Fille aidante et sa mère âgée au pied de l'escalier d'une maison, lumière douce du matin.

Ascenseur de maisonPar Paul Polyakov|Mis à jour le 20 octobre 2026

Aides ascenseur maison : MaPrimeAdapt’, TVA, reste à charge

Sommaire

Votre mère ne monte plus à l’étage, et sa chambre est en haut. Vous cherchez les aides pour un ascenseur de maison, et vous tombez sur des promesses contradictoires. Voici ce qui existe vraiment, ce qui a disparu depuis le 1er janvier 2024, et ce qui restera sur votre compte une fois l’aide versée.

Aide maximale

Le plus que MaPrimeAdapt’ puisse verser.

15 400 €

Atteint uniquement avec le taux de 70 % appliqué au plafond de travaux.

Travaux retenus

La part de votre devis que l’État regarde.

22 000 € HT

Chaque euro au-delà de ce montant reste intégralement à votre charge.

Taux le plus haut

Réservé aux ménages très modestes.

70 %

Les autres ménages éligibles obtiennent 50 % du montant hors taxes.


Quelles aides existent pour installer un ascenseur chez soi ?

En 30 secondes

Six dispositifs peuvent intervenir. Un seul porte vraiment le coût d’un ascenseur de maison : MaPrimeAdapt’. Deux autres vous sont encore promis alors qu’ils ne s’appliquent plus.

Les aides pour un ascenseur de maison tiennent en une liste courte, et cette liste est plus courte que ce que l’on vous laisse croire.

Commençons par le malentendu le plus fréquent, celui qui fait perdre des semaines. Ce n’est ni la Sécurité sociale, ni la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) qui financent un ascenseur. L’Assurance maladie rembourse du matériel médical inscrit sur une liste précise, comme un lit médicalisé ou un fauteuil roulant. Des travaux qui touchent à la structure de votre maison n’entrent pas dans ce cadre.

Le bon guichet est ailleurs. C’est l’ANAH, l’agence publique qui verse MaPrimeAdapt’ et instruit votre dossier, que vous joignez par le service public de la rénovation de l’habitat. Pour la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), c’est la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), le guichet départemental du handicap. Pour l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), c’est votre conseil départemental.

Une phrase revient sans cesse sur les forums d’aidants : « une chute dans les escaliers, à cet âge-là, ne pardonne pas ». Cette inquiétude est fondée, et elle explique pourquoi tant de familles cherchent à aller vite. Aller vite suppose de frapper à la bonne porte du premier coup.

Les six dispositifs, dans l’ordre où on les demande

MaPrimeAdapt’ arrive en premier, parce qu’elle est la seule à verser plusieurs milliers d’euros sur un appareil de ce prix. Elle couvre une partie des travaux d’adaptation du logement, sur demande déposée avant le début du chantier.

La TVA réduite vient ensuite, non pas comme une subvention, mais comme une baisse directe de la facture. Elle ne se demande pas : c’est l’entreprise qui l’applique, sous sa responsabilité, quand l’appareil remplit des critères techniques précis.

La PCH et l’APA interviennent selon l’âge et la situation de votre proche. La PCH est l’aide départementale aux personnes handicapées, qui peut financer des travaux. L’APA est l’allocation versée après 60 ans en cas de perte d’autonomie, et son volet aménagement dépend du plan d’aide établi chez vous.

Restent Action Logement, dont la subvention d’adaptation au vieillissement est fermée depuis fin avril 2021 et qui propose désormais un prêt travaux aux seuls salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole d’au moins 10 salariés, propriétaires de leur résidence principale, puis les aides locales : CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de votre commune, conseil départemental, caisse de retraite complémentaire. Ces dernières se cumulent presque toujours, mais elles se demandent une par une.

Ce qu’aucune aide ne couvre

Trois postes restent systématiquement pour vous, et il vaut mieux les intégrer au budget dès le premier devis.

Le contrat d’entretien annuel n’est financé par aucun dispositif. L’électricité consommée par l’appareil non plus. Enfin, la part de travaux au-delà du plafond de MaPrimeAdapt’ est intégralement à votre charge, y compris quand votre taux est de 70 %.

Les six dispositifs mobilisables pour un ascenseur de maison

DispositifTaux ou montantPlafondQui y a droitCumulable avec
MaPrimeAdapt’50 ou 70 % du montant HT22 000 € HT de travaux, soit 15 400 € d’aide70 ans et plus, ou 60-69 ans en GIR (Groupe Iso-Ressources) 1 à 4, ou handicap à partir de 50 %APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), PCH (Prestation de Compensation du Handicap), aides locales
TVA réduite5,5 % au lieu de 20 %Pas de plafondUniquement deux familles d’appareils à plate-forme, selon des critères techniques précisTous les dispositifs
PCH, volet logement100 % jusqu’à 1 500 €, puis 50 %10 000 € sur dix ansPersonne handicapée, dossier déposé auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)MaPrimeAdapt’, mais jamais l’APA
APAVariable selon le plan d’aideFixé par le plan d’aide départementalÀ partir de 60 ans, classé en GIR 1 à 4MaPrimeAdapt’, mais jamais la PCH
Action LogementPrêt travaux à 1,5 % fixe sur dix ans, la subvention d’adaptation étant fermée depuis fin avril 202110 000 € de prêtSalariés d’une entreprise du secteur privé non agricole d’au moins 10 salariés, propriétaires occupantsMaPrimeAdapt’
Aides localesVariableFixé localementSelon votre commune, votre département ou votre caisse de retraite complémentaireMaPrimeAdapt’
Un seul dispositif porte vraiment le coût d’un ascenseur de maison : MaPrimeAdapt’. Les cinq autres viennent compléter, parfois réduire la facture, mais ne la financent jamais à eux seuls.

MaPrimeAdapt’ : qui y a droit, et combien ?

En 30 secondes

Trois portes d’entrée : 70 ans et plus sans condition d’autonomie, 60 à 69 ans en GIR (Groupe Iso-Ressources) 1 à 4, ou handicap reconnu à partir de 50 %. Deux taux, 50 ou 70 %. Un plafond de travaux de 22 000 € HT, une aide maximale de 15 400 €.

MaPrimeAdapt’ est l’aide de l’État qui paie une partie des travaux pour adapter votre logement, et un ascenseur de maison entre dans son champ.

Elle s’adresse aux propriétaires occupants, sous condition de ressources. Le taux dépend de votre tranche de revenus, et il s’applique toujours au montant hors taxes du devis, c’est-à-dire au prix sans la TVA.

Les trois profils qui ouvrent le droit

Le premier profil est le plus méconnu, et c’est celui qui change tout. À partir de 70 ans, aucune perte d’autonomie n’est exigée. Votre proche peut marcher, conduire, vivre seul sans aucune aide : le droit est ouvert. C’est un dispositif de prévention, pensé pour agir avant la chute, pas après.

Le deuxième profil concerne les 60 à 69 ans classés en GIR 1 à 4. Le GIR est le niveau de dépendance évalué par un professionnel, de 1 pour la plus forte dépendance à 6 pour l’autonomie complète. Entre 60 et 69 ans, il faut donc une perte d’autonomie déjà reconnue.

Le troisième profil vise les personnes handicapées dont le taux d’incapacité atteint au moins 50 %, sans condition d’âge. C’est la porte d’entrée la plus utile pour un proche plus jeune, après un accident ou une maladie invalidante.

Les plafonds de ressources en vigueur

Le droit dépend du revenu fiscal de référence du foyer, celui qui figure sur votre avis d’imposition. Deux barèmes coexistent : un pour l’Île-de-France, un pour le reste du pays.

Plafonds de ressources appliqués à MaPrimeAdapt’ Revenu fiscal de référence du foyer

Personnes au foyerTrès modeste, hors Île-de-FranceTrès modeste, Île-de-FranceModeste, hors Île-de-FranceModeste, Île-de-France
1 personne17 363 €24 031 €22 259 €29 253 €
2 personnes25 393 €35 270 €32 553 €42 933 €
3 personnes30 540 €42 357 €39 148 €51 564 €
4 personnes35 676 €49 455 €45 735 €60 208 €
Par personne en plus+ 5 151 €+ 7 116 €+ 6 598 €+ 8 663 €
Un parent seul vivant en province entre dans la tranche très modeste en dessous de 17 363 € de revenu fiscal de référence : c’est le cas le plus fréquent chez les retraités aux pensions modestes, et c’est lui qui ouvre le taux de 70 %.

Ces plafonds sont révisés régulièrement. Faites-les confirmer par votre conseiller avant de bâtir votre plan de financement.

50 % ou 70 % : ce qui fait basculer le taux

La règle est simple. Un ménage très modeste obtient 70 % du montant hors taxes retenu. Un ménage modeste obtient 50 %.

L’écart pèse lourd. Sur un devis de 22 000 € hors taxes, il représente 4 400 € de différence, soit souvent plus que le prix d’un escalier refait à neuf.

Attention au piège de la bascule : un revenu exceptionnel sur l’année de référence, comme la vente d’un bien ou un rachat de trimestres, peut faire passer votre proche d’une tranche à l’autre. Le conseiller regarde l’avis d’imposition, pas la pension mensuelle.

Comment se calcule l’aide, étage par étage

Barème MaPrimeAdapt’ : profils éligibles, taux 50 ou 70 %, plafond de travaux 22 000 € HT, aide maximale 15 400 €. ÉTAPE 1 : QUI OUVRE LE DROIT 70+ 70 ans et plus Aucune perte d’autonomie n’est exigée 60-69 60 à 69 ans Classé en GIR 1 à 4 après évaluation 50 % Handicap reconnu Taux d’incapacité à partir de 50 % ÉTAPE 2 : À QUEL TAUX 70 % Ménage très modeste 50 % Ménage modeste ÉTAPE 3 : SUR QUELLE PART DE VOTRE DEVIS 22 000 € HT de travaux au maximum Chaque euro au-delà est à 100 % pour vous Aide maximale : 15 400 €
Trois profils ouvrent le droit, deux taux s’appliquent, mais toujours sur 22 000 € HT de travaux au maximum : l’aide ne peut pas dépasser 15 400 €, quel que soit le prix de l’ascenseur.

Locataire, usufruitier, résidence secondaire : les cas qui bloquent

MaPrimeAdapt’ vise le logement occupé à titre de résidence principale. Une maison de vacances, même occupée plusieurs mois par an, n’entre pas dans le dispositif.

Un locataire peut en bénéficier, mais le dossier change de main sur un point décisif : les travaux touchent au bâti, donc l’accord écrit du propriétaire est indispensable. Demandez-le avant toute visite technique, c’est le point qui fait traîner les dossiers.

Les situations de démembrement, d’indivision après succession ou d’usufruit demandent une vérification au cas par cas. Posez la question dès le premier rendez-vous, avec le titre de propriété sous la main.

Combien vous restera-t-il vraiment à payer ?

En 30 secondes

L’aide est plafonnée, pas proportionnelle. Au-delà de 22 000 € HT de travaux, chaque euro supplémentaire est pour vous, même avec le taux de 70 %.

Le plafond de travaux de 22 000 € hors taxes est souvent inférieur au prix réel d’un ascenseur de maison, et tout le dépassement reste intégralement à votre charge.

C’est la phrase que presque personne n’écrit, et c’est pourtant celle qui décide de votre projet. Une aide annoncée « jusqu’à 70 % » ne signifie pas 70 % de votre facture : elle signifie 70 % de la part retenue par l’administration.

Le plafond de 22 000 € HT, et ce qu’il laisse dehors

Trois écarts se creusent entre le devis que vous signez et le montant que l’État regarde.

Le premier est le dépassement du plafond. Si votre devis atteint 35 000 € hors taxes, l’aide se calcule sur 22 000 € et pas un euro de plus.

Le deuxième est la TVA. L’aide porte sur le montant hors taxes, alors que vous, vous payez le montant toutes taxes comprises. Sur un ascenseur taxé à 20 %, cet écart représente plusieurs milliers d’euros que personne ne compense.

Le troisième tient aux travaux connexes : reprise du plancher, électricité dédiée, finitions, parfois déplacement d’une cloison. Faites-les figurer sur le devis principal, et demandez à votre accompagnateur lesquels entrent dans l’assiette, c’est-à-dire dans la part de travaux que l’aide accepte de regarder.

Quatre situations chiffrées, dont deux qui déçoivent

Les quatre situations qui suivent sont des exemples de calcul reconstitués, pas des témoignages. Les prénoms servent à rendre les cas lisibles, les montants servent à montrer la mécanique. Votre propre calcul dépendra de votre devis et de votre avis d’imposition.

Première situation. Mme Lemoine, 78 ans, vit seule dans une maison de village. Son foyer entre dans la tranche très modeste, son devis atteint 35 000 € hors taxes pour un appareil desservant trois niveaux. Son taux est de 70 %, mais l’aide s’arrête au plafond : elle touche 15 400 €, et il lui reste environ 19 600 € hors taxes. C’est la situation la plus fréquente sur un ascenseur à plusieurs arrêts, et c’est la moins racontée.

Deuxième situation. M. Barreau, 74 ans, également très modeste, fait installer une plateforme élévatrice pour le fauteuil roulant de son épouse. Le devis s’élève à 14 000 € hors taxes, la TVA réduite s’applique, la facture ressort à 14 770 €. L’aide atteint 9 800 € puisque le devis reste sous le plafond. Il lui reste environ 4 970 €.

Troisième situation. M. et Mme Auclair relèvent de la tranche modeste. Leur ascenseur standard est devisé à 24 000 € hors taxes, taxé à 20 %, soit 28 800 € à payer. L’aide, calculée au taux de 50 % sur le plafond, atteint 11 000 €. Il leur reste environ 17 800 €.

Quatrième situation. Mme Revel, 72 ans et parfaitement autonome, dépasse les plafonds de ressources. Elle ne touche aucune aide, et la facture est pour elle en totalité.

Quatre situations, quatre restes à charge Exemples de calcul reconstitués

SituationTravauxTauxAide verséeReste à votre charge
Mme Lemoine, 78 ans, ménage très modeste, ascenseur desservant trois niveaux35 000 € HT70 %15 400 €environ 19 600 € HT
M. Barreau, 74 ans, ménage très modeste, plateforme élévatrice pour fauteuil roulant14 000 € HT, soit 14 770 € avec la TVA à 5,5 %70 %9 800 €environ 4 970 €
M. et Mme Auclair, ménage modeste, ascenseur standard24 000 € HT, soit 28 800 € avec la TVA à 20 %50 %11 000 €environ 17 800 €
Mme Revel, 72 ans, autonome, ressources au-dessus des plafondsQuel que soit le devis, 0 €la totalité de la facture
L’aide est plafonnée, pas proportionnelle : au-delà de 22 000 € HT de travaux, chaque euro supplémentaire reste intégralement pour vous, et c’est précisément ce qui arrive sur un ascenseur desservant plusieurs niveaux.

Lire 19 600 € de reste à charge fait mal, et il serait malhonnête de vous l’annoncer sans la suite. Trois leviers restent ouverts, et ils se cumulent.

Le premier consiste à réduire l’assiette, en limitant le nombre d’arrêts ou en choisissant un appareil plus sobre. Le deuxième consiste à empiler les aides secondaires : caisse de retraite complémentaire, CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), conseil départemental, Action Logement. Le troisième consiste à étaler la dépense, par un prêt à taux avantageux proposé par certaines caisses de retraite, ou par un échelonnement négocié avec l’installateur.

La TVA à 5,5 % s’applique-t-elle vraiment à un ascenseur de maison ?

En 30 secondes

Non, pas automatiquement. Le taux réduit vise deux familles d’appareils précises. Un ascenseur standard reste à 20 %, même si votre proche se déplace en fauteuil roulant.

La TVA à 5,5 % ne s’applique pas à l’ascenseur parce que l’utilisateur est âgé ou handicapé : elle s’applique parce que l’appareil figure dans une liste officielle d’équipements, selon des critères techniques.

C’est la nuance la plus coûteuse de tout le dossier. Sur un devis de 24 000 € hors taxes, l’écart entre 5,5 % et 20 % représente 3 480 €. Découvrir ce surcoût à la signature, après avoir bâti son plan de financement sur le taux réduit, est une mauvaise surprise évitable.

Les deux seuls appareils réellement visés par le taux réduit

La première famille regroupe les appareils élévateurs verticaux installés à demeure, munis d’une plate-forme et conçus pour transporter une personne handicapée. C’est la plateforme élévatrice, ce plateau qui monte à la verticale, pensé pour un fauteuil roulant.

La seconde famille regroupe les élévateurs à déplacements inclinés spécialement conçus pour une personne handicapée. C’est le monte-escalier, qui suit la pente de votre escalier.

Pour entrer dans le champ du taux réduit, l’appareil doit respecter des caractéristiques précises. Sa vitesse ne doit pas dépasser 0,15 m/s. Sa charge nominale, c’est-à-dire le poids que la cabine ou le plateau doit pouvoir porter, doit atteindre au moins 200 kg. Il doit comporter une plate-forme et être installé à demeure.

Un ascenseur de maison à cabine fermée, même accessible en fauteuil roulant, même installé pour une personne en perte d’autonomie, reste hors de ce champ. Il est taxé à 20 %.

5,5 %, 10 % ou 20 % : l’arbre de décision

Un troisième taux existe, et il explique une partie de la confusion. Dans un logement achevé depuis plus de deux ans, certains travaux d’amélioration relèvent du taux intermédiaire de 10 %.

La distinction se joue sur la nature de la prestation et sur le contenu du devis. C’est l’entreprise qui qualifie l’opération, sous sa propre responsabilité fiscale, et c’est elle qui supporte le redressement en cas d’erreur.

Retenez la logique générale : le taux suit l’appareil, pas la personne.

Quel taux de TVA sur votre facture, selon l’appareil

Arbre de décision TVA : 5,5 % pour un appareil à plate-forme pour personne handicapée, 20 % pour un ascenseur standard. Quel appareil installez-vous exactement ? Plateforme élévatrice Installée à demeure, avec plate-forme, conçue pour une personne handicapée Vitesse jusqu’à 0,15 m/s Charge d’au moins 200 kg Élévateur incliné Du type monte-escalier, spécialement conçu pour une personne handicapée Figure sur la liste officielle des équipements Ascenseur standard Cabine classique, y compris lorsqu’elle est accessible en fauteuil roulant Hors du champ du taux réduit TVA 5,5 % TVA 5,5 % TVA 20 % Entre les deux : dans un logement achevé depuis plus de deux ans, certains travaux relèvent de 10 %. Exigez le taux écrit noir sur blanc, et la certification de l’appareil, sur votre devis comme sur votre facture.
Le taux réduit ne suit pas la personne, il suit l’appareil : deux familles d’appareils à plate-forme y ouvrent droit, un ascenseur de maison classique reste à 20 % même si votre proche se déplace en fauteuil roulant.

La mention à exiger sur votre devis

Voici le levier concret, et il tient en une phrase à écrire dans votre courriel à l’installateur.

Le vendeur qui applique le taux réduit doit certifier sur la facture que l’appareil respecte les critères techniques prévus par la liste officielle des équipements. Cette certification n’est pas une formalité décorative : elle engage l’entreprise.

Demandez donc trois choses, par écrit, avant de signer. Le taux appliqué ligne par ligne sur le devis. La mention de certification de l’appareil. La désignation commerciale exacte du modèle, avec sa vitesse et sa charge.

Si l’entreprise refuse d’écrire le taux, vous tenez votre réponse : elle n’est pas certaine de pouvoir l’appliquer. Mieux vaut le découvrir avant le chantier qu’à la facture finale.

Dernier point utile : quand le taux réduit s’applique à l’appareil, il couvre également l’installation, les réparations, les pièces détachées et la location. Ce n’est donc pas un avantage ponctuel, mais un régime qui vous suit pendant toute la vie de l’appareil.

Ces aides qu’on vous promet encore et qui n’existent plus

En 30 secondes

Le crédit d’impôt de 25 % est supprimé depuis le 1er janvier 2026, et il ne couvrait de toute façon pas un ascenseur de maison. L’aide des caisses de retraite à l’adaptation du logement n’est plus attribuée depuis le 1er janvier 2024. Les deux ont été absorbées par MaPrimeAdapt’.

Deux aides très citées en ligne ne financeront pas votre ascenseur, et bâtir un budget sur elles revient à compter sur un virement qui n’arrivera jamais.

Ce n’est pas une question de mauvaise foi, mais de calendrier. La réforme a regroupé trois dispositifs en un seul, et beaucoup de pages n’ont jamais été mises à jour depuis.

Le crédit d’impôt de 25 % : ce que dit la liste officielle

Un crédit d’impôt a bien existé pour l’adaptation du logement à la perte d’autonomie, au taux de 25 %, dans la limite de 5 000 € de dépenses pour une personne seule et 10 000 € pour un couple, majorés de 400 € par personne à charge. Il est supprimé pour les dépenses payées depuis le 1er janvier 2026 : aucune dépense engagée aujourd’hui n’y ouvre plus droit.

Il ne s’appliquait de toute façon qu’aux équipements inscrits sur une liste légale, et cette liste était limitative. On y trouvait les appareils élévateurs verticaux à plate-forme et les élévateurs à déplacements inclinés, les mêmes familles que pour la TVA réduite.

L’ascenseur de maison à cabine fermée n’y figure pas. Aucun dispositif fiscal ne vous rendra 25 % de son prix.

L’aide des caisses de retraite : absorbée

L’aide à l’adaptation du logement versée par les caisses de retraite du régime général n’est plus attribuée depuis le 1er janvier 2024. Les caisses renvoient désormais vers MaPrimeAdapt’.

Attention à ne pas tout confondre. Les caisses de retraite complémentaire conservent, elles, leurs propres aides facultatives, souvent modestes, souvent méconnues. Elles valent un appel, surtout si votre proche a cotisé longtemps dans le privé.

Les trois dispositifs fusionnés, et à quelle date

Ce qui a disparu, et ce qui l’a remplacé

DispositifStatut aujourd’huiAbsorbé parDepuis
Crédit d’impôt pour l’autonomie, 25 %Supprimé pour les dépenses payées depuis le 1er janvier 2026 ; il ne couvrait de toute façon pas un ascenseur de maison, absent de la liste officielle des équipementsMaPrimeAdapt’Recentré au 1er janvier 2024, éteint au 31 décembre 2025
Aide des caisses de retraite à l’adaptation du logementPlus attribuéeMaPrimeAdapt’1er janvier 2024
Habiter FacilePlus attribuéeMaPrimeAdapt’1er janvier 2024
Trois dispositifs ont fusionné dans MaPrimeAdapt’ : si un devis ou un site vous annonce encore un crédit d’impôt de 25 % ou une aide de votre caisse de retraite pour l’ascenseur, votre budget repose sur une information périmée.

Cette fusion s’inscrit dans un plan national d’adaptation des logements. L’objectif annoncé porte sur 680 000 logements adaptés en dix ans, dont 250 000 d’ici 2027, pour une enveloppe de 1,5 milliard d’euros. Autrement dit, le guichet unique a vocation à durer, et c’est vers lui qu’il faut se tourner.

Un réflexe simple vous protégera : si un commercial évoque un crédit d’impôt sur votre ascenseur, demandez-lui de vous l’écrire sur le devis. Un engagement oral ne vaut rien face à l’administration fiscale.

APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), PCH (Prestation de Compensation du Handicap), caisses, communes : que peut-on cumuler ?

En 30 secondes

MaPrimeAdapt’ se cumule avec l’APA, la PCH et les aides locales. Mais l’APA et la PCH ne se cumulent jamais entre elles : à 60 ans, il y a un choix à faire.

MaPrimeAdapt’ se cumule avec les autres aides publiques, à condition que chacune finance une part différente du projet et que le total ne dépasse pas la dépense réelle.

La complexité administrative n’est pas de votre fait. Trois guichets différents, trois calendriers, trois vocabulaires : c’est pénible, et ce n’est pas vous qui avez mal compris.

APA ou PCH : le droit d’option expliqué

Les deux aides couvrent des besoins voisins, mais elles relèvent de logiques distinctes. La PCH s’adresse aux personnes handicapées et se demande à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). L’APA s’adresse aux personnes de 60 ans et plus classées en GIR (Groupe Iso-Ressources) 1 à 4, et se demande au département.

La règle de non-cumul est stricte : on ne perçoit pas les deux en même temps. Une personne qui bénéficiait déjà de la PCH avant 60 ans peut choisir de la conserver, ou basculer vers l’APA. Dans les faits, ce choix s’exerce une fois et engage durablement.

Comparez les deux avant de décider. Sur un projet de travaux lourds, le volet logement de la PCH est souvent plus généreux. Sur des besoins d’aide humaine quotidienne, l’APA l’emporte fréquemment. Demandez une simulation écrite au département avant de renoncer à l’une des deux.

PCH logement et PCH aide technique : deux enveloppes distinctes

Le volet aménagement du logement de la PCH prend en charge 100 % de la dépense jusqu’à 1 500 €, puis 50 % au-delà, dans la limite de 10 000 € sur dix ans.

Le volet aide technique est une enveloppe séparée, dont le plafond a été porté à 13 200 € sur dix ans. Un monte-escalier y est plus souvent rattaché qu’un ascenseur maçonné.

Les deux enveloppes ne se confondent pas : demandez explicitement à la MDPH sous quel volet votre appareil est instruit, car le plafond applicable en dépend.

Les aides locales qu’on oublie

Quatre portes restent trop souvent fermées faute d’être poussées.

Le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de votre commune peut accorder un secours sur travaux, parfois modeste, parfois décisif pour boucler le plan. Le conseil départemental dispose souvent d’un fonds propre d’adaptation, distinct de l’APA.

Action Logement ne verse plus de subvention d’adaptation depuis fin avril 2021 : son offre actuelle est un prêt travaux d’amélioration de 10 000 € au maximum, à taux nominal fixe de 1,5 % sur dix ans, pour les salariés propriétaires occupants d’une entreprise du secteur privé non agricole d’au moins 10 salariés. Enfin, la caisse de retraite complémentaire de votre proche dispose presque toujours d’un fonds d’action sociale, accessible sur dossier.

Votre dossier étape par étape, et le piège à chaque étape

En 30 secondes

Sept étapes, un accompagnateur obligatoire et lui aussi financé, et une erreur qui fait rejeter le dossier : commencer les travaux avant l’accord écrit.

Un dossier MaPrimeAdapt’ se monte toujours dans le même ordre, et le déposer avant d’avoir signé le moindre devis protège votre financement.

Aidante et son père âgé examinant ensemble des papiers d'aides financières à la table du séjour.
Le dossier se prépare à deux, avec l’avis d’imposition et le titre de propriété sous la main.

L’AMO : qui vient chez vous, pour quoi faire, et qui la paie

Le dossier impose un accompagnateur agréé par l’ANAH, ce qu’on appelle l’AMO. Il vient chez vous, évalue les besoins réels de votre proche, rédige le projet de travaux et bâtit le plan de financement.

Sa mission est obligatoire, et c’est une bonne nouvelle : son intervention est elle aussi financée par le dispositif. Beaucoup de familles renoncent en croyant devoir payer un bureau d’études de leur poche.

Cet accompagnateur est aussi votre meilleur allié sur la question qui vous occupe ici : il sait quels travaux entrent dans l’assiette retenue, et lesquels n’y entreront pas.

L’erreur qui fait rejeter un dossier

Elle est toujours la même, et elle coûte la totalité de l’aide. Commencer les travaux avant d’avoir reçu l’accord écrit rend le dossier irrecevable.

Aucune bonne foi ne rattrape cette erreur. Ni l’urgence après une chute, ni la disponibilité soudaine d’une entreprise, ni un acompte déjà versé. Tant que l’accord n’est pas arrivé, aucun ouvrier ne touche au plancher.

  1. Vérifiez votre éligibilité

    Votre âge, votre niveau d’autonomie et vos revenus déterminent le droit, et le taux. À 70 ans, aucune perte d’autonomie n’est exigée.

    Le piège : vous croire trop autonome pour y avoir droit.
  2. Appelez le bon guichet

    Le service public de la rénovation de l’habitat vous orientera gratuitement vers un conseiller près de chez vous.

    Le piège : écrire à l’Assurance maladie, qui ne finance pas ces travaux.
  3. Faites désigner votre accompagnateur

    Un accompagnateur agréé monte le dossier à votre place. Son intervention est elle aussi financée.

    Le piège : croire qu’il faut le payer de votre poche.
  4. Recevez le diagnostic à domicile

    Il visite le logement, évalue les besoins de votre proche et rédige le projet de travaux.

    Le piège : ne pas faire vérifier la faisabilité technique dès cette visite.
  5. Faites établir les devis

    Comparez plusieurs entreprises, et faites écrire le taux de TVA retenu sur chaque devis.

    Le piège : accepter un taux annoncé à l’oral, jamais confirmé à l’écrit.
  6. Déposez le dossier, puis attendez l’accord

    L’instruction prend du temps. Demandez une estimation de délai à votre accompagnateur dès le premier rendez-vous.

    Le piège, le plus coûteux de tous : commencer les travaux avant l’accord écrit.
  7. Faites réaliser les travaux, puis demandez le paiement

    L’aide se calcule sur le montant hors taxes, et dans la limite du plafond.

    Le piège : avoir bâti son budget sur le montant TTC du devis.

Comptez plusieurs mois entre le premier contact et l’accord écrit. Si une chute vient d’avoir lieu, mettez en place des solutions provisoires au rez-de-chaussée plutôt que de lancer le chantier sans attendre la réponse.

Est-ce même possible chez vous ? Le test en cinq mesures

En 30 secondes

Avant tout devis, prenez cinq mesures vous-même, un mètre à la main. Le blocage est souvent géométrique avant d’être financier.

Un ascenseur de maison mobilise environ un mètre carré au sol à chaque niveau desservi, et impose d’ouvrir le plancher entre les étages.

Beaucoup de familles découvrent cet obstacle après avoir comparé les aides pendant des semaines. Prenez le problème dans l’autre sens : vérifiez d’abord que l’appareil tient chez vous.

La surface libre au sol

Mesurez le carré disponible en bas, puis le même carré juste au-dessus, à l’étage. Comptez environ un mètre carré pour une cabine.

Le plancher à ouvrir

Le passage de la cabine suppose de percer le plancher. Demandez à l’installateur quelle ouverture votre maison peut supporter.

La forme de l’escalier

Droit, tournant, en colimaçon : la forme décide du type de rail, et du prix du sur-mesure.

Le passage des portes

Mesurez la largeur utile des portes à franchir, fauteuil ou déambulateur compris.

L’alimentation électrique

L’appareil réclame sa propre arrivée électrique. Repérez où se trouve le tableau, et à quelle distance.

Ces cinq mesures ne remplacent pas une visite technique. Elles vous évitent d’entamer un dossier impossible, et elles rendent le premier rendez-vous beaucoup plus utile.

Deux configurations compliquent presque toujours le projet : l’escalier en colimaçon, et l’absence de surface libre superposable entre les deux niveaux. Dans ces cas, un appareil extérieur, adossé à la façade, est parfois la seule issue. Il relève alors d’une déclaration préalable de travaux, voire d’un permis de construire si la façade est modifiée ou la surface créée dépassée.

Trois appareils, trois emprises dans la maison

Emprise comparée : monte-escalier sur l’escalier, plateforme élévatrice dégagée, ascenseur environ 1 m² avec trémie. Monte-escalier Il suit votre escalier Pas de plancher à percer. Le rail se pose sur les marches ; l’escalier reste praticable à pied. Plateforme élévatrice Un plateau qui monte droit Pensée pour un fauteuil roulant. Elle demande un dégagement libre au départ comme à l’arrivée. Ascenseur de maison trémie à percer Environ 1 m² au sol Une cabine fermée, à chaque étage desservi. Il faut ouvrir le plancher, et retrouver cette même surface libre en haut comme en bas. Les dimensions exactes dépendent de votre maison, et d’elle seule. Faites mesurer la trémie, la hauteur de passage et le besoin de fosse par l’installateur, avant tout devis chiffré.
Le monte-escalier n’entame pas votre surface au sol, la plateforme réclame un dégagement libre aux deux extrémités, l’ascenseur mobilise environ un mètre carré à chaque niveau et impose d’ouvrir le plancher.

Monte-escalier, plateforme ou ascenseur : lequel ouvre quelles aides ?

En 30 secondes

Le monte-escalier et la plateforme sont souvent mieux aidés que l’ascenseur, parce qu’ils entrent dans le champ du taux réduit de TVA. Le meilleur appareil n’est pas toujours le plus cher.

Les trois familles d’appareils ouvrent toutes droit à MaPrimeAdapt’, mais elles ne sont pas traitées de la même manière par la TVA, et c’est ce qui change le reste à charge.

Un ménage très modeste qui choisit une plateforme élévatrice bien dimensionnée peut sortir du projet avec quelques milliers d’euros à payer. Le même ménage, avec un ascenseur à trois arrêts, en aura pour près de vingt mille. Le choix de l’appareil pèse plus lourd que la négociation du prix.

Fauteuil roulant ou non : le critère qui change tout

La question décisive n’est pas le budget, c’est l’usage. Votre proche marche encore, avec une canne ou en se tenant à la rampe ? Un monte-escalier répond au besoin, sans toucher à la structure de la maison.

Votre proche se déplace en fauteuil roulant, ou son état va vers là ? Il faut un appareil capable de transporter le fauteuil : plateforme élévatrice ou ascenseur. C’est aussi le scénario où la plateforme devient particulièrement intéressante, puisqu’elle est précisément l’appareil visé par le taux réduit.

Anticipez l’évolution sur cinq ans, pas l’état du mois en cours. Remplacer un monte-escalier par un ascenseur deux ans plus tard revient à payer deux fois.

Escalier droit, tournant, colimaçon

Un escalier droit accepte un rail standard, et c’est la configuration la plus simple. Un escalier tournant impose un rail sur mesure, fabriqué d’après relevé, ce qui allonge le délai et augmente nettement le prix.

Un colimaçon est le cas le plus difficile : le rail doit épouser une courbe permanente, et la largeur de marche utile devient critique. C’est souvent là que l’ascenseur, ou un appareil extérieur, redevient la meilleure option malgré son coût.

Les prix varient fortement d’une maison à l’autre, selon la hauteur, le nombre d’arrêts et la nature du gros œuvre. Ne vous fiez pas à un prix affiché en ligne : demandez trois devis détaillés, avec le taux de TVA écrit sur chacun. Les normes applicables à ces appareils diffèrent également selon la famille, et c’est l’installateur qui doit vous indiquer par écrit celle qu’il respecte.

Quel appareil ouvre quelles aides

AppareilTravaux dans la maisonTVA applicableMaPrimeAdapt’Pour quelle situation
Monte-escalier droitRail posé sur les marches, pas de plancher à ouvrir5,5 % si l’appareil est conçu pour une personne handicapée OuiVotre proche marche encore, l’escalier est droit
Monte-escalier tournantRail sur mesure fabriqué d’après relevé5,5 % aux mêmes conditions OuiEscalier tournant ou en colimaçon
Plateforme élévatriceDégagement libre au départ et à l’arrivée5,5 % si les critères techniques sont respectés OuiVotre proche se déplace en fauteuil roulant
Ascenseur de maison, cabine ferméeEnviron 1 m² par niveau, plancher à ouvrir20 %, même accessible en fauteuil OuiPlusieurs niveaux à desservir, usage durable
Les quatre appareils entrent dans le champ de MaPrimeAdapt’, la colonne est donc uniforme : ce qui les sépare vraiment, c’est le taux de TVA, et c’est lui qui fait l’essentiel de l’écart sur le reste à charge.

Certains modèles d’ascenseur se posent sans fosse et sans local de machinerie, parfois en version autoportante, c’est-à-dire avec leur propre structure sans appui sur les murs. Cela simplifie le chantier, mais ne change rien au taux de TVA applicable.

Ce que l’appareil vous coûtera encore dans dix ans

En 30 secondes

Aucune aide ne finance l’entretien. Comptez le contrat annuel, l’électricité et l’assurance sur dix ans avant de signer.

Les aides financent l’achat et la pose, jamais la vie de l’appareil : le coût d’exploitation sur dix ans est intégralement pour vous.

C’est le poste que les devis mentionnent en petits caractères, et que les comparatifs en ligne ignorent. Il mérite pourtant une ligne dans votre budget, au même titre que l’apport initial.

Couvert par les aides

  • L’achat de l’appareil
  • Son installation
  • Les travaux de maçonnerie liés à la pose
  • L’intervention de votre accompagnateur

À votre charge, chaque année

  • Le contrat d’entretien
  • L’électricité consommée
  • L’extension d’assurance habitation
  • Les réparations hors garantie
  • Le dépannage en cas de blocage

Le contrat d’entretien est le poste principal. Les tarifs annoncés par les professionnels varient beaucoup selon le nombre de visites, le délai d’intervention garanti et l’inclusion ou non des pièces. Demandez le prix de la deuxième et de la troisième année, pas seulement celui de la première, souvent offerte.

Vérifiez ensuite ce que couvre réellement le contrat. Un dépannage en moins de quatre heures, week-end compris, n’a pas le même prix qu’une intervention sous deux jours ouvrés. Pour une personne seule qui vit avec l’appareil, ce délai n’est pas un détail de confort : c’est une question de sécurité.

Prévenez votre assureur habitation de l’installation. L’extension de garantie coûte généralement peu, mais une omission peut compliquer une indemnisation après un sinistre.

Un point souvent ignoré joue en votre faveur : quand l’appareil relève du taux réduit de TVA, ce même taux s’applique aussi à ses réparations et à ses pièces détachées. L’écart se creuse donc chaque année entre un appareil à plate-forme et un ascenseur standard, bien après la fin du chantier.

Posez enfin la question de la durée de disponibilité des pièces, et faites-la écrire. Un appareil dont les pièces ne sont plus produites dans huit ans devient un équipement à remplacer, pas à réparer.

Vous anticipez pour vous, ou vous agissez pour un parent ?

En 30 secondes

Deux parcours, deux calendriers, deux dossiers. Anticiper à 70 ans ouvre le droit sans aucune condition d’autonomie. Agir dans l’urgence impose d’autres réflexes.

Le dispositif s’adresse autant à la personne qui prépare sa propre maison qu’à l’aidant qui intervient après une chute, et les deux dossiers ne se montent pas de la même façon.

« J’anticipe pour moi » : le dossier de prévention

Homme senior autonome de 72 ans, main posée sur la rampe de son escalier, intérieur lumineux français.
À 70 ans, le droit est ouvert sans qu’aucune perte d’autonomie soit exigée.

Vous avez peut-être déjà formulé cette phrase : « je sais depuis des années que je ne pourrai plus monter cet escalier ». La formuler n’est pas un aveu de faiblesse, c’est de la lucidité, et c’est exactement ce que le dispositif récompense.

À partir de 70 ans, vous n’avez rien à prouver sur votre santé. Pas de visite médicale, pas d’évaluation de dépendance, pas de GIR (Groupe Iso-Ressources) à faire reconnaître. Votre âge et votre avis d’imposition suffisent.

Ce calendrier vous donne un avantage considérable. Vous pouvez prendre le temps de comparer trois devis, de discuter du taux de TVA, de faire jouer les aides locales. Celui qui décide après une hospitalisation n’a pas ce luxe.

Si l’appareil ne tient pas chez vous, ou si le reste à charge reste hors de portée, l’autre voie mérite d’être regardée sans préjugé : un logement de plain-pied adapté dès la conception, comme ces maisons seniors de plain-pied, évite purement et simplement le problème de l’étage.

« J’agis pour un parent » : le dossier d’urgence

Vous entendez souvent cette réponse : « pour l’instant ça va, on verra plus tard ». Ce refus n’est pas de l’entêtement. C’est un mécanisme de défense parfaitement humain, parce qu’accepter l’appareil revient à reconnaître que le corps a changé.

Il n’y a pas à culpabiliser d’insister, ni de vous sentir épuisé par cette conversation que vous reprenez pour la cinquième fois. Vouloir protéger quelqu’un contre son propre déni est l’une des situations les plus fatigantes du rôle d’aidant, et elle est légitime.

Trois réflexes rendent ce dossier plus simple. Rassemblez d’abord le dernier avis d’imposition et le titre de propriété : ce sont les deux pièces qui bloquent le plus souvent. Faites ensuite reconnaître le GIR si votre parent a entre 60 et 69 ans, car le droit en dépend. Enfin, déposez le dossier avant le moindre coup de marteau, même si l’entreprise est disponible demain.

Associez votre parent à chaque étape, y compris au choix du modèle et de la couleur. Un appareil choisi est utilisé ; un appareil imposé finit souvent par servir de porte-manteau.

FAQ – Aides ascenseur maison

Quelles aides pour un ascenseur de maison peut-on obtenir en pratique ?

Six dispositifs existent, mais un seul porte vraiment le coût : MaPrimeAdapt’, qui couvre 50 ou 70 % du montant hors taxes, dans la limite de 22 000 € HT de travaux. S’y ajoutent la TVA réduite sous conditions, la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), Action Logement et les aides locales de votre commune ou de votre caisse complémentaire.

Un ascenseur de maison est-il éligible à MaPrimeAdapt’ ?

Oui, un ascenseur de maison entre dans le champ des travaux d’adaptation financés. Le dossier passe toutefois par un accompagnateur agréé, qui doit justifier que l’appareil répond au besoin réel de la personne. Un projet très coûteux au regard d’une perte d’autonomie légère peut être réorienté vers une solution plus adaptée, comme un monte-escalier.

Quel est le montant maximum de MaPrimeAdapt’ pour un ascenseur de maison ?

Le montant maximum est de 15 400 €. Il correspond au taux de 70 %, réservé aux ménages très modestes, appliqué au plafond de travaux de 22 000 € hors taxes. Un ménage modeste obtient 50 %, soit 11 000 € au maximum. Tout dépassement du plafond reste intégralement à votre charge.

La TVA à 5,5 % s’applique-t-elle à un ascenseur de maison ?

Non, pas automatiquement. Le taux réduit vise deux familles d’appareils : les élévateurs verticaux à plate-forme installés à demeure et les élévateurs à déplacements inclinés conçus pour une personne handicapée. Un ascenseur à cabine fermée reste taxé à 20 %, même accessible en fauteuil roulant. Faites écrire le taux sur le devis.

Le crédit d’impôt existe-t-il encore pour un ascenseur de maison ?

Non. Le crédit d’impôt de 25 % pour l’adaptation du logement est supprimé pour les dépenses payées depuis le 1er janvier 2026, et il ne couvrait déjà pas l’ascenseur : la liste légale des équipements éligibles ne mentionnait que les appareils à plate-forme et les élévateurs inclinés. Recentré au 1er janvier 2024 puis éteint au 31 décembre 2025, ce dispositif a été absorbé par MaPrimeAdapt’.

Peut-on cumuler MaPrimeAdapt’ et l’APA ?

Oui. MaPrimeAdapt’ se cumule avec l’APA, avec la PCH et avec les aides locales, tant que le total ne dépasse pas la dépense réelle. En revanche, l’APA et la PCH ne se cumulent jamais entre elles : une personne de plus de 60 ans doit choisir entre les deux, et ce choix mérite une comparaison chiffrée écrite.

Un locataire peut-il obtenir ces aides ?

Oui, un locataire peut bénéficier de MaPrimeAdapt’ pour sa résidence principale. Une condition est incontournable : l’accord écrit du propriétaire, puisque les travaux touchent au bâti. Obtenez cet accord avant la visite technique, car c’est le point qui retarde le plus souvent les dossiers de locataires.

Peut-on commencer les travaux avant l’accord de l’ANAH ?

Non, et c’est l’erreur la plus coûteuse du parcours. Engager les travaux avant d’avoir reçu l’accord écrit rend le dossier irrecevable, sans rattrapage possible. Même un acompte versé à l’entreprise peut poser problème. Attendez la notification, puis signez l’ordre de service.

Faut-il un permis de construire ou une déclaration préalable ?

Un ascenseur installé à l’intérieur, sans modification de l’aspect extérieur, n’exige généralement aucune autorisation d’urbanisme. Un appareil extérieur adossé à la façade relève d’une déclaration préalable, voire d’un permis de construire si la façade est modifiée ou si la surface créée est importante. Interrogez le service urbanisme de votre mairie.

La Sécurité sociale ou la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) financent-elles un ascenseur ?

Non. L’Assurance maladie rembourse du matériel médical inscrit sur une liste précise, pas des travaux touchant à la structure du logement. Pour un ascenseur, les bons guichets sont l’ANAH via le service public de la rénovation de l’habitat, la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) pour la PCH et votre conseil départemental pour l’APA.

SOURCES15 références
  1. France Rénov' — MaPrimeAdapt' : conditions, taux de 50 et 70 %, profils éligibles — https://france-renov.gouv.fr/aides/maprimeadapt
  2. ANIL — MaPrimeAdapt' : plafond de travaux 22 000 € HT, aide maximale 15 400 €, plafonds de ressources par nombre de personnes — https://www.anil.org/aj-maprimeadapt/
  3. ANAH — Guide mode d'emploi MaPrimeAdapt' : rôle de l'AMO, diagnostic, plan de financement — https://www.anah.gouv.fr/sites/default/files/2026-07/202602_guide-mode-emploi-MPA_WEBA.pdf
  4. Mon Parcours Handicap — MaPrimeAdapt' : éligibilité à partir d'un taux d'incapacité de 50 % — https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/aides/maprimeadapt
  5. Ministère de l'Économie — MaPrimeAdapt' : fusion de Habiter Facile, du crédit d'impôt autonomie et de l'aide CNAV au 1er janvier 2024 — https://www.economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/beneficier-daides-et-de-reductions-dimpots/maprimeadapt-tout-savoir-sur-cette-aide-ladaptation-de-votre-logement
  6. Ministère des Solidarités — Plan national d'adaptation : 680 000 logements en 10 ans, 1,5 Md€ — https://solidarites.gouv.fr/maprimeadapt-nouvelle-aide-pour-adapter-son-logement-la-perte-dautonomie
  7. BOFiP — BOI-TVA-LIQ-30-10-50 §230 à §260 : champ du taux de 5,5 %, critères techniques des appareils élévateurs (vitesse ≤ 0,15 m/s, charge ≥ 200 kg, plate-forme, installation à demeure), ascenseurs standards maintenus à 20 %, certification du vendeur — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1724-PGP.html/identifiant=BOI-TVA-LIQ-30-10-50-20210728
  8. BOFiP — BOI-ANNX-000048 (article 18 ter de l'annexe IV au CGI, version consolidée issue de l'arrêté du 30 décembre 2023) : liste légale des équipements pour personnes âgées ou handicapées — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5894-PGP.html/identifiant=BOI-ANNX-000048-20240620
  9. BOFiP — BOI-IR-RICI-290 §30 et §40 : crédit d'impôt de 25 %, plafonds de 5 000 € et 10 000 € — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3859-PGP.html/identifiant=BOI-IR-RICI-290-20240620
  10. BOFiP — Rescrit ACTU-2019-00111 : TVA applicable à l'entretien des appareils pour personnes handicapées — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11881-PGP.html/identifiant=ACTU-2019-00111
  11. Pour les personnes âgées — Aides à l'adaptation du logement, fin de l'aide des caisses de retraite au 1er janvier 2024, APA en GIR 1 à 4 — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/preserver-son-autonomie/amenager-son-logement-et-s-equiper/les-aides-financieres-pour-adapter-son-logement
  12. Pour les personnes âgées — PCH : volet aménagement du logement, 10 000 € sur 10 ans, non-cumul avec l'APA — https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile/aides-financieres/la-pch-prestation-de-compensation-du-handicap
  13. CNSA — Tarifs PCH au 1er avril 2025 : plafond de l'aide technique porté à 13 200 € sur 10 ans — https://www.cnsa.fr/sites/default/files/2025-04/Tarifs-PCH-1er-avril-2025.pdf
  14. Action Logement — Prêt travaux d'amélioration : 10 000 € au maximum, taux nominal fixe de 1,5 % sur dix ans, pour les salariés propriétaires occupants d'une entreprise du secteur privé non agricole d'au moins 10 salariés — https://www.actionlogement.fr/
  15. CAPEB — Fin de la subvention Action Logement d'adaptation du logement au vieillissement : demandes complètes traitées jusqu'au 15 février 2021, fermeture effective fin avril 2021 — https://www.capeb.fr/actualites/aide-action-logement-a-l-adaptation-du-logement-au-vieillissement-fin-du-dispositif-t8x792

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