Aidante et sa mère âgée assises dans un salon lumineux, médaillon de téléassistance visible au poignet.

Prix de la téléassistance et aides au financementPar Paul Polyakov|Mis à jour le 27 septembre 2026

Téléassistance gratuite pour personne âgée : qui y a droit ?

Sommaire

Beaucoup d’aidants décrivent la même scène : le téléphone qui sonne dans le vide, puis l’appel à la voisine de palier. La téléassistance gratuite existe, mais pas pour tout le monde. Trois situations différentes portent ce mot. Une seule ramène vraiment la facture à 0 €. Les autres la font tomber à 3,60 € ou 12,50 € par mois.

Crédit d’impôt

Sur la dépense que vous supportez réellement

50 %

Il se calcule après déduction des aides, pas sur la facture affichée.

Plafond annuel

Dépenses de services à la personne retenues

12 000 €

Majoré de 1 500 € par personne de plus de 65 ans du foyer, dans la limite de 15 000 €.

Décision d’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie)

Délai légal après un dossier complet

2 mois

Le département dispose de deux mois à compter de la réception du dossier complet.

Reste à charge

Fourchette réelle constatée sur nos cinq calculs

0 à 12,50 €

Par mois, aides et crédit d’impôt déduits, pour un prix affiché de 10 à 40 €.


La téléassistance gratuite existe-t-elle vraiment ?

En 30 secondes

Il n’existe pas de téléassistance gratuite pour tout le monde. Trois situations portent ce nom : une aide publique qui paie l’abonnement, un appareil acheté une fois, ou un mois d’essai offert. Une seule ramène la facture à zéro.

La téléassistance gratuite est réelle quand une aide publique paie l’abonnement : l’allocation du département, le service propre de votre conseil départemental, ou le budget d’action sociale de la caisse de retraite.

Gratuite parce qu’une aide publique la paie

C’est le seul vrai zéro. Votre parent est équipé, le service tourne 24 h/24, et personne ne lui présente de facture. C’est l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) qui paie, ou son département directement. Nous détaillons les cinq aides mobilisables plus bas, et l’ordre dans lequel les demander.

« Sans abonnement », c’est autre chose

Certains vendeurs parlent de téléassistance sans abonnement. Vous achetez une montre ou un médaillon une seule fois, autour de 150 à 180 €. Il n’y a plus rien à payer ensuite, mais il n’y a plus personne non plus au bout du fil : l’alerte part vers vous, pas vers une centrale d’écoute. Un appareil acheté est du matériel, pas un service à la personne : il n’ouvre donc aucun crédit d’impôt. Ce n’est pas une gratuité, c’est un autre produit.

Le mois offert n’est pas une gratuité

Le troisième sens est commercial : le premier mois offert, ou l’installation offerte. C’est une remise d’accueil. Après quatre semaines, l’abonnement se paie plein tarif. Regardez surtout ce qui vient après l’offre : les frais de mise en service, et le préavis de résiliation. C’est là que se logent les mauvaises surprises.

Compris dans un abonnement

  • Le boîtier et le médaillon ou bracelet
  • L’installation au domicile
  • Le remplacement du matériel en panne
  • La centrale d’écoute, 24 h/24 et 7 j/7
  • L’appel de vérification avant d’envoyer quelqu’un

Souvent à votre charge

  • Les frais de dossier ou de mise en service, selon le contrat
  • Les options : détection de chute automatique, boîtier mobile avec GPS
  • Le matériel acheté une fois, sans abonnement, qui n’ouvre aucun crédit d’impôt
  • Le préavis de résiliation, à lire avant de signer

Qui a droit à la téléassistance gratuite ?

En 30 secondes

La gratuité ne dépend ni de l’âge seul, ni des revenus seuls. Elle dépend de trois portes d’entrée : l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), un handicap reconnu, ou le dispositif propre du département de votre parent.

Cinq situations ouvrent droit à une téléassistance gratuite ou quasi gratuite : bénéficier de l’APA, de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), de l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %, atteindre l’âge fixé par le département, ou se trouver dans une situation de grande fragilité.

L’APA, la porte la plus large

APA, l’aide du département qui paie une partie des services à domicile, à partir de 60 ans. Deux conditions seulement : avoir 60 ans, et être classé en GIR (Groupe Iso-Ressources) 1, 2, 3 ou 4. GIR, le niveau de dépendance évalué par le département, de 1 pour le plus dépendant à 6 pour le plus autonome. Une équipe passe au domicile pour l’évaluer. Si vous voulez comprendre ce qui se joue pendant cette visite, lisez notre page sur l’évaluation GIR grille AGGIR.

La PCH et l’AAH, la porte handicap

PCH, l’aide qui finance les besoins liés à un handicap reconnu. Elle s’ouvre avant 60 ans, et elle suit votre parent après. L’AAH avec un taux d’incapacité d’au moins 80 % ouvre les mêmes portes dans plusieurs départements. Les deux se demandent à la maison départementale des personnes handicapées.

Le critère d’âge de votre département

Certains départements ouvrent leur service à tous les habitants d’un certain âge, sans regarder les revenus. En Haute-Garonne, c’est 70 ans. Dans le Puy-de-Dôme, 65 ans, avec une situation d’isolement ou un handicap attesté par certificat médical. Personne n’y pense, et c’est un droit qui se perd faute d’être demandé.

Si votre parent est en GIR 5 ou 6

Pas d’APA, donc pas de gratuité par cette voie. Mais le crédit d’impôt de 50 % reste acquis, sans condition d’âge ni de revenus. Et sa caisse de retraite peut financer une part de l’abonnement dans un plan d’action personnalisé. Une porte fermée ne les ferme pas toutes.

Votre parent a-t-il droit à la gratuité ?

Arbre de décision : quatre questions pour savoir si la téléassistance de votre parent peut être gratuite. 1 Votre parent touche l’APA (GIR 1 à 4) ? Gratuit dans plusieurs départements sinon 2 Il perçoit la PCH, ou l’AAH avec 80 % d’incapacité ? Gratuit en Haute-Garonne sinon 3 Il a l’âge fixé par son département (65 ou 70 ans) ? Tarif unique réduit 12,68 €/mois en Haute-Garonne sinon 4 Aucune des trois portes ne s’ouvre ? Crédit d’impôt 50 % la moitié reste à payer
Quatre questions dans l’ordre : l’APA d’abord, puis le handicap reconnu, puis le dispositif du département. Si aucune ne s’ouvre, le crédit d’impôt ramène la facture de moitié.

Les cinq aides qui font tomber la facture

En 30 secondes

Cinq aides existent et elles se cumulent, mais dans un ordre précis : les aides publiques d’abord, le crédit d’impôt en dernier, parce qu’il se calcule sur ce qu’il vous reste à payer.

L’ordre de demande change le montant final : APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), dispositif départemental, CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et caisse de retraite se demandent avant, le crédit d’impôt se calcule après.

L’APA à domicile, à condition de le demander

Demandez explicitement que la téléassistance soit inscrite au plan d’aide. Sans cette phrase, elle n’y figure pas. Ensuite, votre parent participe selon ses revenus : aucune participation jusqu’à 933,89 € par mois, puis une part qui monte progressivement jusqu’à 90 % à 3 439,31 €, et 90 % au-delà, pour une personne seule.

L’aide de son département ou de son CCAS

CCAS, le bureau d’action sociale de sa mairie, la première porte à pousser. Certains départements gèrent leur propre service et le rendent gratuit pour les bénéficiaires de l’APA. Le CCAS, lui, applique un barème communal selon les ressources.

L’aide de sa caisse de retraite

CARSAT, Agirc-Arrco, MSA (Mutualité Sociale Agricole) : les caisses financent une part de l’abonnement dans un plan d’action personnalisé, réservé aux retraités autonomes, en GIR (Groupe Iso-Ressources) 5 ou 6. C’est exactement le public que l’APA laisse de côté.

Le crédit d’impôt de 50 %, et ce qui a changé

Il vaut 50 % des sommes payées, dans la limite de 12 000 € de dépenses par an. Ce plafond monte de 1 500 € par personne de plus de 65 ans du foyer, sans dépasser 15 000 €. Jusqu’ici, la téléassistance n’y donnait droit que si elle était vendue avec d’autres services à domicile. Depuis 2026, un abonnement souscrit seul ouvre droit au crédit d’impôt. C’est le changement le plus utile de l’année pour les familles. L’avance immédiate permet, chez les prestataires qui la proposent, de ne payer que la moitié dès la facture.

La règle d’imputation, en une phrase

Le crédit d’impôt porte sur la dépense réellement supportée, aides déduites. Cinquante pour cent de ce qui reste, jamais 50 % de la facture affichée.

Les cinq aides qui font tomber la facture

N°AidePour quiCe que ça couvreDélai
1APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) à domicile
Conseil départemental
60 ans et plus, GIR (Groupe Iso-Ressources) 1 à 4Tout ou partie de l’abonnement, si la téléassistance est inscrite au plan d’aide2 mois après dossier complet
2Dispositif départemental
Conseil départemental
Variable : APA, PCH (Prestation de Compensation du Handicap), AAH (Allocation aux Adultes Handicapés), ou critère d’âgeLa gratuité totale, ou un tarif unique subventionnéQuelques semaines
3Aide du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale)
Mairie
Selon les ressources, barème communalUne participation mensuelle ou l’installationVariable selon la commune
4Aide de la caisse de retraite
CARSAT, Agirc-Arrco, MSA (Mutualité Sociale Agricole)
Retraités GIR 5 et 6, sans APAUne part de l’abonnement, dans un plan d’action personnaliséQuelques semaines à deux mois
5Crédit d’impôt
Administration fiscale
Tous, sans condition d’âge ni de revenus50 % de ce que vous supportez après les aidesÀ la déclaration suivante
Les quatre premières aides se demandent auprès d’un guichet ; la cinquième se calcule à la fin, sur ce qu’il vous reste à payer. C’est cet ordre qui change le montant final.

Combien votre parent paiera vraiment

En 30 secondes

Entre le prix affiché, de 10 à 40 € par mois, et ce que votre parent paiera, il y a souvent un facteur 5 à 10. Voici cinq situations calculées, de bout en bout.

Le reste à charge réel d’une téléassistance va de 0 € à environ 12,50 € par mois, une fois les aides du département et le crédit d’impôt déduits. Ce sont des exemples de calcul, pas des témoignages.

Le cas où c’est vraiment 0 €

Calcul 1, Mme Alberola, 86 ans, Haute-Garonne, GIR (Groupe Iso-Ressources) 4, bénéficiaire de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie).
Le département finance intégralement le service pour les bénéficiaires de l’APA.
Reste à charge : 0 €/mois.

Calcul 3, Mme Kerbrat, 81 ans, GIR 3, 1 600 €/mois, département sans dispositif propre, abonnement à 30 €/mois.
360 € par an inscrits au plan d’aide APA.
Son taux de participation, calculé sur ses ressources, représente environ un quart dans son cas : l’APA couvre à peu près les trois quarts, soit 273,60 € par an.
Il lui reste 86,40 € par an.
Le crédit d’impôt de 50 % s’applique sur ce reste, soit 43,20 €.
Reste à charge final : 43,20 € par an, soit 3,60 €/mois. D’un prix affiché de 30 € à 3,60 €.

« Le département dit que c’est gratuit, et on me réclame 12 € »

Vous nous écrivez souvent cette phrase. Les deux affirmations sont vraies : elles ne parlent pas de la même personne.

Calcul 2, M. Delaunay, 74 ans, Haute-Garonne, autonome, 1 500 €/mois de retraite, pas d’APA.
Il remplit la condition d’âge, plus de 70 ans, mais il n’a ni l’APA, ni la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), ni l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés).
Le tarif départemental s’applique : 12,68 €/mois.
Le crédit d’impôt de 50 % ramène la dépense à 6,34 €/mois.

La gratuité du département est réservée à ceux qui touchent déjà une aide. Pour les autres, c’est un tarif unique, très en dessous du marché, mais pas zéro.

De 30 € affichés à 3,60 € payés

Empilement des aides : un abonnement de 30 euros par mois ramené à 3,60 euros après l’APA et le crédit d’impôt. 1. Prix affiché de l’abonnement 30 €/mois 2. Après l’APA inscrite au plan d’aide 7,20 €/mois l’APA couvre environ les trois quarts 3. Après le crédit d’impôt de 50 % 3,60 €/mois calculé sur ce qui reste, pas sur la facture
Exemple de calcul MonAgeDor pour une personne en GIR 3 disposant de 1 600 € par mois : l’APA s’applique d’abord, le crédit d’impôt ensuite, sur le seul reste à charge.

Sans abonnement : le calcul que le marché fait à l’envers

Calcul 4, M. Vaudran, 79 ans, GIR 5, 1 900 €/mois, abonnement à 25 €/mois.
Pas d’APA en GIR 5. Mais depuis 2026, un abonnement souscrit seul ouvre droit au crédit d’impôt.
300 € par an, crédit d’impôt 150 €.
Reste à charge : 12,50 €/mois.

Calcul 5, une montre d’alerte à 180 €, sans abonnement.
Achat unique, donc aucun crédit d’impôt, et aucune centrale d’écoute derrière.
Face aux 12,50 € nets du calcul précédent, le point d’équilibre arrive à 14 à 15 mois, pas à 7.
Face aux 3,60 € du calcul 3, il dépasse quatre ans.

On lit partout que l’achat est rentabilisé en sept mois. Ce calcul compare un achat net à un abonnement brut, avant aides. L’écart est d’un facteur deux. Et votre parent, à trois heures du matin, n’a pas besoin d’un appareil rentable : il a besoin que quelqu’un réponde.

Ce que propose votre département

En 30 secondes

Certains départements gèrent leur propre service de téléassistance, à tarif unique, et le rendent gratuit pour les bénéficiaires de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Le vôtre le fait peut-être, et cela se vérifie en trois clics.

Chaque conseil départemental fixe ses propres règles : gratuité liée à une aide, tarif unique réduit, ou simple condition d’âge.

La Haute-Garonne, le cas le plus avancé

Le département y gère son service directement. Il est gratuit pour les bénéficiaires de l’APA, de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), ou de l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Pour tous les autres habitants de plus de 70 ans, le tarif unique est de 12,68 € TTC par mois, révisé au 1ᵉʳ février. Une situation de grande fragilité, soins palliatifs ou fin de vie, ouvre aussi l’accès.

Les autres formules, et le relais si rien n’existe

La Somme propose un service départemental subventionné, matériel et maintenance compris. Le Puy-de-Dôme ouvre le sien à partir de 65 ans, sur critère d’isolement ou de handicap. Si le département de votre parent ne propose rien, le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de sa commune et sa caisse de retraite prennent le relais, avec leurs propres barèmes.

Trois départements, trois formules

DépartementCe qu’il proposeConditionsReste à charge
Haute-GaronneService départemental, tarif uniquePlus de 70 ans, ou APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), ou PCH (Prestation de Compensation du Handicap), ou AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) à 80 %, ou grande fragilité0 € pour l’APA, la PCH et l’AAH à 80 % ; 12,68 €/mois pour les autres
SommeService départemental subventionné, matériel et maintenance comprisRésider dans le départementTarif unique réduit, montant à demander au département
Puy-de-DômeTéléassistance départementale, 24 h/24 et 7 j/765 ans et plus, isolement, ou handicap attesté par certificat médicalMontants non publiés : à demander au département
Trois formules très différentes d’un territoire à l’autre : gratuité liée à une aide, tarif unique subventionné, ou accès sur critère d’âge et d’isolement.

Pourquoi un dossier de téléassistance gratuite est refusé

En 30 secondes

Quatre raisons font refuser un dossier. La plus fréquente n’a rien à voir avec l’argent : l’absence de deux proches capables d’intervenir rapidement au domicile.

Les quatre motifs de refus : pas assez de proches joignables, un GIR (Groupe Iso-Ressources) trop élevé, des ressources au-dessus du barème local, ou un prestataire sans agrément.

Il faut des proches à proximité

Beaucoup de services, départementaux comme privés, demandent deux proches joignables et capables de passer rapidement au domicile. Ce n’est pas une règle nationale, c’est une condition propre à chaque contrat, et c’est la première cause de refus dont les familles nous parlent. Si vous habitez à 400 kilomètres, vous n’êtes pas coincé pour autant. Une boîte à clés sécurisée posée près de la porte règle la question dans la plupart des cas. Un voisin qui accepte d’être inscrit suffit souvent. Certains opérateurs privés n’imposent pas cette condition, et un service d’aide à domicile peut tenir ce rôle par convention.

Le GIR, les ressources, l’agrément

En GIR 5 ou 6, pas d’APA : le dossier de gratuité tombe, mais le crédit d’impôt et l’aide de la caisse de retraite restent ouverts. Au-dessus du barème de ressources du département, la gratuité devient un tarif réduit, ce qui n’est pas la même chose qu’un refus. Enfin, vérifiez l’agrément services à la personne du prestataire, ce label officiel sans lequel aucun crédit d’impôt n’est possible. Les avis clients ne vous diront rien là-dessus : demandez le numéro de déclaration, avant de signer.

Faire la demande, et tenir dans le temps

En 30 secondes

Une seule porte d’entrée à retenir : le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de sa commune, ou le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination). Comptez deux mois pour une décision d’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) à partir du dossier complet.

La demande se fait auprès du CCAS de la commune de votre parent, ou du CLIC, ce guichet local qui informe et oriente les familles sur le grand âge.

Étape 1 : l’appel, et la phrase exacte à dire

Aidante d'une soixantaine d'années au téléphone, dossier d'aide et stylo posés sur la table de sa cuisine.

Appelez le CCAS. Dites : « je demande que la téléassistance soit inscrite au plan d’aide APA de ma mère ». Cette phrase change tout. Elle ne figure pas d’office dans le plan, et personne ne la proposera à votre place.

Étapes 2 et 3 : le dossier, puis le prestataire

  1. Appelez le CCAS de sa commune, ou le CLIC

    Une seule porte d’entrée à retenir. Dites la phrase exacte : vous demandez que la téléassistance soit inscrite au plan d’aide. Sans cette demande, elle n’y figure pas.

    Un appel
  2. Montez le dossier avec l’équipe du département

    Une évaluation à domicile fixe le GIR (Groupe Iso-Ressources) et le plan d’aide. Le département a deux mois pour décider, à compter de la réception du dossier complet.

    2 mois
  3. Choisissez un prestataire agréé services à la personne

    Vérifiez l’agrément avant de signer, puis lisez la durée d’engagement, le préavis et les conditions de restitution du matériel.

    Avant de signer

« C’est financé, et maintenant il refuse de le porter »

Poignet d'une femme âgée portant un bracelet d'alerte, main de sa fille posée sur la sienne, cuisine claire.

Une phrase revient dans tous les forums : il dit qu’il n’en a pas besoin. Une autre, juste après : elle trouve ça moche. Ce refus n’est pas un caprice. Accepter le médaillon, c’est accepter d’être devenu fragile, et personne ne signe cela de bon cœur. Ce que votre parent refuse, ce n’est pas l’objet, c’est ce que l’objet dit de lui. Trois sorties existent. Choisissez un format qui ne ressemble pas à un appareil médical : une montre se porte, un boîtier autour du cou se cache. Demandez un essai sans engagement, en parlant de test et non d’installation. Et surtout, laissez-le choisir le modèle lui-même : c’est souvent ce geste-là qui débloque tout, parce qu’il lui rend la décision.

Résilier, ou partir en EHPAD

Regardez quatre lignes du contrat avant de signer : la durée d’engagement, le préavis, la restitution du matériel, et le sort des frais d’installation. Une entrée en établissement se prépare rarement six mois à l’avance, et un engagement de deux ans devient alors un piège. Si cette question se pose déjà, nos démarches d’admission en EHPAD vous donnent le calendrier réel.

FAQ – Téléassistance gratuite pour personne âgée

La téléassistance gratuite existe-t-elle vraiment ?

Oui, mais pas pour tout le monde. Elle est réellement gratuite quand une aide publique paie l’abonnement : l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), le service propre du département, ou l’action sociale d’une caisse de retraite. Hors de ces cas, la facture baisse fortement sans tomber à zéro.

Qui a droit à la téléassistance gratuite ?

Trois portes ouvrent la gratuité : percevoir l’APA avec un GIR (Groupe Iso-Ressources) de 1 à 4, percevoir la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) ou l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou atteindre l’âge fixé par le département, souvent 65 ou 70 ans.

Comment obtenir une téléassistance gratuite auprès de son département ?

Ouvrez le site du conseil départemental et cherchez « téléassistance » ou « seniors, rester à domicile ». À défaut, appelez le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la commune de votre parent. C’est lui qui connaît les barèmes locaux et monte le dossier avec vous.

L’APA prend-elle en charge la téléassistance ?

Oui, à condition de le demander explicitement. La téléassistance doit être inscrite au plan d’aide établi après l’évaluation à domicile. Votre parent participe ensuite selon ses revenus : aucune participation jusqu’à 933,89 € par mois.

Peut-on cumuler l’APA et le crédit d’impôt pour la téléassistance ?

Oui, et l’ordre compte. L’APA s’applique d’abord sur la facture. Le crédit d’impôt de 50 % porte ensuite sur la seule dépense que votre parent supporte réellement, aides déduites. Jamais sur le prix affiché.

Quel est le prix d’un abonnement de téléassistance ?

Le marché se situe entre 10 et 40 € par mois selon le prestataire et les options retenues, détection de chute ou boîtier mobile. Les services départementaux sont nettement en dessous, autour de 12 € par mois pour les personnes non aidées.

Le CCAS peut-il payer la téléassistance ?

Oui, beaucoup de CCAS financent une participation mensuelle ou les frais d’installation, selon un barème communal de ressources. C’est aussi le guichet qui vous orientera vers le dispositif du département. Commencez toujours par lui.

Quelle est la différence entre téléassistance et téléalarme ?

La téléalarme désigne le simple bouton d’alerte relié à des proches. La téléassistance ajoute une centrale d’écoute professionnelle, joignable 24 h/24, qui rappelle pour vérifier que tout va bien avant d’envoyer quelqu’un.

Existe-t-il une téléassistance sans abonnement et gratuite ?

Non. Une téléassistance sans abonnement suppose un achat de matériel, entre 150 et 180 €, sans centrale d’écoute derrière. Une téléalarme gratuite au sens strict n’existe que par le financement public d’un abonnement, jamais par l’achat d’un appareil.

La mutuelle rembourse-t-elle la téléassistance ?

Certains contrats prévoient une participation dans leur volet assistance ou action sociale, souvent une aide ponctuelle plutôt qu’un forfait mensuel. Demandez à la mutuelle de votre parent avant de signer : ce poste ne figure presque jamais dans les tableaux de garanties.

SOURCES12 références
  1. Légifrance, article 199 sexdecies du Code général des impôts (crédit d'impôt services à la personne, version en vigueur au 14/06/2026) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000054251333
  2. Service-public.gouv.fr, crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile (fiche F12) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12
  3. Service-public.gouv.fr, allocation personnalisée d'autonomie à domicile (fiche F10009) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F10009
  4. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr, les aides financières pour installer une téléassistance — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile/aides-financieres/les-aides-financieres-pour-installer-une-teleassistance
  5. Pour-les-personnes-agees.gouv.fr, définition officielle de la téléassistance — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile/beneficier-d-aide-a-domicile/la-teleassistance
  6. Conseil départemental de la Haute-Garonne, service Téléassistance 31 (conditions et tarif) — https://www.haute-garonne.fr/teleassistance-31
  7. Conseil départemental du Puy-de-Dôme, téléassistance départementale pour les personnes âgées — https://www.puy-de-dome.fr/subventions/guide-des-aides-departementales/tele-assistance-departementale-pour-les-personnes-agees.html
  8. Conseil départemental de la Somme, la téléassistance départementale — https://www.somme.fr/services/seniors/rester-a-domicile/la-teleassistance/
  9. BOFiP, BOI-IR-RICI-150-10, champ d'application du crédit d'impôt services à la personne — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3971-PGP.html/identifiant=BOI-IR-RICI-150-10-20170920
  10. Service-public.gouv.fr, prestation de compensation du handicap (fiche F14202) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14202
  11. Service-public.gouv.fr, allocation aux adultes handicapés (fiche F12242) — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12242
  12. L'Assurance retraite, aides d'action sociale des caisses de retraite pour le maintien à domicile — https://www.lassuranceretraite.fr/

En savoir plus sur Mon Age d'Or

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture