Aidante comparant sereinement plusieurs contrats d'assurance obsèques sur son bureau

Assurance obsèques & prévoyancePar Paul Polyakov|Mis à jour le 24 septembre 2026

Meilleure assurance obsèques : comparatif neutre 2026

Sommaire

Anticiper les obsèques d’un parent, ou les vôtres, n’a rien d’un réflexe naturel. Et devant les dizaines de contrats vantés comme « la meilleure assurance obsèques », une inquiétude revient : se tromper, ou se faire pousser celui qui rapporte le plus au comparateur. Ce comparatif 2026 ne classe aucun assureur. Il vous donne les 13 critères objectifs pour choisir vous-même, sereinement.


Meilleure assurance obsèques : pourquoi « la meilleure » n’existe pas

En 30 secondes

Il n’existe pas d’assurance obsèques meilleure dans l’absolu. Le bon contrat dépend de l’âge, du budget, du capital visé et du type choisi. La vraie question n’est pas « laquelle est la meilleure », mais « la meilleure pour quel profil ».

La meilleure assurance obsèques n’est pas un produit unique : c’est celle qui correspond à votre situation. Voilà le point de départ que presque aucun comparatif de meilleure assurance obsèques ne pose. La plupart affichent un classement « top 5 des meilleures mutuelles obsèques », étoiles à l’appui. C’est rassurant à lire. Mais c’est trompeur.

Un classement suppose qu’un contrat serait supérieur pour tout le monde. Or ce n’est jamais le cas. La meilleure assurance obsèques pour vous, aidant de 55 ans, n’est pas celle qui conviendra à votre mère de 80 ans. L’âge, le budget mensuel et le capital que vous voulez transmettre changent tout.

Méfiez-vous de deux réflexes. Le premier : chercher « l’assurance obsèques la moins chère ». Un contrat bon marché avec un capital trop faible laissera un reste à charge à vos proches. La meilleure assurance obsèques n’est pas la moins chère. Le second : faire confiance à un comparateur qui met en avant l’assureur le mieux commissionné, pas le plus adapté à vous.

Cette peur de « choisir le mauvais contrat et de s’en apercevoir trop tard » est parfaitement normale. Elle est même fréquente chez les aidants qui abordent le sujet pour la première fois. La bonne nouvelle : elle disparaît dès qu’on remplace le classement par une grille de critères. Vous cessez de chercher la meilleure assurance obsèques dans l’absolu et vous cherchez la vôtre.

La grille neutre

Pour comparer sans classement biaisé

13 critères

Des repères objectifs, pas des marques.

Carence maximale

Plafond CCSF, avis du 8 octobre 2024

12 mois

Le délai avant couverture complète.

Capital cible

Coût moyen d’obsèques en France

~4 700 €

Entre 3 500 et 5 000 € selon les cas.

Comment nous comparons : notre méthode neutre

En 30 secondes

Nous ne vendons aucune assurance obsèques et ne touchons aucune commission. Nous ne comparons pas des marques, mais des critères objectifs, à partir de sources officielles. Notre seul intérêt est de vous aider à choisir vous-même, en connaissance de cause.

Avant de vous fier à un comparatif de meilleure assurance obsèques, posez-vous une question simple : qui le finance ? Beaucoup de sites qui promettent de vous aider à choisir assurance obsèques touchent une commission sur chaque contrat souscrit. Leur classement de la meilleure assurance obsèques penche naturellement vers l’assureur qui les rémunère le mieux. Ce n’est pas illégal. Mais ce n’est pas neutre.

Notre méthode pour cerner la meilleure assurance obsèques est différente, et nous l’assumons. Nous partons des textes officiels : le Code des assurances, les avis du CCSF (le Comité consultatif du secteur financier), les données publiques sur le coût des obsèques. À partir de là, nous dégageons des critères de décision, valables quel que soit l’assureur.

Nous ne citons aucune marque pour la recommander comme meilleure assurance obsèques. Vous ne trouverez ici ni « top 3 », ni logo mis en avant, ni note maison. Cette absence de classement n’est pas un manque : c’est le cœur de la méthode. Un critère, contrairement à un palmarès, vous appartient. Vous l’appliquez à n’importe quelle offre que vous recevrez.

Capital ou prestations : le premier critère qui change tout

En 30 secondes

Deux grandes familles de contrats existent. Le contrat en capital verse une somme d’argent à vos proches, qui organisent les obsèques librement. Le contrat en prestations organise les funérailles à l’avance avec un opérateur désigné. C’est le premier arbitrage à trancher.

Ce choix commande tous les autres, alors traitez-le en premier quand vous cherchez la meilleure assurance obsèques. Un contrat en capital, c’est une somme versée aux proches le jour venu. Ils choisissent l’opérateur funéraire et organisent les obsèques comme ils l’entendent. La souplesse est maximale. La grande majorité des souscripteurs retiennent cette formule.

Un contrat en prestations, à l’inverse, fige les funérailles à l’avance : cérémonie, cercueil, opérateur, tout est défini au moment de la souscription. L’avantage est réel. Le prix est bloqué, ce qui protège contre la hausse des tarifs funéraires. La contrepartie : moins de liberté pour vos proches le jour venu.

Contrat en capital

  • Vos proches touchent une somme d’argent
  • Ils organisent les obsèques librement
  • Souplesse maximale
  • Risque : un capital fixe peut vieillir mal face à l’inflation

Contrat en prestations

  • Les funérailles sont organisées à l’avance
  • Un opérateur funéraire est désigné
  • Protège contre la hausse des prix
  • Contrainte : moins de liberté de choix le jour venu

Le détail de ces deux mécaniques, avec les clauses à surveiller, mérite un article à part entière. Pour aller au fond du sujet, voir notre contrat obsèques en capital. Retenez ici l’essentiel : capital rime avec liberté, prestations avec protection anti-inflation. À vous de peser ce qui compte le plus pour votre famille.

Femme de 55 ans comparant posément deux contrats sur sa table de salon, crayon en main
Comparer chaque offre critère par critère, sans se laisser guider par un classement.

Le délai de carence : la précision que personne ne fait

En 30 secondes

Le délai de carence est la période, après la souscription, pendant laquelle le capital n’est pas encore versé en entier. Elle ne joue qu’en cas de décès par maladie. Ce délai est désormais plafonné à 12 mois. Ce n’est pas une loi, mais un engagement des assureurs.

La carence est l’un des critères décisifs pour repérer la meilleure assurance obsèques. On lit partout que « la loi de juillet 2025 a plafonné le délai de carence ». C’est presque juste, mais pas exact, et cette nuance compte. Il ne s’agit pas d’une loi. C’est un engagement professionnel des assureurs, entériné par le CCSF (le Comité consultatif du secteur financier) dans son avis du 8 octobre 2024.

Concrètement, les assureurs s’engagent à limiter la carence à 12 mois maximum pour les contrats commercialisés à partir du 1er juillet 2025. Avant, elle pouvait aller jusqu’à 24 mois. C’est une vraie amélioration pour vous : le capital est protégé plus vite, si le décès arrive trop tôt. Une carence courte est le signe d’une meilleure assurance obsèques.

Décès accidentel ou décès par maladie : deux cas à distinguer

La distinction pratique tient en deux cas. Les voici, car c’est souvent la clause la plus mal comprise des contrats :

  1. Décès accidentel : le capital est le plus souvent versé immédiatement, sans carence. Vos proches sont couverts dès la signature.
  2. Décès par maladie : c’est là que la carence peut s’appliquer, dans la limite désormais de 12 mois.

Vérifiez toutefois cette clause avant de signer. Elle varie d’un contrat à l’autre. Certains contrats dits « sans délai de carence » couvrent immédiatement dans tous les cas : c’est un vrai plus, souvent réservé aux souscriptions avant un certain âge. C’est précisément le genre de détail qui fait la différence entre deux offres au tarif voisin.

La revalorisation du capital : le critère décisif jamais chiffré

En 30 secondes

La revalorisation du capital est le mécanisme qui augmente la somme au fil des ans, pour suivre la hausse du prix des obsèques. Sans elle, un capital fixé aujourd’hui couvrira une part plus faible des frais dans vingt ou trente ans. C’est un critère souvent oublié, et pourtant décisif.

C’est le critère que les classements de meilleure assurance obsèques par prix passent systématiquement sous silence. Pourtant, il pèse lourd. Le prix des obsèques augmente d’année en année. Un capital que vous fixez aujourd’hui à 3 000 € vaudra, en pouvoir d’achat funéraire, bien moins dans vingt-cinq ans. C’est l’inflation, appliquée au coût de l’enterrement.

Un contrat avec revalorisation automatique du capital corrige ce décalage. Chaque année, la somme garantie augmente un peu, pour rester alignée sur les frais réels. Vous ne remboursez pas la différence : le mécanisme est intégré au contrat. C’est un capital qui suit l’inflation.

Sans revalorisation, l’écart se creuse silencieusement. Le graphique ci-dessous illustre ce qui se joue entre 55 et 80 ans.

Comparaison d’un capital obsèques fixe et d’un capital revalorisé face à la hausse des frais réels entre 55 et 80 ans. 55 ans 65 ans 70 ans 75 ans 80 ans 0 € 3 000 € 4 700 € 6 000 € Capital fixe Capital revalorisé Frais réels des obsèques Reste à charge
Un capital fixé à 55 ans ne couvre qu’une fraction des frais réels 25 ans plus tard. La revalorisation protège vos proches d’un reste à charge. Exemple de calcul illustratif.

Lisez ce schéma comme un signal, pas comme une prédiction chiffrée. Les montants exacts dépendent de votre contrat et de l’inflation à venir. Le message, lui, est solide : à capital de départ égal, une revalorisation automatique fait souvent la différence entre des obsèques couvertes et un reste à charge pour la famille.

Comment repérer la revalorisation dans un contrat

Le mot « revalorisation » ne suffit pas : il faut savoir comment elle fonctionne. Trois cas se présentent. La revalorisation automatique augmente le capital chaque année, sans action de votre part : c’est le meilleur repère. La revalorisation sur demande oblige à en faire la requête, souvent contre une cotisation en hausse. L’absence de revalorisation fige le capital pour toujours.

Posez la question noir sur blanc avant de signer. Demandez si la revalorisation est automatique, à quel rythme, et si elle est garantie ou seulement indicative. Un contrat qui revalorise automatiquement le capital protège vos proches sans que vous ayez à y penser. C’est le genre de détail qui sépare une meilleure assurance obsèques d’un contrat qui vieillit mal.

La grille des 13 critères objectifs pour comparer

En 30 secondes

Voici le cœur de la méthode : treize critères objectifs pour comparer n’importe quelle assurance obsèques. Vous les appliquez à chaque offre reçue. Aucun assureur classé, aucune marque mise en avant : seulement des repères et des signaux d’alerte.

Cette grille remplace tous les classements de meilleure assurance obsèques que vous avez pu croiser. Elle fonctionne pour n’importe quel contrat, de n’importe quel assureur. Reprenez-la point par point devant chaque proposition. Un contrat qui coche la plupart de ces critères est, pour vous, la meilleure assurance obsèques, sans qu’un site ait eu à le décréter.

Les 13 critères pour comparer une assurance obsèques Grille neutre, aucun assureur classé

N°CritèrePourquoi ça compteBon repère / signal d’alerte
1Type de contrat (capital ou prestations)Détermine qui organise et qui touche l’argentCapital = souplesse ; prestations = anti-inflation
2Capital garanti suffisantÉvite un reste à charge à vos prochesViser ~4 700 € ; méfiance sous 3 500 €
3Revalorisation du capitalUn capital fixe fond face à l’inflation funéraireRevalorisation automatique = bon signe
4Délai de carencePériode avant couverture complète en cas de maladiePlafonné à 12 mois max (engagement CCSF)
5Type de cotisationChange le coût total sur la duréeUnique / temporaire / viagère : à calculer
6Plafond d’âge à la souscriptionCertains assureurs refusent au-delà d’un âgeVérifier si votre parent est encore éligible
7Questionnaire médicalPeut exclure ou surtarifer selon la santé« Sans questionnaire » = accès plus large
8Exclusions de garantieSituations où le capital n’est pas verséLire les petites lignes avant de signer
9Décès accidentelVersement souvent immédiat, sans carenceClause à confirmer selon le contrat
10Frais de gestion / frais cachésRognent le capital réellement verséDemander le capital net de frais
11Fiscalité pour le bénéficiaireLe capital échappe souvent aux droits de successionHors succession + abattements
12Rachat / résiliationCertains contrats sont à fonds perduVérifier si les cotisations sont récupérables
13Solidité de l’assureurGarantit le versement dans 20 à 30 ansAssureur établi et pérenne
Treize critères objectifs pour comparer n’importe quelle assurance obsèques, sans se fier à un classement biaisé.

Les cinq critères que l’on oublie le plus souvent

Certains de ces critères sont faciles à voir. D’autres se cachent dans les conditions générales. Voici les cinq qui piègent le plus les souscripteurs.

Le type de cotisation (critère 5) décide combien vous paierez au total. Une cotisation viagère se paie à vie ; une cotisation temporaire s’arrête au bout d’une durée fixée ; une cotisation unique se règle en une fois. Sur vingt ans, l’écart de coût total peut être important. Le détail par âge est traité dans notre guide prix assurance obsèques 2026.

Les exclusions de garantie (critère 8) et les frais de gestion (critère 10) rongent discrètement la valeur du contrat. Demandez toujours le capital net de frais, celui que vos proches toucheront vraiment. Enfin, le critère 12 pose la question du contrat à fonds perdu : un contrat où les cotisations ne sont jamais remboursées si vous arrêtez de payer. Ce n’est pas rédhibitoire, mais vous devez le savoir avant de signer, pas après.

Un mot sur le critère 7. Si votre parent est âgé ou en santé fragile, un contrat sans questionnaire médical élargit l’accès et évite les surprises de surtarification.

Quel capital prévoir : le montant qui protège vraiment vos proches

En 30 secondes

Le bon capital n’est ni le plus bas ni le plus haut : c’est celui qui couvre le coût réel des obsèques. En France, comptez un capital cible autour de 4 700 €, dans une fourchette de 3 500 à 5 000 € selon les prestations et la région.

Vous vous demandez si 3 000 € suffisent : en moyenne, des obsèques coûtent autour de 4 700 €. Selon les études, le coût réel se situe entre 3 500 et 5 000 € selon les prestations choisies et la région. Un capital trop bas laisse un reste à charge pour la famille, exactement ce que vous cherchez à éviter en souscrivant. La meilleure assurance obsèques est celle dont le capital colle à ce coût réel.

Côté cotisation, la fourchette usuelle s’étend d’environ 10 à 50 € par mois. Le montant dépend de l’âge à la souscription, du capital visé et du type de cotisation. Plus vous souscrivez tôt, plus la cotisation mensuelle est douce. La grille détaillée par âge se trouve dans notre article dédié au prix assurance obsèques 2026.

Un exemple concret pour fixer les idées :
Votre père veut couvrir des obsèques estimées à 4 700 €.
Il souscrit à 68 ans un capital de 4 700 €, avec revalorisation automatique.
Ses proches ne sortiront pas un euro le jour venu, même si les prix ont grimpé entre-temps.

Retenez le principe : le bon capital n’est pas une question de budget, mais de couverture. Visez ce qui protège réellement vos proches, ni plus, ni moins. Un capital calé sur le coût moyen conseillé, revalorisé chaque année, est la marque d’une meilleure assurance obsèques : celle qui laisse la famille tranquille.

Aidant d'une soixantaine d'années et son parent âgé échangeant sereinement à propos d'un choix de contrat
Le bon contrat dépend du profil : âge, budget et objectif guident la décision.

Fiscalité : un capital qui échappe aux droits de succession

En 30 secondes

Le capital d’une assurance obsèques est traité comme une assurance-vie : il est versé hors succession, directement au bénéficiaire désigné. Deux abattements s’appliquent selon l’âge auquel les primes ont été versées. C’est un vrai critère de choix.

Ce capital ne compte pas dans l’héritage taxé, et c’est un atout à ne pas négliger. Cette fiscalité avantageuse fait souvent pencher la balance vers la meilleure assurance obsèques. Comme une assurance-vie, l’assurance obsèques verse la somme hors succession : elle va directement à la personne que vous avez désignée dans la clause bénéficiaire, sans passer par le partage de l’héritage.

Deux abattements encadrent la fiscalité, selon l’âge auquel vous avez versé les primes. Pour les primes versées avant 70 ans, l’abattement atteint 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du Code général des impôts). Pour les primes versées après 70 ans, l’abattement est de 30 500 € au total, tous bénéficiaires confondus (article 757 B). À l’échelle d’un capital obsèques de quelques milliers d’euros, la somme échappe donc presque toujours à l’impôt.

Bonne nouvelle pour le conjoint. Le conjoint marié ou le partenaire de PACS est totalement exonéré : il touche le capital sans aucun droit à payer. Cet avantage fiscal est l’un des critères qui distinguent une meilleure assurance obsèques d’un simple contrat. Le détail des cas concrets, avec les frais déductibles de la succession, est traité dans notre guide fiscalité assurance obsèques.

Quel contrat pour quel profil : la grille aidant

En 30 secondes

Les critères sont les mêmes pour tous, mais l’ordre de priorité change selon votre situation. Voici quatre profils d’aidants et les critères à mettre en tête pour chacun. Aucun assureur recommandé : seulement les bons réflexes.

Une fois la grille en main, la meilleure assurance obsèques dépend de votre situation. Vous ne voulez pas que vos proches aient à sortir plusieurs milliers d’euros le jour venu : c’est le fil rouge de tous les profils. Mais l’âge, le budget et l’objectif déplacent les priorités. Le tableau ci-dessous associe quatre situations typiques à leurs critères clés.

Quel critère prioriser selon votre situation 4 profils d’aidants, les critères, pas une marque

ProfilSituationCritères à prioriserPoint de vigilance
Vous, 52 ansBudget serré, vous anticipez tôtSouscription tôt · revalorisation · cotisation temporaireNe pas viser un capital trop bas pour économiser
Votre mère, 78 ansSouscription tardivePlafond d’âge · sans questionnaire médicalBien vérifier la carence en cas de maladie
Votre père, 68 ansVeut soulager ses enfantsCapital suffisant · clause bénéficiaire claire · hors successionDésigner nommément les bénéficiaires
Vous, 60 ansVous voulez tout organiser d’avanceOrientation prestations · opérateur définiVoir la convention pour l’organisation
À chaque profil d’aidant, ses critères prioritaires : l’âge, le budget et l’objectif changent la bonne formule.

Lire les profils en détail

Cas 1. Vous, 52 ans, budget serré. Votre atout est le temps. En souscrivant tôt, vous obtenez une cotisation mensuelle basse. Priorisez une cotisation temporaire et une revalorisation automatique, pour que le capital ne fonde pas d’ici vos 80 ans. Le piège serait de viser un capital trop faible juste pour économiser quelques euros par mois.

Cas 2.
Votre mère, 78 ans.

Ici, le premier obstacle est le plafond d’âge à la souscription : certains contrats refusent au-delà d’un certain âge.
Cherchez une offre sans questionnaire médical, qui évite les exclusions liées à la santé.
Et lisez attentivement la clause de carence en cas de décès par maladie.

Cas 3.
Votre père, 68 ans, veut soulager ses enfants.

L’objectif est clair : ne rien laisser à charge.
Priorisez un capital suffisant (autour de 4 700 €), une clause bénéficiaire rédigée nommément, et profitez du versement hors succession.
C’est le profil pour lequel la fiscalité avantageuse compte le plus.

Cas 4.
Vous, 60 ans, voulez tout organiser d’avance.

Si vous souhaitez décider vous-même de la cérémonie et de l’opérateur, orientez-vous vers un contrat en prestations.
Pour l’organisation détaillée des funérailles à l’avance, voir notre guide convention obsèques prestations.

Comment demander un devis neutre

Un devis assurance obsèques ne se lit pas comme un tarif de supermarché. Le prix mensuel affiché ne dit rien de la valeur réelle du contrat, ni de sa place parmi les meilleures assurances obsèques. Pour comparer sainement, exigez que chaque devis mutuelle obsèques précise quatre chiffres précis, et refusez ceux qui restent flous.

Voici les quatre chiffres à faire figurer sur tout devis assurance obsèques en ligne ou en agence :

  1. Le capital garanti net de frais, celui que vos proches toucheront vraiment.
  2. La revalorisation : automatique, sur demande, ou absente.
  3. Le délai de carence exact, et son traitement du décès accidentel.
  4. Le coût total sur la durée, pas seulement la mensualité de départ.

Un devis qui refuse de chiffrer ces quatre points est un signal d’alerte. Un bon contrat n’a rien à cacher. En posant ces questions, vous appliquez la grille des 13 critères à un cas réel : c’est ainsi que l’on repère la meilleure assurance obsèques pour soi, et que l’on retrouve le contrôle de la décision.

FAQ – Meilleure assurance obsèques

Quelle est la meilleure assurance obsèques en 2026 ?

Il n’existe pas de meilleure assurance obsèques dans l’absolu. Le bon contrat dépend de votre âge, de votre budget et du capital que vous voulez transmettre. Plutôt que de chercher un classement, comparez les offres sur les 13 critères objectifs : type de contrat, capital, revalorisation, carence, fiscalité. La meilleure assurance obsèques est celle qui coche vos priorités.

Combien coûte une assurance obsèques par mois ?

La cotisation d’une meilleure assurance obsèques se situe le plus souvent entre 10 et 50 € par mois. Le montant dépend de l’âge à la souscription, du capital visé et du type de cotisation choisi. Plus vous souscrivez tôt, plus la mensualité est basse. La grille détaillée par âge et par capital figure dans notre guide dédié au prix de l’assurance obsèques.

Quel est le délai de carence d’un contrat obsèques ?

Le délai de carence est désormais plafonné à 12 mois maximum. Ce n’est pas une loi, mais un engagement des assureurs entériné par le CCSF dans son avis du 8 octobre 2024. Il s’applique aux contrats commercialisés dès le 1er juillet 2025. En cas de décès accidentel, la plupart des contrats versent le capital sans aucun délai.

Capital ou prestations : quelle formule choisir ?

Le contrat en capital verse une somme à vos proches, qui organisent les obsèques librement : c’est la souplesse. Le contrat en prestations fixe les funérailles à l’avance et protège contre la hausse des prix. Le choix dépend de votre priorité : liberté pour la famille, ou protection anti-inflation. Notre article sur le contrat obsèques détaille les deux mécaniques.

Le capital est-il soumis aux droits de succession ?

Non, dans la très grande majorité des cas. Le capital d’une assurance obsèques est versé hors succession, directement au bénéficiaire désigné. Un abattement de 152 500 € par bénéficiaire s’applique pour les primes versées avant 70 ans, et de 30 500 € au total après 70 ans. Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés.

À quel âge souscrire une assurance obsèques ?

Le plus tôt est le plus avantageux : la cotisation mensuelle est d’autant plus basse que vous souscrivez jeune. Souscrire une assurance obsèques à 50 ans permet d’étaler l’effort sur une longue durée, ce qui rend la meilleure assurance obsèques plus accessible. Au-delà de 75 ou 80 ans, certains contrats refusent la souscription ou imposent un questionnaire médical : vérifiez le plafond d’âge avant de vous engager.

Faut-il un questionnaire médical ?

Cela dépend du contrat. Certains imposent un questionnaire médical, qui peut entraîner des exclusions ou une surtarification si la santé est fragile. D’autres proposent une souscription sans questionnaire médical, qui élargit l’accès, notamment pour un parent âgé. C’est un critère à vérifier en priorité pour les souscriptions tardives.

La revalorisation du capital est-elle automatique ?

Pas toujours : c’est justement pourquoi il faut le vérifier. Certains contrats revalorisent le capital automatiquement chaque année, pour suivre la hausse du prix des obsèques. D’autres ne le font que sur demande, ou pas du tout. Un capital sans revalorisation perd de sa valeur au fil des ans et peut laisser un reste à charge à vos proches.

Peut-on résilier ou changer d’assurance obsèques ?

Cela dépend des clauses de rachat et de résiliation du contrat. Certains contrats sont à fonds perdu : les cotisations ne sont pas remboursées si vous arrêtez. D’autres prévoient une valeur de rachat récupérable. Avant de signer une meilleure assurance obsèques, vérifiez toujours ce point, car il détermine si vous pourrez changer d’avis sans tout perdre.

SOURCES10 références
  1. CCSF, Comité consultatif du secteur financier, Avis du 8 octobre 2024 sur les contrats obsèques (Banque de France) — https://www.banque-france.fr/system/files/import/ccsf/ccsf_avis_contrats_obseques.pdf
  2. Code général des impôts, article 990 I (abattement 152 500 € par bénéficiaire), Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047288653
  3. Code général des impôts, article 757 B (abattement global 30 500 € après 70 ans), Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047288569
  4. Economie.gouv.fr, l'assurance obseques : ce qu'il faut savoir avant de souscrire — https://www.economie.gouv.fr/particuliers/assurance-obseques
  5. service-public.gouv.fr, Contrat obsèques — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1122
  6. INC, contrats obsèques : ce qu'il faut savoir pour anticiper sereinement — https://www.inc-conso.fr/content/contrats-obseques-ce-quil-faut-savoir-pour-anticiper-sereinement
  7. Code des assurances, articles L132-1 et suivants (Légifrance) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006073984
  8. Silver Alliance × Simplifia, Observatoire du coût des obsèques en France (2024) — https://www.silvereco.fr/obseques-combien-ca-coute-de-mourir-en-france/
  9. DGCCRF, Contrats obsèques, information du consommateur — https://www.economie.gouv.fr/dgccrf
  10. Notaires de France, assurance-vie et clause bénéficiaire — https://www.notaires.fr/fr/assurance_vie_et_clause_beneficiaire

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