Homme âgé marchant seul sur un chemin de campagne, montre de téléassistance mobile GPS au poignet.

Téléassistance senior : comprendre et s'équiperPar Paul Polyakov|Mis à jour le 5 novembre 2026

Téléassistance mobile GPS personne âgée : prix et limites

Sommaire

Votre père continue de sortir marcher, et vous y pensez chaque fois qu’il referme la porte. La question n’est pas de l’en empêcher. C’est de pouvoir le retrouver et l’aider s’il tombe. La téléassistance mobile GPS sert exactement à cela : un bouton pour appeler à l’aide, même loin de la maison.

Crédit d’impôt

Sur les dépenses de services à la personne

50 %

Dans la limite de 12 000 € par an, mais la part matériel est exclue.

Plateforme

Un chargé d’écoute joignable en permanence

24 h/24

Sept jours sur sept, y compris la nuit et les jours fériés.

Citent la CNIL

Sur les dix premiers résultats Google

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Relevé manuel du top 10 Google France, septembre 2026.

Entrée de gamme

Abonnement mensuel le plus bas relevé

27,90 €

Par mois, options et frais d’installation en plus.


Téléassistance mobile avec GPS : qu’est-ce que c’est exactement ?

En 30 secondes

Un appareil porté, une carte SIM, un bouton. Votre parent appuie, quelqu’un lui répond et voit où il se trouve. La téléassistance mobile fonctionne dehors, la version classique s’arrête au domicile.

La téléassistance mobile est un dispositif porté, médaillon, montre, bip ou téléphone, équipé d’une antenne GPS et d’une carte SIM. Votre parent appuie sur un bouton, un chargé d’écoute lui répond 24 h/24 et le localise, où qu’il soit. Contrairement à la téléassistance classique, elle fonctionne aussi loin du domicile.

Le GPS, c’est le système satellite qui indique où se trouve l’appareil, comme sur un téléphone. C’est toute la différence : on ne sait plus seulement que votre parent a appelé, on sait où il est.

Du bouton pressé à l’arrivée des secours : ce qui se passe, minute par minute

La formule « la plateforme appelle les secours » cache une chaîne plus fine. Un chargé d’écoute décroche d’abord, en général en moins d’une minute. Il parle à votre parent par le haut-parleur de l’appareil, même si celui-ci est au sol et ne peut pas décrocher.

Cet appel de vérification sert à comprendre la situation. S’agit-il d’une fausse manœuvre, d’un malaise, d’une chute sans gravité ? En parallèle, la position GPS s’affiche sur l’écran de la plateforme.

Ensuite, l’ordre des appels suit votre liste, pas l’improvisation. Voisin, puis vous, puis votre frère. Si personne ne répond et que le doute persiste, la plateforme déclenche les secours et leur transmet la position. Le coffre à clés fixé près de la porte évite alors que les pompiers forcent l’entrée.

Chaîne d’alerte d’une téléassistance mobile GPS en cinq étapes, du bouton pressé à l’arrivée des secours. 1 Votre parent appuie Bouton d’alerte, ou chute détectée 2 La plateforme répond Un chargé d’écoute lui parle, 24 h/24 3 Le GPS donne la position Même loin du domicile 4 Un proche est appelé Dans l’ordre que vous avez fixé 5 Les secours arrivent La clé est prise dans le coffre
Une alerte ne part pas directement aux pompiers : un chargé d’écoute parle d’abord à votre parent, lit sa position, puis appelle les proches dans l’ordre que vous avez fixé.

Téléassistance classique ou mobile : le tableau des différences

La différence entre téléassistance classique et mobile ne tient pas à la qualité du service, mais à la zone couverte. Une téléassistance extérieure pour personne âgée déplace la protection hors des murs, et déplace aussi ses points faibles.

Téléassistance classique et téléassistance mobile : ce qui change vraiment

CritèreClassiqueMobileCe que ça change pour vous
Zone couverteLe domicile et ses abordsPartout où le réseau passeIl est couvert quand il sort
ÉquipementBoîtier relié à la ligneMontre, médaillon ou bip autonomeRien à installer chez lui
Réseau utiliséLiaison radio courte portéeCarte SIM sur réseau mobileLe point faible devient la couverture
LocalisationNon : l’adresse est connueOui, position GPS transmiseOn sait où il est
Détection de chuteOption sur certains modèlesOption sur la plupartPresque toujours facturée en plus
RechargePile, plusieurs moisSouvent chaque jourUn geste à intégrer au soir
La téléassistance mobile n’est pas une version améliorée de la classique : elle protège hors du domicile, mais dépend de la couverture réseau et de la batterie.

Médaillon, montre, bip ou téléphone : lequel pour votre parent ?

En 30 secondes

Le meilleur format n’est pas le plus complet, c’est celui qu’il gardera sur lui. Médaillon pour qui refuse le poignet, montre pour qui refuse ce qui « fait vieux », bip pour qui sort avec ses clés.

Quatre formats se partagent le marché, et le bon choix se décide par profil de parent, jamais par fiche technique. La question utile n’est pas « lequel est le plus performant ». C’est « lequel sera encore à son poignet ou dans sa poche dans six mois ».

Le comparatif des 4 formats

Un médaillon ou une montre de téléassistance : que choisir ? Le médaillon se glisse sous le vêtement et tient des mois sur pile. La montre GPS senior passe mieux auprès de ceux qui trouvent que le médaillon « fait vieux », mais elle se recharge souvent chaque jour. Le bip GPS senior vit dans la poche ou au trousseau. Le téléphone portable senior avec GPS convient à qui téléphone déjà tous les jours, mais reste inutile si votre parent ne peut plus se relever pour l’atteindre.

Main d'une femme âgée portant une montre de téléassistance mobile GPS avec bouton d'appel d'urgence.
Un objet qu’on garde au poignet vaut mieux qu’un objet parfait resté dans un tiroir.

Médaillon, montre, bip ou téléphone : le comparatif des quatre formats

FormatSe porte commentAutonomiePour quel parentPoint faible
Médaillon au couCordon sous le vêtementPlusieurs moisRefuse un objet au poignetRetiré la nuit et pour la douche
Montre connectéeAu poignet1 à 3 joursRefuse ce qui « fait vieux »Plus rien si elle n’est pas rechargée
Bip de pochePoche ou trousseauPlusieurs joursSort avec ses clés, jardineReste dans le manteau posé là
Téléphone seniorComme un téléphonePlusieurs joursTéléphone déjà chaque jourInatteignable s’il ne se relève pas
Le meilleur format n’est pas le plus complet techniquement : c’est celui que votre parent gardera réellement sur lui du matin au soir.

Parent atteint d’Alzheimer : pourquoi la balise change la logique

Quand il existe un risque de sortie sans prévenir, la logique s’inverse. Le besoin n’est plus que votre parent appelle à l’aide : dans la maladie d’Alzheimer, il ne le fera pas. Le besoin, c’est que vous puissiez le localiser.

C’est le terrain de la balise GPS pour personne âgée, ou du bracelet GPS. La plupart de ces traceurs permettent de définir une zone autour de chez lui. S’il en sort, vous recevez un message sur votre portable. Certains parents acceptent mieux un bracelet qu’un médaillon, parce qu’il ne s’enlève pas et ne se voit pas.

Une phrase revient dans les forums d’aidants : « Je guette la porte une partie de la nuit. » Cet épuisement n’est pas un défaut d’organisation, c’est une réaction humaine normale à une menace qu’on ne peut pas surveiller en dormant. Un traceur GPS pour personne âgée ne supprime pas l’inquiétude, il vous rend la possibilité de fermer les yeux.

Faut-il une offre sans abonnement ?

Une téléassistance mobile sans abonnement, cela n’existe pas vraiment. Une montre GPS senior sans abonnement, oui : c’est un traceur. Il vous localise, mais personne ne décroche à votre place.

Avec abonnement : une téléassistance

  • Un chargé d’écoute décroche 24 h/24
  • Quelqu’un parle à votre parent par le haut-parleur
  • La plateforme appelle les proches puis les secours
  • Position transmise à celui qui intervient
  • Éligible au crédit d’impôt si le prestataire est déclaré

Sans abonnement : un traceur seul

  • Personne ne décroche : c’est vous, ou personne
  • Aucun appel aux pompiers déclenché par l’appareil
  • Vous devez voir l’alerte sur votre téléphone
  • Rien ne se passe si vous dormez ou êtes en réunion
  • Outil de localisation, pas service d’assistance

Le choix se tranche simplement. Si vous êtes disponible, proche, et que le risque principal est l’errance, un traceur suffit souvent. Si votre parent vit seul et loin de vous, l’abonnement paie précisément ce que vous ne pouvez pas faire à 3 h du matin.

Combien coûte une téléassistance mobile GPS, vraiment ?

En 30 secondes

Comptez 27,90 à 39,00 €/mois affichés, plus les options. Le crédit d’impôt ne porte que sur la part « service » : la location du matériel en est exclue, donc le reste à charge dépasse la moitié de la mensualité.

Le prix affiché d’une téléassistance mobile n’est presque jamais le prix payé. Trois éléments s’ajoutent ou se retranchent : les options facturées à part, les frais d’installation, puis les aides. Voici l’ordre dans lequel les regarder.

Les tarifs relevés sur le marché

Les offres de téléassistance mobile les moins chères démarrent autour de 27,90 € par mois. Les frais d’installation atteignent 49 € chez certains opérateurs, et sont offerts ailleurs. Deux options reviennent presque systématiquement en supplément : le détecteur de chute, autour de 6 € par mois, et le coffre à clés, autour de 3 € par mois.

Tarifs de téléassistance mobile relevés en septembre 2026 Comparatif par type d’offre, à revérifier auprès du prestataire.

Type d’offreTarif mensuel TTCFacturé en plusInstallationReste à charge estimé
Mobile GPS seule27,90 à 31,90 €/moisCoffre à clés, environ 3 €/mois0 à 49 €Plus de la moitié du tarif
Mobile GPS et détection de chute33,50 €/moisDétecteur, environ 6 €/mois0 à 49 €Plus de la moitié du tarif
Offre premium multi-services39,00 €/mois et plusSelon les options retenuesSouvent inclusPlus de la moitié du tarif
Traceur GPS sans plateformeAchat unique, puis carte SIMAucune plateforme d’écouteAucunPas de crédit d’impôt
Le prix affiché n’est jamais le prix payé : les options sont facturées à part, et le crédit d’impôt ne porte que sur la part « service », la location du matériel en étant exclue. Le reste à charge dépasse donc toujours la moitié de la mensualité.

Crédit d’impôt de 50 % : ce qui est pris en compte, ce qui ne l’est pas

Le crédit d’impôt téléassistance s’élève à 50 % des dépenses de l’année, dans la limite de 12 000 € par an. Ce plafond monte à 20 000 € en cas d’invalidité, et il est majoré de 1 500 € par membre du foyer de plus de 65 ans, sans dépasser le plafond majoré.

Bonne nouvelle pour un premier équipement : la téléassistance ouvre droit au crédit d’impôt même souscrite seule, sans autre service à domicile, dès lors qu’elle permet le maintien à domicile d’une personne fragile. Vous n’avez donc pas besoin d’employer une aide-ménagère pour en bénéficier.

Voici ce que personne ne vous dira au téléphone. La location ou la vente du matériel nécessaire à la téléassistance est exclue de l’assiette du crédit d’impôt. Seule la part « service », l’abonnement au plateau d’écoute et la mise en relation avec les personnes que vous avez désignées, ouvre droit à l’avantage. Demandez au prestataire quelle part exacte de votre mensualité ouvre droit au crédit d’impôt : la location du boîtier ou de la montre, comme les frais d’installation du matériel, n’y est pas comptée.

Un point de prudence sur la géolocalisation. La circulaire de 2019 mentionne les systèmes de géolocalisation « pour un suivi à proximité du domicile ». La formule est étroite : faites confirmer par écrit par le prestataire que votre offre entre bien dans le champ éligible.

APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), caisses de retraite : ce qu’il reste vraiment à payer

Deux autres leviers existent. L’APA, l’aide du département qui finance une partie des dépenses liées à la perte d’autonomie, peut intégrer la téléassistance au plan d’aide. Les caisses de retraite accordent parfois une aide, notamment au retour d’une hospitalisation.

Attention au mécanisme de cumul, souvent mal comprisdans les devis : le crédit d’impôt ne porte que sur la part réellement restée à votre charge, jamais sur la part financée par l’APA.

Mme Ferrand, 84 ans, 1 380 €/mois, GIR (Groupe Iso-Ressources) 5

Elle marche tous les jours en centre-bourg. Montre GPS avec détection de chute à 33,50 €/mois, pas d’APA en GIR 5.

Reste à charge : plus de 17 €/mois

M. Delaunay, 88 ans, 1 950 €/mois, GIR 4

Maladie de Parkinson, il part cueillir des champignons. Bip GPS avec détection de chute à 39,00 €/mois, 49 € d’installation.

Crédit d’impôt : sur sa part seule

Mme Bouchard, 79 ans, 1 120 €/mois, GIR 4

Début de maladie d’Alzheimer, elle sort parfois sans prévenir. Balise GPS avec plateforme d’écoute à 27,90 €/mois.

Sortie d’hôpital : aide possible

Ces trois exemples sont des calculs d’illustration. Le montant de l’APA dépend de l’évaluation faite par votre département et des revenus de votre parent.

La détection de chute fonctionne-t-elle vraiment ?

En 30 secondes

Elle repère les chutes brutales, pas les chutes molles ni les malaises. Le bouton d’alerte reste le plus fiable, parce que c’est votre parent qui décide. La détection est un filet en plus, pas à la place.

C’est la question que les vendeurs n’abordent jamais de front, et c’est pourtant celle qui décide de votre tranquillité réelle. Un capteur de chute mesure des mouvements. Il ne comprend pas ce qui arrive à votre parent.

Ce que le capteur détecte, ce qu’il ne détecte pas

Le capteur reconnaît une accélération brusque suivie d’un impact. Quand la chute est lente, molle, sans choc, le signal reste trop faible pour être identifié.

Ce qu’un détecteur de chute repère, et ce qui lui échappe

SituationDétectée ?Pourquoi
Chute brutale au sol DétectéeL’accélération brusque est nette
Chute avec choc contre un meuble DétectéeLe choc accentue le signal
Glissement lent depuis un fauteuil Non détectéeMouvement trop lent, trop faible
Glissement aux toilettes Non détectéeMême cause : une chute molle
Perte de connaissance sans chute Non détectéeLe capteur ne mesure pas un malaise
Chute dans l’eau Non détectéeL’eau amortit et gêne la transmission
Appareil non porté Non détectéePosé sur la table, il ne protège personne
Batterie vide Non détectéePlus d’alimentation, plus de filet
La détection automatique repère les chutes brutales, pas les chutes molles ni les malaises : c’est un filet de secours en plus du bouton d’alerte, jamais à la place.

La conséquence pratique est simple. Le bouton d’alerte reste le dispositif le plus fiable, parce que c’est votre parent qui décide d’appeler. La détection automatique couvre le cas où il ne peut plus appuyer.

Les fausses alertes : d’où elles viennent, comment les réduire

Un bras levé brusquement, un choc du poignet contre un meuble, une séance de jardinage : le capteur peut interpréter ces gestes comme une chute. Le compromis est mécanique. Plus il est sensible, plus il détecte de vraies chutes, et plus il en invente.

Une phrase revient souvent dans les forums d’aidants : « On avait un bracelet, il y avait trop de fausses alertes. » Se lasser après plusieurs alertes pour rien est une réaction normale, pas un manque de vigilance. Ne jugez donc pas un prestataire sur une promesse de zéro fausse alerte. Jugez-le sur deux points : peut-il régler la sensibilité à distance, et comment ses chargés d’écoute mènent-ils l’appel de vérification.

Batterie, zone blanche, étanchéité : les trois angles morts

Sur une montre, la recharge quotidienne doit entrer dans la routine du soir. Oubliée deux soirs de suite, la protection disparaît précisément la nuit. L’autonomie réelle de la batterie est donc une vraie question d’achat, pas un détail de fiche produit.

La couverture réseau est l’angle mort le plus coûteux. En zone blanche, en sous-sol ou avec une carte SIM liée à un seul opérateur, la téléassistance mobile ne fonctionne pas. Or le monde rural est justement celui où votre parent marche seul et loin.

M. Léger, 81 ans, 1 240 €/mois, GIR (Groupe Iso-Ressources) 4, l’a découvert après coup : sa montre à 31,90 €/mois ne captait pas sur son chemin de promenade, dans un vallon. La question à poser avant de signer tient en une ligne : la carte SIM capte-t-elle sur plusieurs réseaux ?

Enfin l’étanchéité. Un appareil retiré pour la douche n’est pas porté au moment où le risque de chute est le plus élevé. Privilégiez la norme IP67, qui garantit la résistance à l’eau, douche comprise.

Ai-je le droit de géolocaliser mon parent âgé ?

En 30 secondes

Oui, à condition de rechercher son accord, de l’informer, et de lui laisser la possibilité d’éteindre l’appareil. La CNIL, l’autorité qui veille à la vie privée, préfère les systèmes où c’est la personne qui déclenche l’alerte.

Géolocaliser un parent âgé est possible, à condition de rechercher son accord, de l’informer même s’il ne peut plus le donner, et de ne pas porter une atteinte excessive à sa liberté d’aller et venir. La question n’a rien d’indélicat : elle est la bonne question, et elle a une réponse.

Ce que dit la CNIL

La CNIL recommande de recueillir l’accord de la personne dans la mesure du possible, et à défaut de l’informer. Elle demande aussi que l’appareil puisse être désactivé et réactivé par la personne elle-même tant qu’elle en est capable. La gestion des alertes doit faire l’objet d’un protocole écrit. Enfin, l’évaluation du risque doit être personnalisée, décidée pour votre parent, jamais appliquée par principe à tout un groupe.

Une préconisation mérite d’être soulignée : la CNIL privilégie les systèmes où la personne est à l’initiative de la demande d’assistance, plutôt qu’une surveillance permanente. C’est exactement ce que disent les aidants quand ils racontent un refus. Le refus porte sur la surveillance, pas sur la sécurité. La règle juridique et le vécu familial convergent, et cette convergence est votre meilleur argument.

Et si mon parent ne comprend plus la question ?

Quand la maladie d’Alzheimer est avancée et qu’une mesure de tutelle ou de curatelle existe, la décision revient au représentant légal, dans l’intérêt de la personne. Une atteinte à la vie privée peut alors se justifier par la sécurité, sans porter une atteinte excessive à la dignité et à la liberté d’aller et venir. Une charte de bonnes pratiques en gérontologie encadre ces situations.

Il refuse de le porter : ce qui marche, ce qui braque

En 30 secondes

Un appareil refusé ne protège personne. Le refus porte presque toujours sur le symbole, pas sur la fonction. Changer de format et lui laisser le choix débloque la plupart des situations.

Fille aidante et son père âgé discutant du port d'une montre de téléassistance dans une cuisine lumineuse.
Le refus porte presque toujours sur le symbole, pas sur la fonction.

Pourquoi il refuse (et ce n’est pas ce que vous croyez)

Faire accepter la téléassistance à un parent âgé se joue rarement sur les arguments techniques. Le refus porte sur ce que l’objet dit de lui, pas sur ce qu’il fait. Une phrase revient dans les forums d’aidants : « Il refuse le médaillon, mais il porte sa montre de sport sans broncher. »

La conséquence est directe : changez de format avant de changer d’argument. Un objet qui ne ressemble pas à du matériel médical lève une bonne partie de la résistance.

Il existe une autre issue, et elle est plus douloureuse. Faute de solution acceptée, beaucoup d’aidants finissent par restreindre les sorties de leur parent. « J’essaie de le décourager de se promener, car je deviens nerveux » : ce glissement est humain. Votre angoisse se transforme en interdiction imposée à quelqu’un qui n’a rien demandé. Le dispositif sert précisément à ne pas en arriver là.

Cinq façons de présenter la chose qui font accepter

  1. Présentez-le comme ce qui lui permet de continuer à sortir, jamais comme ce qui le surveille.
  2. Laissez-le choisir le modèle : le fait de choisir désamorce le sentiment d’imposition.
  3. Rappelez-lui qu’il peut l’éteindre lui-même, ce qui est aussi ce que recommande la CNIL.
  4. Proposez un essai d’un mois sans engagement plutôt qu’une décision définitive.
  5. Équipez-le avant la crise, pas après. Un regret revient souvent chez les aidants : « Il aurait fallu qu’il s’y habitue plus tôt. »

Avant de signer : votre protocole d’alerte et les questions à poser

En 30 secondes

Ce qui décide de l’efficacité, ce n’est pas l’appareil, c’est le document écrit qui dit qui est appelé, dans quel ordre, et ce que fait la plateforme si personne ne répond.

Votre protocole d’alerte en 6 points

Rédigez ces six points, puis transmettez-les à la plateforme. C’est ce document, et non le matériel, qui déterminera ce qui se passera réellement le jour de l’alerte.

  1. Qui est appelé, et dans quel ordre

    Deux à trois personnes à prévenir, classées. La plateforme suit votre liste, elle n’improvise pas.

    À décider avant la signature
  2. Sur quel numéro, et à quelles heures

    Indiquez le numéro qui sonne vraiment en journée, et celui de la nuit s’il est différent.

    Deux numéros par personne
  3. Qui a une clé du domicile

    Voisin, gardien, ou coffre à clés fixé près de la porte, avec son code confié à la plateforme.

    Sans clé, la porte est forcée
  4. Ce que fait la plateforme si personne ne répond

    Faites écrire la consigne : appel des secours au bout de combien de tentatives, et dans quel délai.

    Le point le plus souvent oublié
  5. Les informations médicales à transmettre

    Traitements, allergies, pathologies, médecin traitant. Les secours gagnent des minutes.

    À relire chaque année
  6. Qui met la liste à jour

    Un numéro changé, un aidant absent l’été : désignez la personne responsable des mises à jour.

    Un rappel dans l’agenda

Les 7 questions à poser au prestataire, et comment résilier

Les avis en ligne sur la téléassistance mobile disent peu de choses utiles. Ces sept questions, posées au téléphone, en disent beaucoup plus. Demandez aussi si la plateforme est certifiée NF Service Téléassistance.

La carte SIM capte-t-elle sur plusieurs réseaux ?

Avec un seul opérateur, l’appareil peut ne pas fonctionner sur son chemin de promenade habituel.

Quelle autonomie réelle en usage quotidien ?

Demandez la durée constatée, pas celle du catalogue. L’écart va parfois du simple au double.

L’appareil est-il étanche, norme IP67 ?

Un appareil retiré pour la douche n’est pas porté quand le risque de chute est le plus élevé.

La détection de chute est-elle incluse ?

Elle est presque toujours facturée à part, et sa sensibilité doit pouvoir être réglée à distance.

Y a-t-il des frais d’installation ?

Comptez aussi le coffre à clés et la mise en service, souvent absents du prix annoncé.

Êtes-vous déclaré services à la personne ?

Première question à poser : sans ce statut, aucun crédit d’impôt, quel que soit le prix affiché.

Quel engagement, et quel délai pour résilier ?

Un essai d’un mois sans engagement change tout quand votre parent hésite encore.

Pour résilier un abonnement de téléassistance, vérifiez la durée d’engagement avant de signer, puis envoyez votre demande par écrit en respectant le préavis prévu au contrat.

FAQ – Téléassistance mobile GPS personne âgée

Qu’est-ce que la téléassistance mobile avec GPS ?

La téléassistance mobile avec GPS est un appareil porté, montre, médaillon, bip ou téléphone, doté d’une carte SIM et d’une antenne GPS. Votre parent appuie sur un bouton, un chargé d’écoute lui parle et voit où il se trouve, même loin du domicile.

Combien coûte la téléassistance mobile par mois ?

Les tarifs de téléassistance mobile relevés en septembre 2026 vont de 27,90 € à 39,00 € par mois. Ajoutez le détecteur de chute, environ 6 €, et le coffre à clés, environ 3 €. Le crédit d’impôt ne portant que sur la part service, hors location du matériel, le reste à charge dépasse la moitié de la mensualité.

La téléassistance mobile donne-t-elle droit au crédit d’impôt ?

Oui, à hauteur de 50 % des dépenses, dans la limite de 12 000 € par an, si le prestataire est déclaré services à la personne. Attention : la location ou la vente du matériel nécessaire à la téléassistance est exclue de l’assiette. Seul l’abonnement au plateau d’écoute ouvre droit à l’avantage.

L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) peut-elle financer la téléassistance mobile ?

Oui. La téléassistance mobile peut être intégrée au plan d’aide APA, après évaluation par le département. Les caisses de retraite accordent parfois une aide, notamment au retour d’une hospitalisation. Le crédit d’impôt ne porte alors que sur la part restée à votre charge.

La téléassistance mobile fonctionne-t-elle partout en France ?

Non. La téléassistance mobile dépend de la couverture du réseau mobile. En zone blanche, en sous-sol ou avec une carte SIM liée à un seul opérateur, elle peut ne pas fonctionner. Demandez si la carte SIM capte sur plusieurs réseaux avant de signer.

Existe-t-il une téléassistance mobile sans abonnement ?

Pas vraiment. Sans abonnement, vous achetez un traceur GPS : il vous localise votre parent, mais aucune plateforme ne décroche et personne n’appelle les secours. C’est un outil de localisation, utile si vous êtes disponible, pas un service d’assistance.

Montre GPS ou médaillon : que choisir pour un parent âgé ?

Le médaillon tient des mois sur pile et se glisse sous le vêtement, mais il est souvent retiré la nuit. La montre passe mieux auprès de ceux qui trouvent que le médaillon fait vieux, à condition de la recharger chaque soir.

La détection de chute fonctionne-t-elle vraiment ?

Partiellement. Elle repère les chutes brutales et les chocs, pas les chutes molles, les glissements lents depuis un fauteuil ou aux toilettes, les malaises sans chute, ni les chutes dans l’eau. Le bouton d’alerte reste le plus fiable des deux.

Peut-on géolocaliser une personne âgée sans son accord ?

La CNIL demande de rechercher son accord dans la mesure du possible, et à défaut de l’informer. Si une mesure de tutelle ou de curatelle existe, la décision revient au représentant légal, sans porter une atteinte excessive à sa liberté d’aller et venir.

La téléassistance mobile est-elle adaptée à une personne atteinte d’Alzheimer ?

Oui, mais la logique change. Votre parent n’appellera probablement pas à l’aide. Une balise ou un bracelet GPS avec zone de sécurité devient plus utile : vous recevez un message sur votre portable s’il sort du quartier.

SOURCES12 références
  1. Service-public.fr, crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile et services à la personne — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12
  2. Légifrance, article 199 sexdecies du code général des impôts — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000054251333
  3. Légifrance, article D7231-1 du code du travail, champ des activités de services à la personne — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033747429/
  4. BOFiP, doctrine fiscale BOI-IR-RICI-150 — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3969-PGP.html/identifiant=BOI-IR-RICI-150-20170920
  5. Sénat, réponse ministérielle du 5 juin 2025 sur l'assiette du crédit d'impôt téléassistance — https://www.senat.fr/questions/base/2024/qSEQ241000870.html
  6. CNIL, géolocalisation des personnes vulnérables : les préconisations — https://www.cnil.fr/fr/cnil-direct/question/geolocalisation-des-personnes-vulnerables-les-preconisations-de-la-cnil
  7. CNIL, systèmes de suivi et d'assistance électroniques des personnes âgées ou désorientées — https://www.cnil.fr/fr/systemes-de-suivi-et-dassistance-electroniques-des-personnes-agees-ou-desorientees-les
  8. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr, la téléassistance — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile/beneficier-d-aide-a-domicile/la-teleassistance
  9. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr, les aides financières pour installer une téléassistance — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile/aides-financieres/les-aides-financieres-pour-installer-une-teleassistance
  10. AP-HP, charte de bonnes pratiques sur les dispositifs de géolocalisation en gérontologie — https://affairesjuridiques.aphp.fr/textes/charte-sur-les-bonnes-pratiques-relatives-a-lemploi-des-dispositifs-de-geolocalisation-en-gerontologie-au-benefice-de-personnes-agees-presentant-des-troubles-des-fonctions-intellectuelles/
  11. Silver Eco, panorama des solutions de téléassistance mobile en France — https://www.silvereco.fr/teleassistance-mobile/
  12. Autonomag, capteurs de chute : fonctionnement et efficacité réelle — https://www.autonomag.com/capteurs-de-chute-fonctionnement-efficacite/