de renouvellement — https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/optique-audition/protheses-auditives
- Onisep, diplôme d'État d'audioprothésiste, trois ans après le baccalauréat — https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/post-bac/diplome-d-etat-d-audioprothesiste
- DREES, démographie des professionnels de santé au 1er janvier 2024 — https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse-jeux-de-donnees/241202_Data_professionnels-de-sante-1er-janvier-2024
- Agence du numérique en santé, identification des professionnels de santé, RPPS et ADELI — https://esante.gouv.fr/securite/annuaire-sante/rpps-adeli
- Assurance Maladie, annuaire santé, recherche d'un professionnel de santé par ville ou département — https://annuairesante.ameli.fr/
- Assurance Maladie, devis normalisé obligatoire des audioprothésistes — https://www.ameli.fr/professionnel-de-la-lpplatm/exercice-professionnel/vie-professionnelle/competences-obligations/audioprothesistes-devis-normalise
- Service-public.fr, exercice de la profession réglementée d'audioprothésiste en France — https://www.service-public.fr/demarches-silence-vaut-accord/demarches/1277



